H OR
prises dans cet accord, au ton de la dièse majeur, dans l'intervalle de deux octaves, depuis le la grave jusqu'au la aigu, suffisent pour marquer toutes les heures d'une manière non -seulement agréable à l'oreille, mais encore qui les distingue entre elles en leur donnant, ainsi qu'à leur demie, un son et un caractère particuliers. Ce système, dti à l'auteur de ce Dictionnaire, fut soumis en 1838 ù l'Académie des sciences, qui en a fait mention avec détails dans sa séance du 21 février de ladite année. (Voyez au besoin le compte rendu de cette séance dans le recueil de l'Académie.) Voici le plan musical de ce mécanisme.
iEEtE^BÊB
1 lieure
2 heures.
3 lienres.
A lifctires.
51ieures.
if
HYM
HORN-BUGLE ou BUGLE-HORN, s. m. — Espè.-e du tronpetf • à clefs inventée, en 1835, par un Anglais nommé Halliday. 11 en avait imaginé de plusieurs dimensions , comme M. Sax ; de sorte qu'on peut considérer les sax-hon^s de ce dernier fabricant comme d'heureux perfectionnements du horn-bugle. (Voy. Sax-Horn.)
HUIT-PIEDS , s. m. — C'est le nom que l'on donne à une espèce d'orgues dont les plus grands tuyaux ont huit pieds de hauteur.
HUMANI-GENERIS. — l'rose ou verset rimé que l'on chante le jour de l'Annonciation et dans le temps pascal.
HYDRAULIGON, s. m. — (Voy. Clepsydre.)
HYMNAIRE , s. m. — Livre qui contient les hymnes.
HYMNE, s. m. comme chant patriotique ou national, et s. f. comme chant d'église. — La Marseillaise fut un hymne français chanté en l'honneur de la liberté par les patriotes de ITOS, et le
l-ol HYP
7Î? Deiim est une hymne chrétienne chantée à la louange du Seigneur en action de grâces. Le premier fut composé par Kouget de risie; la seconde eut pour auteur saint Anibroise, archevêque de Milan.
Les hymnes sont un des premiers monuments de l'histoire. Les anciens les divisaient en trois classes : 1" les théurgiques ou religieux;— 2° les /;oe//(/!/es ou populaires, — et 3° les /Âilosop/iiques.
HY^INOLOGIE, s. f. — Science qui a pour principal objet la recherche ou la collection des hymnes et des proses pour le bréviaire
HYPATE, s. f. — Mot grec. C'était la corde la plus grave du plus bas tétracorde.
HYPER. — (>"r6p), préposition grecque qui signifie au-dessus et qui se trouve placée devant un assez grand nombre de mots employés en musique. En voici la nomenclature à peu près complète :
HYPEHBOLEIEN, adj. — (Voy. Hexabmoneien.)
HYPE15B0LE0N. — Le plus aigu des cinq tétracordes du système des Grecs.
HYPER-DIAZEUXIS.— Octave au-dessus d'une diazeuxis. (Voy. ce mot.)
HYPER-DORIEN ou MIXO-LIDIEN. — (Voy. Mode.)
HYPER-E< )LIEN. — (Voy. Mode.)
HYPER-IASTIEN. — Le même que Y hyper-ionien.
HYTER-IONIEN. — (Voy. Mode.)
HYPER-LYDIEN. — (Voy. Mode.)
HYPER-MIXO-LYDIEN. — Le même que V hyper-phrygien.
HYPER-MÈSE. — Sus-medium.
HYPER-PHRYGIEN. — (Voy. Mode.)
HYPOSCENION , s. m. — h'hyposcvnion était, dans les théâtres grecs, un lieu particulier pratiqué sur Porchestre, comme une sorte d'estrade dégagée, pour la commodité des joueurs d'instruments et les personnages du proscenium , car le chœur et les mimes se tenaient dans Vhyposcenioniusqu'h ce que les nécessités delà représentation les obligeassent à monter sur le /(wsceneMm ou avant-scène, pour satisfaire aux exigences de leur rôle.
IDE i53
ETYPO (uTo). — Préposition grecque qui signifie au-dessous; c'est le contraire de hyper.
HYPOCRITICOS. — Partie de la musique grecque qui se rattache à la chorégraphie et à la musique.
HYPO-DIAPENTE. — La quinte au-dessous.
HYPO-DIATESSARON. — La quarte au-dessous.
HYPO-DIAZEUXIS. — Octave au-dessous d]\ine diazeuxis. (Voy. ce mot.)
HYPO-DORffiN. — (Voy. Mode.)
HYPO-ÉOLIEN. — (Voy. Mode.)
HYPO-LVSTIEN. — Le même que hypo-ionien.
HYPO-IONIEN. — (Voy. Mode.)
HYPO-LYDIEN. — (Voy. Mode.)
HYPO-MIXO-LYDIEN. — L'un des quatre modes ajoutés au système par saint Grégoire , c'était le plagal du mode mixtolydien.
HYPO-PHRYGIEN. — (Voy. Mode.)
HYPO-PROSTAMBANOMENOS. — Nouvelle corde ajoutée par Gui d'Arezzo au-dessous de prostambanomenos , qui était elle-même la plus grave du système des Grecs.
