‹ Nouveau dictionnaire de santéChapitre 113 sur 197 · I.OU · texte numérisé non relu

I.OU

mis aujourd'hui en usage ont-ils pour but l'indication qui résulte de la premièro cause. Cette indication se remplit de deux manières : en augmentant l’énergie des muscles les plus faibles , ou en annulant par la section les plus forts. On atteint le premier but soit en obligeant* la personne à ne voit les objets que par un trou percé au milieu mémi d’une plaque placée devant l’œil dévié , l’autre œil étant couvert d’un bandeau ; soit en lui faisant porter des lunettes dont les verres sont remplacés par des tubes noirs percés à leur sommet d’un trou par lequel arrive la lumière; soit en l'obligeant à regarder pendant un certain temps plusieursfois par jour sa pupille dans une glace ; soit enfin, si l'œil sc dirige en dehors, en appliquant sur le sommet du nez une mouche de taffetas vers laquelle l’œil aura nécessairement une tendance à se diriger. 0»ant à la section • les muscles, elle constitue une opération qui, toute rationnelle qu'elle est, est loin d’avoir répondu aux espérances qu'on avait pu en concevoir.

LOI PE. — Le* loupe* sont de* humeurs circonscrites, indolentes, fermes . qui ne se developprcnt guère que dans le tissu celhillaire placé au-dessous de la peau qu’elles soulèvent par leur saillie. A l'exception des lèvres < >ù la peau est fortement collée aux parties srntsjaeentes , de la pomme de main , de la plante de pieds et des doigts, il n’y a presque point de parties de la surface du rorps où on ne les rencontre quelquefois. Ou ••h voit très souvent plusieurs sur la même personne , et daus ce cas , elles acquièrent rarement un grand volume; le contraire arrive souvent quand elles sont seules.

Très rom m omis à la tête, les luopes offrent des formes très variées; le plus ordinairenteni cependant elles sout arrondies, avec tnt sans collet , c’est-à-dire a

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fcase étroite, pour ainsi dire montées sur une pédoncule, ou à base large et diffuse. Quand on les ouvre, il en sort ordinairement une matière grumeleuse, d’une odeur aigre, qui ressemble assez à du miel quelquefois même a du suif: de là divers noms; et qui se trouve renfermée dans une espèce de poche particulière qu'on nomme kyste. Lorsqu’elles ont acquis un certain (ü- ’ la Peau <lui couvre peut s’enflammer naturellement ou par une cause accidentelle , et une ulcération s’établir pour laisser échapper la matière contenue.

Quanta la cause sous l’influence de laquelle les loupes ï développent, elle est bien loin d’être parfaitement

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comme. Les uns disent qu’elles dépendent d’une pression long temps soutenue, mais une foule de parties Je notre corps sont soumises à des pressions continuelles et 11 offrent jamais de loupes, tandis que d'autres en >ont couvertes sans avoir élé comprimées. Les autre* croient qu’elles doivent leur naissance à la contusion ■ou a un état maladif accidentel du tissu cellulaire sous- "utane qui, sous l'excitation déterminée par celte inuse, sécrète le produit contenu dans ces tumeurs, l’ont cela se réduit a dire que la eause en question est 'eueralemenl mconnue dans son essence même. Mais c qu il importe de savoir, c'est que les loupes ne sont ' ■as par elles-mêmes des affections dangereuses ; elles te sont désagréables que par la difformité qu elle» ocasion lient, et si elles entraînent quelques résultats fàheux , ce n’est le plus souvent que par leur pression îecamque sur les parties qu’elles recouvrent ou qu'elas avoisinnent. *

h^un^ Pde m03,eUS °nt été eraP'°J“ P°'*r guérir mdrët Cesm°yen> pou, -.but, 1* de les faire

. ; , ’ 2 de ,es Vl0er Par la ponction faite soit par bistouri, soit par la pierre infernale ; 3° de les ex-

nrper complètement. Le première méthode rompt» i>ien peu de succès, quels que soient les cataplasmes, les pommades, les onguents qu’on emploie comme fondants, on ne parvient souvent qu'à déterminer par leur action l'inflammation, la suppuration et par suite l'ouverture de la tumeur. La ponction ne procure généralement que des guérisons temporaires, parce que l'enveloppe propre de la tumeur, le kiste en un mot, persistant, futirnil bientôt une nouvelle matière qui remplace celle qui a été évacuée , à moins qu’elle ue s'enllamme et ue s’oblitère par le fait même de cette mtlaiumalion ; ce qui u'arrive (pie dans quelques ras, H sous l’tnlloencu de quelques moyens peuples à déterminer ou à exciter cette inflammation. Le procédé le plus sûre est donc de faire enlever la tumeur; mais cette opéraation demande des soins, parre qu'il faut enlever avec elle son kyste, dout la peeristance occasionnerait une récidive.

LUXATION. — On donne ce nom à un déplacement permanent, complet ou incomplet , dans les surfaces I par lesquelles deux os, en se touchant, forment une I aiticnlation; déplacement opéré par une violence ex- J lérielire, comme un coup , une chute , soit par une " .iction musculaire; c’est-à-dire un mouvement brusque et violent, ou par ces deux causes à la fois. La luxation est ce qu’on nomme vulgairement un membril demis.

Les luxations les plus fréqueutes sont celles de l’épaule, du poignet, de la cuisse, de la jambe et de clavicule. Toutes les extrémités articulaires sont néau moins susceptibles de se luxer. Certaines disposition organiques peuvent singulièrement prédisposer à i production de cet accident. Les principales sont I faiblesse musculaire naturelle ou accidentelle, la paj ralysio d’un membre et le relâchement des tigamen

îles articulations. Aussi il est reconnu que les vieillards sont plus exposés que d’autres aux luxations, parce que chez eux les os raréfiés et deveuus friables ont une tendance plus prononcée à se rompre qu’à se déplaceiv. Les enfants n’y sont aussi que rarement exposés, également à cause de la friabilité de leurs os. Les adultes sont ceux chez lesquels la luxation- se présente le plus souvent. L’on sait aussi que chez les personnes ivres les luxations s’opèrent et se réduisent avec une fraude facilité, a cause de l’état de relâchement dans lequel se trouvent les muscles, et que les personnes qui ont un membre luxé ont une grande dispositon à le voir luxer de nouveau. Enfin les os mal conformés, soit de naissance soit accidentellement, sont fort exposés aux luxations; c’est ce qui se voit chez les goutteux, les vieux rhumatisants, les personnes alfertée? de rachitisme, de carie, et chez lesquelles la maladie a déjà altéré les rapports naturels des os entre eux. Les luxatious sont aussi plus communes dans l'hiver que dans aucune autre saison ; est-ce parce que les chutes y sont plus fréquentes, ou parce que les os sont alors plus friables ? La première raison est assurément plus plausible que la seconde.

Les causes prédisposantes que nous venons de passer en revue rendent sans doute les luxations plus faciles, mais elles ne sont pas indispensables pour l’accomplissement du déplacement ; ‘souvent en effet elles n’existent pas et des luxations n’en ont pas moins lieu. Quand des violences extérieures agissént seules, c’est tantôt en imprimait brusquement des mouvements de totalité à un des deux os d’une articulation pendant que l’autre est maintenu en place eu immobile, tantôt en écartant violemment ces os l’un de l’autre dans un sens différent de l’articulation. De quelle que manière qtt elles aient lieu, les violences extérieures ne pro»

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