LUX
(luisent facilement les luxations qu'autaBt qu'elles muj'rcnnent inopinément le membre. Autrement les muscles sont préparés à y résister, et, s’ils sont asseï volumineux, ils s'y opposent d'une manière efficace, à moins toutefois que la position du membre, au moment de faction extérieure," ne soit telle que les muscle- le* plus puissant*, au lieu de l’empècher, ne tendent à ln prodoire.
l' ne luxation peut être compliquée de lésions diverses plus ou moins graves; aucune luxation de cause externe ne peut même généralement avoir lieu (à moins qu'il n’existe quelque vire de conformation des os ou un relàrbrn eut atiucl ou accidentel des ligaments des articulations), -ans que les ligaments, les muscles, les nerfs et les petits vaisseaux voisins ne soient plus ou moins distendus, meurtris , rompus. Lorsque ces diverses lé-ions sont peu graves , quelles font inséparables en quelque sorte do la luxation, elles n'en sont plus considérées comme des complications ; mais il n’en est pas de même quand elles sont portées à un très haut degré, elles présentent alors des indications sj-éciales et urgente» à remplir ( Voyez Costusiok , Plais, H ésumt.HAorss , Ixflamm ations, Fractures, (oii'.irsc été. )
En général les luxations sonl assez faciles à reconnaître, et, a nioin- d'un gonflement très prononcé, il exist- toujours dans I? membre luxé des changements ssser. Doubles pour être appréciés à la vue et au toucher ; la forme naturelle du membre est changée, il est allongé ou raccourci, il s'y forme des saillies et des enfoncements qui n'existaient pas ou à peine, et qui en changent singulièrement l’aspect extérieur, tirs changements dépendent de trois causes: de la présence de l’extrémité de l'os luxé ailleurs que >l-*as sa cavité naturelle, du vide de cett- cavité,
lüx 283
du tiraillement, du déplacement et do la rupture des muscles. Enfin le membre luxé se maintient généralement dans un état de raideur plus ou moins grande, et ses moindres mouvements, si toutefois il peut en exécuter, occasionnent de très vives douleurs.
ïl faut egalement avoir soin de ne pas confondre les luxations avec les fractures ; les premières se reconnaissent 1° à la persistance, h la stabilité de la difformité , de la direction anormale et des empêchements aux mouvements des membres ; 2* à 1 absence de toute crépitation rugueuse, pendant les mouvements que l’on peut encore imprimer i la partie; a0 à la résistance» que le membre oppose au rétablissement de sa conformation, résistance qui, une fois vaincue , est suivie de la brusque disparitionde toutes les apparences de difformité et de la possibilité de mouvoir l’os luxé dans toutes les directions, en un mot de la guérison de la maladie qui ne se reproduit plus , à moins qu’un effort violent ou un accident ne la renouvelle.
he traitement des luxations doit avoir pour but, ij> de rétablir l’os luxé en sa place naturelle; 2o de y maintenir; 3° enfin de prévenir ou combattre les accidents inflammatoires ou autres qui peuvent accompagner ou suivre la luxation.
Pour y parvenir, on étend fortement, mais graduellement et sans secousses, le membre luxé, afin de fatiguer et de vaincre la résistance des muscles qui le retiennent dans sa position défectueuse, c’est l'ejcien- 1,0,1 ; on retient en même temps le corps assez solidement fixé pour qu’il résiste i l’extension qui tend à entraîner, c'est la contre-extension. Enfin ces deux euorts seraient eux-mêmes inutiles sans la manœuvre que 1 cm doit imprimer à l’os luxé pour le diriger et le replacer dans la situation naturelle, quand l'exten-
sion l’a ramoné au niveau de sa cavité, c'est la conotalion. C.cs trois moyens suivis de succès constituent ce qu'on nomme la réduction.
Le retour de l’os à sa situation normale s'annonce presque toujours par une secousse brusque, une sorte de craquement sourd , facile à apprécier, et après lequel la douleur, la gène, la difformité et tous les accidents cessent aussitôt en grande partie, et se trouve remplacé par une liberté et une solidité presque complète du membre.
Lue fois la réduction obleuue, le membre doit être placé dans un état complet d immobilité et de relâchement. Des applications résolutives, une compression médiocre, une saignée rigoureuse, si celte opération n a pas été pratiqnéc d’abord, le repos, un régime doux et quelques boissons délayantes, tels sont les moyens qu'il convient généralement d'employer. Plus lard, et lorsque les parties déchirées commencent h se raffermir, il convient de faire graduellement et avec circonspection exécuter au membre luxé quelques mouvements , alin de prévenir [ankiloss ( Voyes ce mot ).
