‹ Nouveau dictionnaire de musique illustreChapitre 96 sur 224 · INT · texte numérisé non relu

INT

et surtout d'un opéra. Les inte"mèdps peuvent aussi quciquerois être remplis par des tours de pli ysiciuc, de vcntriloiiuic, de prestidigitation ou d'autres divertissements, dans lesquels la musique prend toujours la plus grande part. (Voy. Ballet, Pantomime, etc.)

INTEltVALLE, s. m. — Distance numérique qui sépare une note d'une autre, en partant du grave à l'aigu. On compte en musique sept sortes d'intervalles principaux, pris dans l'octave; on les appelle simples ou naturels. Ces sept intervalles principaux sont : la seconde, la tierce, la quarte, la quinte, la sixte, la septième et Voctove. Ils peuvent être renversés,, et alors la seconde devient septième, la tierce devient sixte, la quarte devient quinte, la quinte devient quarte, la sixte devient tierce, la septième devient seconde et l'octave devient unisson. Outre ces sept principaux intervalles, il en existe d'autres que l'on prend au-dessus de l'octave, mais qui ne sont qu'une répétition des premiers; tels sonilà neuvième , la dixième , la onzième, la douzième et ainsi de suite. Tous ces intervalles peuvent encore subir diverses modifications; ils sont majeurs ou mineurs, augmentés ou diminués.

L'unisson naturel ne saurait être placé au nombre des intervalles; mais il n'en est pas de même lorsqu'il est augmenté, comme par exemple le do avec le do diè>e. Dans ce cas exceptionnel, on le classe en( ore parmi les intervalles.

On distingue en outre deux sortes d'intervalles : les intervalles parfaits et les intervalles variables. Les intervalles parfaits sont l'octave, la quinte et la cpiarte; les intervalles variables sont le semi-ton, la seconde, la tierce, la sixte et la septième. On appelle ces derniers variables parce qu'ils peuvent être altérés sans être faux et sans changer de nom; tandis que les premiers ne sauraient varier, c'est-à-dire être augmentés ou diminués sans cesser d'être justes.

Telle est la dénomination du mot intervalle au point de vue des musiciens. Voyons maintenant celui sous lequel il doit être considéré par les physiciens et les mathématiciens. A leurs yeux, l'intervalle musical n'est pas autre chose que le rapport qui existe entre les nombres de vibrations correspondant à deux sons donnés.

Voei le tableau des intervalles avec leurs rapports :

IINT

Octave 1 à 2

Quinte 2à3

Quarte 3à4

Tierce majeure 4à5

Tierce mineure 5â6

Ton majeur. .. 8à9

Ton mineur 9 à 10

La ditrérence entre deux intervalles s'obtient eu divisant la fraction qui représente le plus grand par celle qui représente le plus petit; ainsi :

La dilTérencc entre l'octave et la quinte ;

2/1 divisé par 3/2 égale 'vj'è.

La différence entre la quinte et la quarte est le ton majeur :

3/2 divisé par i/3 égale 9/8.

La différence entre la quarte et la tierce majeure est le semi-Ion majeur :

4/3 divisé par 5/4 égale 16/15.

La différence entre la tierce majeure et la tierce mineure est le semi-ton mineur :

5,i divisé par 6/5 égale 25/2i.

La différence entre le ton majeur et le ton mineur est le comuia : 9/8 divisé par 10/9 égale 81/80.

INTERV.\LLES produits par la GAUMB DIATOniSOE.

Unisson. Secoiule. Tierce. Quarte.

Quinte. Sirte.

Septième' Octave.

160 JËR

INTONATION, s. f. — .Manién; d'attaquer ou d'articuler les sons afin qu'ils se distinguent entre eux et deviennent des tous. Les inlonatiuns peuvent donc être justes ou fausses, graves ou aiguës, fdibies ou fortes, etc. (Voy. Son.)

INTRODUCTION, s. f. — Morceau de musique peu compliqué et peu étendu que l'on met en guise de préface en tète d'une symphonie ou autre composition de longue haleine.

Aujourd'hui on donne à V introduction un caractère plus grave et plus imposant; dans quelques opéras modernes, tels que Robert le Diable, de Meycr-Iieer, et Don Sébastien, de Donizetti, elle tient même lieu d'ouverture.

ITALIEN, s. m. —Habitant de l'Italie; objet qui appartient à l'Italie. Mots italiens. (Voy. Francisé.)

JULOS. — C'étaient les chansons que les anciens Grecs chantaient en l'honneur de Cérès au temps de la moisson.

JÉRÉMIES, s. f. pi. — Leçons chantées à l'office des ténèbres, dans la semaine sainte; elles sont composées avec les fragments du prophète Jérémio, dont elles portent le nom.

JET, s. m. — Action de la pensée ou de la com- ))osition musicale qui est jetée sur le papier par son auteur, sans préparation, sans préméditation {prima intenzione) , et par suite d'une inspiration ou improvisation soudaine , presque involontaire. Fruit d'un seul jet ou d'un premier jet, ces sortes de compositions sont moins l'œuvre de l'art que l'œuvre de la nature et du génie; aussi sont-elles toujours estimées comme les meilleures. Elles se distinguent par toutes les conditions qui constituent un ouvrage parfait dans toutes ses parties. Nous avons dit que ces conditions sont le naturel , Vensemble, la conduite, Vanité. (Voyez ces mots.) Il faut que le début et la fin y répondent au milieu , c'est-à-dire que la pensée principale y soit si bien liée , cousue et encadrée avec et dans les idées accessoires, que leur auteur semble n'avoir pas pu les concevoir l'une sans les autres, et qu'elles paraissent avoir été saisies

Page 1