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saire, car un sommeil trop prolongé, surtout dans un lit mou, favorise la pléthore sanguine et dispose aux pertes ; se teuir le corps dégagé de tout attirail de contrainte. Si, malgré ces précautions, quelques signes d’irritation se manifestaient, elles ne doivent point hésiter à se faire faire une saignée au bras, et même à y revenir h peu près à l’époque où les règles paraissaient habituellement, et insensiblement à des intervalles plus éloignés suivant la gravité des circonstances, qui doivent aussi régler la quantité de sang à enlever chaque fois.
Les femmes qui, dans leur jeunesse, ont été sujettes à des éruptions à la peau, à des maux d’yeux , à des engorgements de glandes et chez lesquelles ces diverses affections avaient disparu au moment où leurs règles se sont établies, agiront très prudemment, lorsqu’elles s’aperçoivent que les organes qui avaient souffert à l’époque de la puberté deviennent irritables à l’Age critique , en se plaçant au bras un vésicatoire ou un cautère, sauf à le supprimer quand rien n’en justifiera plus la nécessité. Quant aux maladies qui peuvent se déclarer à l’époque critique , rien n’ecgage à déroger pour elles aux moyens de traitement qui leur sont généralement applicables.
AGONIE. — Dernière lutte du malade contre la mort, cet état n’a lieu que dans les cas où la vie s’éteint par degrés. Dans diverses affections, il n’y a pas d’agonie. Celle-ci est ordinairement marquée par une altération profonde dans la physionomie , la faiblesse extrême des mouvements et de la voix , l’abolition progressive du sentiment, le trouble de la respiration qui devient inégale et râleuse , la diminution de la chaleur, qui s’éteint graduellement des extrémités vers le tronc, etc., etc. Dans les derniers moments de cette scène pénible, le mourant, froid, insensible , eu
Alû
diffère plus d'un cadavre que par les mouvements de la respiration qui ont lieu encore par i vcrvuKes jusqu’à ce qu'ils cessent complètement avec la vie. Cet état peut ne durer qu’un petit nombre d’heures on se prolonger plusieurs jours ; quelquefois ou l’a vu persister pendant plusieurs semaines. Sa durée oïdiiiMre est de douze à vingt-quatre heures.
La mort n'est pas toujours le dénouement inévitable de ce dernier effort d’une organisation oui est prêt de t'éteindre. Il t'est trouvé des cas, malheureusement fort rares , où l'art a pu , à force de persévérance ou par d’heureuses tentatives, ramener des bords de la tombe le moribond qui semblait sur le point d’y descendre.
il est donc imporlant que les gens du monde sachent qu’il ne faut pas se hâter de regarder comme voué à une mort certaine un malade qui parait agonisant , cl par conséquent qu’il faut jusqu'au dernier moment lui prodiguer les soins de l’amitié et les secours de la médecine. Il est encore bon de savoir que bien des gon«, arrivés à cet état extrême , conservent jusqu’au dernier moment la faculté d’entendre et de comprendre, et que non seulement on doit craindre de laisser échapper auprès d'eux quelque parole indiscrète , mais encore qu’on doit toujours espérer qu’ils ressentent les dcruicrcs consolations qu’on leur donne.
AIGREURS. — On nomme ainsi les éructations aigres que quelques personnes éprouvent avant ou apres les repas. C’est une véritable régurgitation do liquides acides de l’estomac dans la gorge et dans la bouche , et qui est fort désagréable. Ce phénomène se rattache ordinairement à des maladies diverses de l’estomac. Quelquefois cependant les aigreurs ont lien sans que l’estomac soit malade : c’est ce au’on observe