Kn général plus tôt on essaye de réduire une luxation, plu* les résultats doivent être prompts et heureux. Cependant dans les cas ou il y aurait un gonlleinenl inllaminatoire très violent, il faudrait retarder et traiter ce dernier état avant tout Quelquefois M la résistance des muscles est telle quelle s’oppose à b réduction, il faut alors avoir recours aux saignées, à I diète, aux bains longtemps prolongés, aux ambroca tions émollientes, etc. Quant aux fractures et au plaies qui peuvent compliquer les luxations, elles sor rarement une contre-indication à la réduction, et doi vent setraitersuivant les règles établies aillcurs(T’o^r Fractvm!, Plaie).
UAL
MAL D’AVENTURE. — Voyez Piqûre et Panaris.
MAL DE COEUR. — Expression erronée employée par la plupart des personues pour désigner l’envie de vomir ; ce dégoût , ce malaise n’est point un mal de cœur, mais liien de l’eslomac , qui se soulève pour rejeter ce qui lui est nuisible. Le soi-disant mal de cœur peut être provoqué par des causes très nombreuses : la grossesse , une indigestion , une gastrite , la présence de certains médicaments, etc. Aussi, fautil nécessairement s’attaquer aux causes pour guérir celte affection. Dans la plupart des cas, cependant, une nourriture légère et en petite quantité, souvent même la diète, quelques boissons glacées , seront les meilleurs moyens que l’on puisse employer. (Voir, au surplus, les mois Dégoût, Bile, Pituite, Mal de mer , Indigestion, Gastrite, Vomissemént, etc.)
MAL DE GORGE. — ( Voyez Esqüinancie.)
MAL DE MER. — Le mal de mer se guérit, ou plutôt est quelquefois empêché par le mouvement et la distraction , par la précaution d'avoir l’estomac toujours garni d’aliments solides et liquides. Au surplus tout ce qui a été dit à ce sujet sur l'cflicacité des calmants, des antispasmodiques, des toniques, des aromates, des sachets placés sur l’estomac, ne mérite pas d'être répété.
MAL DU PAYS. — Ce mot, synonyme de nostalgie , est employé pour exprimer un état de souffrance morale , d'ennui , de tristesse , de désespoir même qu’occasionnent l’éloignement du pays natal et le vif désir d’y retourner. Si co n’est point, h proprement dire, une maladie, ce n’en est pas moins dans certains cas une cause de troubles assez graves pour compromettre i existence, et par cela même digne
MAF.
d'être étudiée pour être arrêtée dans sa marche ou combattue dans ses effets.
Le genre particulier de mélancolie est de tous les Ages ; cependant c’est dans' la jeunesse qu’on l'observe le plus ordinairement, et c’est parmi les jeunes gens appelés au service militaire, ou placés loin de chez eux comme domestiques , qu’il est plus fréquent. On n’en est point étonné quand on considère que la plupart d’entre eux, habitués à une vie plus ou moins indépendante , ne peuvent passer tout à coup à cet nssujétissement do tons les instants qu’entralnenl la discipline militaire et la domesticité, sans eu éprouver une inlluence plus ou moins nuisible. On a uiissi remarqué que les jeunes gens de la campagne montrent rn général un attachement plus grand pour les lieiix do leur naissance que ceux des villes.
Quelle que soit la cause qui éveille et exalte le désir de revoir la terre natale, son premier effet est une tristesse profonde', et l’économie ne tarde pas è m> ressac li r do celle inlluence C’est le- cerveau et l’estomac qui souffrent plus particulièrement : le premier concentre toutes ses forces sur un seul ordre d'idées , sur une seule pensée ; le second devient le siège d’impressions incommodes, de resserrements spasmodiques qui nuisent nécessairement h la digestion et jettent toute la machine dans un état d’abérd de susceptibilité ensuite de faiblesse extrêmes ; le seul bon sens fait de suite prévoir que le traitement le plus approprié Ji cette affection est 1? retour du malade à son pays. La seule espérance de cj retour a quelquefois produit le plus grand bien , et la certitude de sa possibilité a guéri plus souvent que toutes le» drogues dont on a cru, dans quelques cas, devoir faire usage.
.MAL DE TETE. — (l'tiyex Micntiss , Corpus «abc.
Apoplcms, Fis»'* oOsminrn etc.l