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OREILLE (Ma! d'). — Il cet peu ou pluiûî il n'es { point de maladie qui , h gravité égale , occasionne des douleurs plus aiguës que l'inflammation de l’intérieur de l'oreille. Résultat ordinaire d’une température froide cl humide, do l'exposition de la tête nue à un courant d’air rapide, surtout lorsquvon est eu sueur, de la présence d'un corps étranger , de la disparition d’une opbtlialmie , de la suppression subite d’uue perte habituelle , contre-coup d'un mal de gorge, d'une carie dentaire, etc., elle aflëctc ordinairement les sujets jeunes et so montre plus souvent cher les personnes d'une constitution lympathiqun que cher, celles de toute autre constitution. Lorsqu'elle se déclare on éprouve d’abord une douleur peu intense, quelquefois mémo une simple démangeaison incommode. Cette douleur augmente au seul toucher de l'oreille, au plus léger mouvement des mâchoires, occasionne bientôt un violent mal de tète, des bourdonnements et des sifflements dans l’oreille, que le plus léger bruit, les efforts de la déglutition aggravent. Si l'inflammation est plus prononcée , aux symptômes précédents se joignent bientôt de la fièvre , une rougeur des yeux , une tuméfaction des glandes du cou, une sécheresse douloureuse de la gorge, une salivation abondante.
Quand cette inflammation est légère et se trouve liée à un mal de gorge, elle se dissipe aisément et comme d'clle-mémc en trois ou quatre jours ; mais si elle a gagné l’intérieur même Je l’oreille , chez un sujet jeune et sanguin, on est souvent obligé d’avoir recours à la saignée du bras , aux sangsues appliquées derrière l'oreille malade ou à l’anus, aux injections émollientes rendues plus calmantes par la décoction de pavot ou l'addition de quelques gouttes de laudanum , aux vésicatoires sur le cou ,
aux lavements purgatifs; et encore, on n'est pas toujours certain de prévenir la suppuration. Quand celle-ci est complètement formée , elle se fait souventjour au dehors par une sorte d’explosion qui soulage la personne ; mais quelquefois le pus ne peut s’écouler, faute d'issue, et occasionne de graves désordres par son accumulation. Chez les sujets lymphatiques , c'est-à-dire de^ tempérament mou et indolent, la maladie prend assez souvent une marche chronique et peut, en occasionnant la carie des osselets contenus dans l’intérieur de l’oreille, déterminer une surdité qu’il est toujours plus facile de prévenir que de combattre efficacement. C’est dans ces cas que l'application d’un vésicatoire au cou, ou d’un cautère au bras, et l’emploi des boissons amères sont indispensables : les premiers pour diminuer le travail de désorganisation de l’intérieur de l’oreille, lessecondespourchangcrl'ensembledclaéonstitution.
OREILLONS. — On donne généralement ce nom ou simplement celui de glandes, à certains gonflements inflammatoires des petites glandes situées derrière l’angle de la mâchoire, au-dessous de l’oreille, aux environs de la glande salivaire dite parotide , et parfois à l’inflammation de celte glande elle-même.
Les oreillons se manifestent tantôt d’un seul côté, tantôt des deux à la fois, ou bien d’abord à l’un, puis à l’autre; la tumeur qui en résulte parvient souvent là la grosseur du poing, ordinairemçnt elle est assez [douloureuse et gène presque toujours la mastication, quelquefois même elle l’empêche entièrement; mais en général celle maladie est assez bénigne, quoique toujours accompagnée d’une fièvre plus ou moins forte, et rarement elle se montre rebelle au traitement dirigé contre elle.
Les oreillons sont beaucoup plus communs chez te* enfants que chez les arandes personnes. Le tra-
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vail île la dentition, la répercussion ou le dessèchement «lu suintement des oreilles, le froid, l'humidité en sont les causes les plus ordinaires; quelquefmv aussi celte affection sévit d’une manière épidémique Le traitement des oreillons est ordinairement situ pie. On se contente en général de les frotter avec de l'huile de lin un peu chaude, ou bien on les recouvre d’un tampon de laine grasse, c’est-à-dire, ré comment coupée et chauffée. Ou peut très bien substituer à ces moyens des cataplasmes émollients, dei boissons tempérantes et portant aux urines, comme le* sel de nilre. Si la suppuration se déclare.ou la favorise par des cataplasmes rendus maluratifs au moyen d’un mélange d’un peu de saindoux ou d’ognons cuits sous la cendre; puis on ouvre la tumeurdans le point le plus bas, pour faciliter l’écoulement du pus ORGÊOLET. — Nommée aussi, en lermesfamiliers, pour ne pas dire triviaux, Compère-Loriot, celte afiection consiste en une petite tumeur inflammatoire, qui se développe dans le bord libro des paupières, ie plus ordinairement vers l’angle interne de l’œil- Celle petite tumeur est, comme Tes clous, d’un rouge foncé, très oullaminée et beaucoup plus douloureuse que ne peut le faire croire sa petitesse ; elle excite même souvent la fièvre et l’insomnie chez les personnes délicates cl sensibles.
Cette espèce de véritable furoncle se développe sans cause apparente ; on a cependant remarqué qu’il était assez fréquent chez les personnes qui se nournssent d’aliments Acres et irritants, ou qui abusent des liqueurs alcooliques. Quand il ne fait que commencer, et qu’il n’est encore que borné à la peau, on peut essayer d’en obtenir la résolution en appliquant sur lui l’eau froide et même U glace ; mais
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quand il est déjà avancé et que le tissn cellulaire est déjà envahi, on ne doit plus s’occuper que de favoriser la suppuration qui seule peut amener la guérison. Si l'inflammation est considérable et excite beaucoup de douleur , on bassinera les paupières plusieurs fois par jour avec l’eau de guimauve, ou mieux on les couvrira d’un cataplasme fait avec la mie de pain, le lait, la pulpe de pomme cuite, etc. Quanti l'inflammation est médiocre, une petite mouche d< diaehylon gommé accélère la suppuration et favorist l’ouverture de la tumeur, qu’il convient presque toujours d'abandonner h la nature.
Lorsque l’on voir blanchir le sommet de l’orgcolet, il ne faut pas se hâter de l'ouvrir , pour donner issue à la petite quantité de sérosité purulente qui se trouve entre le bourbillon et la peau, comme cela arrive dans tous les clous, il faut attendre que la peau s’amincisse autour du point blanchâtre, qu’elle se rompe et s'ouvre assez d'elle même pour laisser sortir avec le pus toute la portion morte du tissu cellulaire. Quand le bourbillon tarde à s’échapper, on le fait sortir en pressant doucement la paupière vers la base de la petite tumeur. Tous les symptômes ne tardent pas ensuite à disparaître ; le vide qui succède à la sortie du bourbillon se remplit et se ferme en vingt-quatre heures.
On voit aussi assez souvent la tumeur qui nous occupe sur certaines personnes scrofuleuses, et surtout chez celles qui sont très sujettes â l’ophthalmie et aux croûtes laiteuses de la tête et de la ligure Vu traitement composéde médicaments purgatifs, d’un régime doux, du repos absolu des yeux, surtout l’abstinence du travail à des objets délicats et à une lumière artificielle, guérissent ordinairement une pareille tendance h la formation de l’orgeolet. Quand