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Quand l’estomac est débarrassé, on donne pour boie- • son un tiré léger ou une légère infusion soit de feuilles d'oranger, de camomille ou de tilleul. On parvient encore assez souvent à dissiper l’ivreîse dépendant uniquement de boissons alcooliques ou vineuses eu pre liant quelques petites tasses de café léger : le sel don quelques personnes croient devoir saturer le café est pour le moins inutile, à moins qu’il ne soit donné dans l'intention de provoquer les vomissements ; mais alors dans ce cas , les moyens que nous avons précédemment indiqués sont plus sûrs et moins dangereux pour l’estomac.
On a beaucoup vanté depuis quelques années contre l’ivresse l’ammoniaque liquide, ou alcali volatil (luor, donné à la dose de quinze à vingt gouttes dans un verre d’eau légèrement sucré : mais ce moyen est loin de dis siper l’ivresse aussi aisément, et surtout dans un temps aussi court qu’on semblait le donner à croire à la suite des premiers essais tentés pour constater son efficacité. Il n’agit d'une manière bien marquée que quand l’estomac est en totalité ou du moins en grande partie de barrassé des matières solides ou liquides qui le surchargeaient; mais on sait qu’une fois ce dernier* effet obtenu par un moyen quelconque, les suites de l’ivresse se dissipent généralement assez vile. En un mot, nous pensons qu'on peut tenter soit l’ammoniaque liquide, soit l'acétate d’ammoniaque, le premier à la dose, avons-nous dit , de quinze à vingt gouttes et le second de quatre à cinq grammes dans un verr.e d’eau , mais sans compter que l’ivresse disparaîtra de suite. Les demi-lavements dans lesquels on ajoute trente à quarante gouttes de cette substance ont à peu près le même effet. On a aussi essayé, sans un succès plus complet, 1 éther sulfurique depuis quinze jusqu'à vingtcinq gouttes . toujours dans un verre d’eau.
Mais si ces dn ers moyens parviennent à dissiper le délire de l'ivresse, il serait imprudent de compter sur eux pour remédier à certains symptômes cérébraux I qui, dans quelques cas, peuvent être considérés! comme les signes précurseurs de l'apoplexie, d'est a ! la saiguee du bras ou à une large application de sangsues soit derrière les oreilles, soit au fondement, suivaut la circonstance, qu’il laut avoir recours. On en seconde l'action par des lavements rendus piugatiis par quelques gouttes de leiiiture d'alocs, du sel de cuisine , det irrigations froides sur la lêie, l'exposition de la personne a l'air frais. Si l’ivresse, au lien d étre occasionnée par l’abus du vin ou des liqueurs alcooliques , était déterminée par des préparations danslesquel les entrerait l'opium, comme cela est si fréquent parmi les Orientaux , c’est aux excitants, particulière-nient au café qu'il faudrait avoir recours. Enfin l’ivresse est-elle convulsive, c’est à l’eau tiède seule qu’il e.-l prudent d'avoir recours pour faire vomir; si par U continuité rie l’ivresse il se déclare uu tremblement , •1 faut se conduire d'apres les régies que nous établiront à ce uiot.
JAUN1S8F. 11 y a deux espèces de jaunisse : l’uni simple, qu’on ne peut rattacher à aucune inllatnmation , même à aucun état maladif, et qui survien aussitôt eu peu de temps après nue colère, un violeii chagrin ou toute autre secousse morale très vive c soudaine ; que l'on observe encore , dans certaine saisons de l'année, surtout au commencement de l’h: ver ; l’autre qui est un syjpptôme d’une maladie fa cile à constater, comme une iullaramalion du foie, I lièvre jaune , certaines maladies de l’intestin, un iftvre intermillenie.