‹ Nouveau dictionnaire de santéChapitre 112 sur 197 · LAI · texte numérisé non relu

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jusqu’à un certain point l’aspect d’une croûte provenant de la dessiccation d'une couche do lait. Les médecins ont beau assimiler ces affections à des maladies ordinaires de la peau, et 'chercher à persuader qu'elles auraient pu survenir dans toute autre circonstance , leurs raisonnements trouvent la plupart des femmes incrédules.

S’il y a exagération dans l’opinion vulgaire, il faut convenir aussi que les médecins n’ont peut-être pas attaché à celle question toute l'importance qu’elle méritait. Les exemples bien authentiques d’abcès qui se sont formés en divers points du corps après une suppression brusque du lait chez des femmes qui allaitaient et dans lesquels du lait a été trouvé en toute nature, prouvent que .non seulement cette suppression brusque peut occasionner les mêmes accidents que ceux que les médecins n’hésitent pas à attribuer à la cessation d’une hémorrhagie habituelle ou d’une perte de toute autre nature, mais qu’elle peut encore entraîner des inconvénients provenant du transport du lait lui-même.

Concluons donc que les femmes qui se décident à ne pas allaiter leur enfant, ou celles qui cessent do le nourrir pour le sevrer, font bien de ne rien négliger des moyens que nous avons indiqués au mot allaitement ,• quant aux remèdes vraiment anti laiteux, il n’ea existe pas de véritables; quelque croyance tu’wn puisse avoir qu’une affection de la nature do celles que nous avons désignées plus haut , et survenant dans les mêmes conditions, soit le résultat d’un lait répandu, ii faut la traiter comme si elle tenait à toute autre cause et remplacer la sécrétion - 1 u ’on ne peut rappeler par un vésicatoire, un cautère et des purgatifs employés fréquemment , mais avec prudence.

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LÈPRE. — On confond bous ce nom , même dans le langage médical , deux maladies qui , bien que graves toutes deux et difficiles à guérir, n’en ont pas moinsdes caractères bien différents. L’une est la lèpre vulgxiire, espèce de dartre caractérisée par des écailles arrondiesélevécssur les bords, déprimées au centre et pouvant se confondre au point de former sur-la peau une plaque continue; l’autre, est la lèpre tuberculeuse, que les médecins nomment èléphamicuh des Arabes, et caractérisée par un gonüemcnt dur et tuberculeux de la peau et du tissu cellulaire qu'elle recouvre avec une déformation souvent fort extraordinaire des parties qui en sont le siège.

La première, assex difficile à guérir , est fort sujette à revenir après avoir disparu, elle se traite par un ensemble de moyens internes , externes et hygiéniques; à la tête des moyens internes on peut mettre tous ceux que nous avons déjà indiqués au mot Dartres, et auxquels on attribue la propriété de dépurer le sang, comme les amers, les tisanes de scabieuse, de patience, de houblon, de gentiane, de chicorée, que l’on peut faire suivre de l’emploi des préparations mercurielles, iodurées, antimoniales. Les moyens externes sont les bains, les lotions et les pommades préparées d’abord avec des substances peu actives comme les gélatines sulfureuses, alcalines, iodées et mercurielles; peu à peu on en vient au soufre sublimé, à la suie, au précipité blanc, et même aux vésicants.

Quant à la lèpre tuberculeuse, affection fort heureusement très rare dans nos climats, elle résiste le plus ordinairement au traitement le mieux combiné. Les malades qu’elle affecte trouvent ccpcnâant quelques chances de guérison en abandonnant les pays dan* lesquels ils l’ont contractée.

Lf.T

LÉTHARGIE. — Ce mot exprime l'état dans lequel te trouve une personne qui offre tous les signes apparents de la mort, cl qui cependant est encore vivante.

Le seul moyen de constater cet état est donc de s’assurer ici des signes de la mort. Or, ces signes sont : l'absence de sentiment , de mouvement , In cessation des battements du cœur et des mouvements de la poitrine , le refroidissement, l'aspect adynamique de la (ace , la mollesse et la flaccidité des yeux avec formation d'une toile glaireuse ou muqueuse sur les yeux, la formation de taches, de lividité et de vergétures sur la peau, le relâchement des spbjnctcri do l'anus, la roideur cadavérique,, cntiii la putréfaction. On doit d'autant plus craindre qu'une personne ne soit qu’en léthargie, qu’elle a< été frappée plus promplemcul, que la maladie h la— qurllc cet état a succédé estime affection nerveuse, que ses habitudes morales décelaient une grande sensibilité , que scs traits ne se décomposent pas et surtout que la putréfaction ne survient pas au moment où, suivant la saison, elle se déclare ordinairement.

l’our peu qu'on ait quelques doutes, il est important de les dissiper aussitôt ; pour cela on présent» devant lu bouche et les narines de la personne un miroir que la plus faible expiration ternirait. On applique l'oreille sur la région du cœur afin de s'assure! si les mouvements de cet organe ont bien complètement cessé. Ces moyens avant été infructueux, oui peut tenter les lavements excitants, ouvrir la veine du bras, appliquer sur la poitrine des ventouses scariliées , faire des piqûres, même des incisions h I.» paume de la main, à la plante des pieds; on peut encore ré"w,,'drc sur quelques parties très sensible».

1 Je la cire d'Espagne en fusion, de l'eau bouillante, appliquer un moxa ou le cautère actuel.

Si par ces moyenson acquiert le pressentiment fondé que la mort n’est qu’apparente , ou s’empressera de placer la personne dans un lieu éclairé , de la rc- 1 muer souvent en l’appelant par son nom , de lui faire 1 des frictions sèches sur les membres et sur la région 15 du cœur, de lui répandre de l'enu froide sur la tête, ■ de lui administrer de légers excitants à l’intérieur ! et des lavements irritants, de lui faire respirer des *■ odeurs fortes comme celle du cuir ou de la plume • brûlés, et même l’ammoniaque, de lui titiller les narines avec une plume , ou de lui chatouiller la . plante des pieds, de lui insuffler de l’air dans la poi- ‘ trine , enfin de la soumettre à de légères secousses » électriques ou à un courant galvanique. Si la mort )• apparente était le résultat de l'ivresse , il faudrait >!, se conduire comme nous l’avons indiqué à ce mot ; le quant à celle qui est la suite d’une asphyxie par subfi mersion , par strangulation , par inspiration de gaz ’> délétères, on se conformera à la nature spéciale do » la cause, comme il l'a été dit au mot asphyxie.

LOUCHE (Vue). — Loucherie , yeux de travers. ;■ vue oblique, strabisme des médecins Celte difformité,

> assez souvent congénialc , est fort commune. Elle résulte ou d’une lorce inégale des muscles chargés

:[. de mouvoir l’œil, ou d’une inégale répartition entre i les deux yeux do la puissance visuelle elle-même. f Dans le premier cas I’ooil cède à l'action des mus- •i aies qui l’entraînent de leur côté; dans le second, ; les yeux se dirigent chacun du côté par lequel les

► rayons lumineux peuvent frapper plus convcuablei. ment la membrane sur laquelle l’image des objets

extérieurs vient se peindre. Ce dernier cas est le a Plus rarc : aussi la plupart îles moyens de traitement

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