‹ Nouveau dictionnaire de santéChapitre 109 sur 197 · IK7 2G · texte numérisé non relu

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(l'une manière inopportune. Elle diffère donc de 1W l.arras gastrique cri ce que, dans ce dernier, l’estomac est malade même en dehors de la présence des aliments, et de l’empoisonnement, qui résulte de l'ingestion dans l’èstomac de matières non seulement réfractaires aux voies digestives, mais capables d’exercer une action plus ou moins promptement mortelle.

On doit pressentir qu’une indigestion doit avoir lieu toutes les fois qu à une époque plus ou moins rapprochée du moment où I on a mangé, en éprouve un sentiment de pesanteur sur l’estomac, un dégoût pour les aliments et surtout pour ceux qui ont été maogés en dernier lieu; une lourdeur et même une douli.ui dans la tète, surtout sur le front; des nausées ou de simples rapports analogues à l'odeur des œufs couves. Cet état dure plus ou moins longtemps, et se termine très souvent par le vomissement des matières qui chargeaient l’estomac. Si ens divers symptômes sont peu prononcés, il suffit de prendre une ou deux taises d une intusion de quelque plante aromatique, comme le thé, la camomille, pour ranimer les forces • le I estomac et en même temps pour entraîner les matières non digérées dan3 l’intestin ; mais dans les- cas plus marqués, tl ne faut pas hésiter à provoquer leur rejet par cinq ou six centigrammes (1 grain) d’émétique donnes dans un verre d'eau tiède. Une fois lYstomae «•‘de, tou* les symptômes cessent, et il suffit d’un jour (le diete, aidée de quelques lavements, pour en dissiper les traces. Les choses sont cependant quelquefois plus graves , car une indigestion peut être le préludé d’une mllammation de l’estomac ou de l’intestin. C’est alot* cette maladie qui doit fixer toute l’attention

INFLAMMATION. - Il , t’est pas de mot en médecine dont on fasse un plus fréquent usage que celui ‘ inflammation , parce qu’il exprime un état maladie

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que l’on letiouve , lys mis disent toujours, <l 'au 1res le plus ordinairement , dans les attires maladies, soit routine essence itièuie de • «s maladies, soit comme effet , soit eiilin comme complication.

La valeur grammaticale de ce mot , auquel les médecins oui donné ceux de /ihlognse et de phleymasie pour S) nous mes, fait déjà pi essentir l'analogie qu'on a cru rencontrer entre les phénomènes qu’il exprime ri ceux qui se passent pendant la combustion. Vo yi ut effet ce qui a lteudausla peau lorsque, sous tact ou • « cause» diverses, elle devient tuiige, hrûlaiile , tu- N.cftee et duuloureuse; on dit alors qu’elle s'enflamme. (.uv>i donne- tou , eu médecine, les quatre faits suii unis rumine rai.olri t •> iialiitiiels de riiillanimalion : la ruugeui , la douleur, la chaleur et le gtmllement. La rougeur provient évidemment d'un nlmid plus cunsidetablc de sang dans la partie où se pa>se le phénomène dont nous itou» occupons, la douleur, delà rompt omuii ou pour mieux dire d'une excitation des iitrls pat les vaisseaux sanguins plus remplis qu’ils ne le sont ordinairement, la chaleur, do l'accélération du mouvement vital, et le goullenieiit, de l'abord de tous les fluides en plus grande quantité que dans l’état ordinal; c. Quelques uns de ces faits, pour être habituels, ne sont cependant pas constants : c’est ainsi que la rougeur u’esl pas toujours très prononcée , que la douleur peut tenir à toute autre cause qu’à l'inflammation, que l.i chaleur n’est, le plus ordinairement, bien appréciahle que du- malade , cl que le gonflement fait souvent defaut.