HYPO-SYNAPHE. — Octave au-dessous de la note de conjonction d'un tétracorde à l'autre.
lAClNTHlES ou HYACINTHIES, s. f. pi. — Fêtes annuelles que l'on célébrait à Lacédémone en l'honneur d'Apollon.
ÏAMBE, s. m. — Pied de veis latin, composé d'une longue et d'une brève. — Vers composé d'iambes.
IAMBIQUE , adj. — Qui concerne l'iambe ; — où il y a des iambes. — Nom d'un intermède musical que les Grecs introduisaient dans certaines fêtes.
IDÉE. s. f. — Une idée ou pensée, en langage musical, c'est le
15i IMI
trait mélodique que le génie, ce i)récit'U)i don du ciel, inspire aux véritables compositeurs.
Une idëe, dans un art tel que la musique, où l'imagination prend la plus grande part, est chose plus rare qu'on ne pense, et il faut avoir dijà un grand fond de perspicacité, d'expérience, de sagesse et de talent pour savoir seulement discerner la réalité d'avec l'illusion, e'est-à-dire une inspiration d'avec une réminiscence. Dans cette appréciation délicate et difficile de soi-même , il est d'autant plus aisé de se méprendre , que l'on trouve quelquefois beaucoup de charme à se tromper.
IDENTITÉ, s. f. — (Voy. Unité.) . IMAGINATION, s. f. — L'imagination est cette faculté de l'Ame qui prête à l'art ses créations, ses tableaux, ses images, et à l'artiste les formes, les tons, les couleurs convenables eu égard au temps, au lieu , au sujet et à la situation qui lui sont imposés par la circonstance. Cette faculté ne serait guère, comme on l'a appelée trèshardiment, que la fclle du logis, si elle n'était pas soutenue par le goût, ce doigt régulateur qui choisit, qui assemble, qui divise et qui coordonne.
Goùl et imagination , heureux couple qui seul constituez le génie, soyez donc toujours inséparables!
IMITATION , A-. /. — Ce mot a , dans le langage musical , trois acceptions ou classifications bien distinctes, savoir :
1° 11 représente l'art de peindre ou d'exprimer par le secours des sons, les divers sentiments de l'àme et les passions : c'est ce qu'on appelle \' imitation de la nature.
2° Il signifie aussi l'action du compositeur dont l'imagination , trop peu féconde pour créer des chants nouveaux , s'en dédommage en se rabattant sur les idées d'autrui, soit qu'il devienne servile imitateur, soit que tout en imitant les autres, il suive les inspirations et les élans de son propre génie : c'est ce qu'on pourrait appeler l'imitation de l'art.
3" Enfin , l'imitation est une sorte de fugue ou d'écho qui consiste à répéter à une tierce, une quinte, une sixte au-dessus ou au-dessuus, la même pensée ou phrase musicale, que l'on a écrite quelques mesures auparavant : celle-ci pourrait s'appeler l'imitation
INC 155
de soi-roême , c'est-à-dire reproduction , modulation ou variation, etc.
Maintenant revenons à la première de ces trois acceptions qui es ici, parmi elles, la plus importante.
Il faut distinguer deux sortes de musique : la première que nous appellerons musique simple , et la seconde musique dramatique; car il existe dans cet art deux objets, deux points de vue, deux caractères parfaitement distincts : l'un qui se borne à flatter agréablement l'organe de l'ouïe, c'est son côté superficiel ; l'autre qui s'applique à exprimer le sentiment , c'est-à-dire à parler le langage du cœur dans cet idiome universel que l'on appelle mélodie ; celui-ci a à remplir une mission plus noble et plus imposante : il s'élcve aux plus hautes régions de l'art , régions célestes qui le rapprochent de Dieu et de la nature. Tel est le but le plus essentiel de la musique: aussi est-ce principalement à ce point de vue que l'ont considérée nos plus grands maîtres , Gluck , Mozart, Grélry. Weber. Meyerbeer, Halévy et autres. (Voy. Compositeur, Génie, Art, etc.)
IMPRESARIO, s. m. — Mot italien dont on se sert depuis fort peu de temps dans noire langue. On ne peut guère le rendre que par ceux-ci entrepreneur de concerts et de théâtres lyriques. Les impresarii sont ces honnêtes spéculateurs qui se mettent avec passion et avidité à la recherche de tous les plus grands talents parmi les artistes musiciens . hommes ou femmes, et particulièrement le.<i grands chanteurs ou grandes cantatrices. (Voy. Francisé.)
IMPROMPTU , s. m. — On donne ce nom, depuis quelque temps, à une sorte de petit morceau de musique instrumentale que l'auteur est censé avoir composé en l'exécutant, et qu'il jette sur le papier sans importance , sans préparation et presque sans art. (Voyez Caprice, Fantaisie, Bagatelle, etc.)
IMPROVISATEUR, TlUCE, s. m. et ^ — Celui ou celle qui improvise.
IMPROVISATION , s. f. — Musique exécutée sans préparation et comme par inspiration instantanée.
IMPROVISER , V. a. et n. — Composer ou exécuter sur-le-champ une ou plusieurs phrases musicales.
INCORRECT , E , adj. — Ouvrage incorrect, composition incor-