AGE
vingt jours. Elles ne sont réglées que pendant uu ou deux jours seulement , ou bien au contraire pendant huit , dix et douze jours. Souvent au lieu de perdre la quantité de sang habituelle , elles n’en laissent échapper que quelques gouttes; souvent aussi elles éprouvent de véritables hémorrhagies qui réclament les secours les plus prompts et les moyens les plus énergiques. Ces signes ne sont pas les seuls : très souvent en effet l'évacuation mensuelle est remplacée par une perte en blanc.
Vers celte époque aussi la plupart des femmes éprouvent dans la ligure des chaleurs 'et des feux qui reviennent plusieurs fois dans la journée. Elles sont mal à l’aise après leurs repas, dans une chambre échauffée, au milieu des assemblées , dans leur lit. La nuit elles agitées et ont des rêves pénibles. Tout , en nn mot, sont chez elles annonce que le sang, cessant de se porter vers un poiuloùsa présence était nécessaire, tend à se répartir plus uniformément. Mais ce qu’il importe bien de savoir et de répandre comme une vérité attestée par un nombre de faits suffisants pour être érigée en axiome irréfutable , nonobstant l'avis de bien des médecins, c’est que l’âge critique, la cessation des règles, en un inot, est infiniment moins fatal aux femmes qu’on ne le pense généralement. ( Voyez les preuves qu'en donne le docteur C. Lachaise dans sou Hyqiène philosophique de la femme , 1837. )
Leur principal soin doit alors avoir pour but de prévenir cette espèce do surabondance sanguine qui tend à s’établir dans toute l’économie par suite de la disj>arition des règles. Elles doivent donc se soumettre à un régime assez sévère, rejeter les viandes fortes ou excitantes, les ragoûts épices: éviter les boissons stimulantes, le café; faire autant d’exercice que possible en plein air , ne rester au lit que le temps néces-