Le 1 61c important, pour ne pas dire absolu , que les médecins modernes ont fait jouer à l'inflammation dans la plupart des maladies les a portés a en désigner uu 1res grand nombre par une terminaison ou imcilesiuenre qui isrdiquât cet état; cette terminaison est

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itt , ajoutée au nom grec ou latin do l'orgaae affecté . ainsi hépatite inllammation du foie , gastrite eelle de l’estomac, entérite de l’intestin, cystite de la vessie, etc. , etc. De même que la part essentielle , et dans la plupart des cas bien manifeste , que prend l’afllux du sang dans le phénomène propre de l'inflammation a dû nécessairement faire penser qtie la soustraction «l’une partie de cesang, soit au moyen d’une ouverture pratiquées une grosse veine (saignée générale), soit par des sangsues appliquées ou sur la partie malade (saignée locale), ou dans un lieu éloigné ( saignée révulsive), devait être la base du traitement de l’inflammation.

Après la soustraction du sang, le moyen le plus raisonnablement opposé à l’inflammation, estde toute nécessité la diète, qui a pour effet de priver momentanément l’économie des matériaux de réparation que la nourriture fournirait bientôt au système sanguin dout on a jugé la déplétion utile ; viennent ensuite les boissons aqueuses dites émollientes, ou mieux délayantes qui étendent les molécules du sang et augmentent la proportion de sa sérosité aux dépens de sa fibrine qui «■>t évidemment son élément stimulant; puis les bains qui. en relâchent les tissus, favorisent une plus libre circulation de fluides accumulés dans la partie enflammée. C’est à l'occgsion de chaque maladie portant le cachet inflammatoire que nous indiquerons la mesure dans laquelle chacun des moyens qui, sous le nom d'anli-phlogistiques, sont devenus la base du traitement de l’inflammation, doivent être employés, et Ips combinaisons simultanées ou successives qu’il est très souvent nécessaire delenr faire subir.

IRRITATION. — On désigne sous ce nom le premier degré de l’exaltation des propriétés vitales d’une partie quelconque du corps; l’irritation n’est en quelque sorte que la première période de l’inflammatior

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avec afflux du sang; ion caractère le plus tranché est de ne donner lieu immédiatement à aucune modification appréciable des tissus qu’elle affecte; leurs fonctions seules paraissent éprouver quelque trouble.

L’irritatiou peut se développer sous l’influence de. presque tous les agents de la nature ; ainsi un gram de sable cuire dans l'œil . il l’irrite , fteil pleure, rougit : ce qui prouve que faction vitale est augmentée dans crtte partie; de même un vomitif irrite l'estomac, un purgatif irrite les intestins, des vapeurs âcres irritent les poutn ms et produisent la toux , etc. , etc.

D'après ce que nous venons de dire tout le monde comprendra que la première chose à faire dans l’irritatiou c’est de combattre la cause qui l’a produite, et la cause cessant , presqtit toujours le ntal cessera. Si cependant on s’y était pris trop tard et que l’irritation eut persisté et même fait des progrès, il y aurait alors inflammation, et la médication la plus convenable sci ait celle dite onti-phlogistique. (Voyez pour plus d* détails le mot I hfi.a m m atioic

IVRESSE. — L’ivresse n’est généralement pas reg.n dée comme une maladie; on ne peut cependant se dissimuler qu’elle constitue un état assez anormal pour qu 'on puisse craindre qu’elle n’ait , dans bien des ras Ut-s Mutes défavorables, et pour autoriser remploi de certains moyens que l'expérience a montrés pouvoir ou la faire cesser nu rendre purement passagère la position dans laquelle elle place.

Or, quand l’ivresse n'est que légère, la nature in dtque elle-même, comme première chose il faire, l’ev pulsion de l'estomac des matières alimentaires et dj vin ou de toutes les autres boissons alcooliques dort il peut être surchargé. On se sert pour cela d’eau tiédi prise en abondance, à laquelle on peut même ajoute, trois ou quatre centigrammes d’émétique par vern».

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