‹ Nouveau dictionnaire de santéChapitre 126 sur 197 · PAL · texte numérisé non relu

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dos membres, des pandieulalions, des pesanteurs et maux de létc, etc. Les règles sont presque toujours supprimées ou diminuées, et c’est surtout à leur époque que les symptômes s’exaspèrent.

Les causes des pèles couleurs sont souvent l’éta* de virginité, surtout lorsqu’à l’époque do la puberté la menstruation ne s'établit pas, ou qu’elle so fai» d’uno manière irrégulière. Après les vierges , les veuves y sont le plus sujettes : c’est ce qui a fait penser que cette maladie dépendait de l’inertie des organes génitaux , mais leà médecins ne sont pas d’accord à ce sujet. Quoi qu’il en soit, celte affection sc développe généralement sous l’inlluencede causes débilitantes, telles que la vie sédentaire et renfermée, le séjour dans des^ieux humides et malsains, la fatigue jointe à une mauvaise nourriture, les veilles, un chagrin profond et concentré, l’ennui, la jalousie, un amour contrarié, etc.

En général ccltc maladie est rarement dangereuse, quoique souvent elle soit de longue durée ; cependant, comme toutes les autres maladies chroniques, elle peut avec l« temps, mais dans des circonstances rares, produire l’inertie ou une grande irritation des organes digestifs, et donner lieu d’abord au marasme, et par suite à la mort.

Le traitement des pâles couleurs doit être en raison îles causes qui les ont produites et qui les entretiennent ; aiusi il faut débuter par rappeler les règles, si elles sont supprimées, ou en provoquer l’éruption chez les jeunes filles qui ne les ont point encore vues. Le* emménngogues et Ie« préparations ferrugineuses suffirent souveut alors pour amener la guérison. On trouvera au mot Règles tous les détails de ce traitement. Lorsque la chlorose paraît être due à des chagrins ou à une inclination contrariée, il faut se borner aus

moyens hygiéniques, aux distractions, s’abstenir de tout médicament jusqu’à ce que le temps ait émoussé ces affections tristes, et alors, pour l’ordinaire, il n’est plus besoin de médicaments.

Les pâles couleurs ne sont point un obstacle an mariage, qui peut même au contraire agir comme u i remède, quand la maladie dépend d’un amour contrarié, du veuvage et d’uu excès de chasteté. Mais tontelois il est de la plus grande importance que la malade ait atteint l'âge où le corps est bien développé, et que sa constitution ne soit point trop débile; car saus cela, <ui lieu d’èlre utile, le mariage viendrait aggraver la maladie.

Quelles que soient les causes des pâles couleurs, outre les médicaments, il est nécessaire d’avoir recours à un traitement livgiAique; ainsi les habitations xerout saines, aérées, et exposées aux rayons solaires, ;cs vêlements chaud», l'exercice modéré , les promenades à âne, en voiture, .et même à cheval, les aliments Nains, faciles a digérer, pris en petite quantité et rendus un |w*u excitants et toniques, le hou vin coupé avec deux tiers d’eau ferrugineuse naturelle ou factice, la danse, la musique, les amusements divers, les jeux un peu actifs, en un mot tout ce qui peut concourir ii distraite agréablement les malades. On retire également des elfets avantageux des liants d’eaux minérales pris à la source, tant par l’exercice et Ira distractions qu’il» procurant que par l'actinii tonique des eaux elles -mêmes, (ù-llrs qui sont le plus spécialement recommandées sont les eaux du Vichy, de Plombières, d'Eugliim, de l'assy.de Pyrmout, etc.

Les sighra qui font présager la guérison prorliaiue <lcs pâles coul urs sont les suivants : la peau se colore, ■ urlont la fier, le» yeux reprennent leur éclat , les «rces se rétihlisseul, etc. Il importe de ne pas casser

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tout h coup le traitement, lorsque la guérison est récente, mais on ne doit l'abandonner qu’avec lenteur et d’une manière insensible, et se préoccuper de la nécessité des conditions hygiéniques, jusqu’à ce qu’on soit à l’abri de toute rechute.

PALPITATIONS. — Les palpitations ou battements de creur se lient ordinairement à une affection organique de ce viscère, c’est-à-dire à une altération matérielle et conséquemment appréciable de sa mu formation; mais très souvent aussi elles sont l 'effet d'une disposition nerveuse ou d’une constitution détériorée, comme celles qui affectent les personnes dont la vie a été agitée, et qui sont restées longtemps exposées à des affections morales vives, mais surtout à de violents chagrins, et celles qu’on observe chez les individus convalescents de quelques maladies ayant exigé un traitement énergique, ou chez les jeunes filles non encore réglées et chlorotiques.

La première chose à faire dans le cas de palpitations purement nerveuses, très cunmuncs dans les classes élevées de la société, est assurément de faire cesser les causes morales qui les ont occasionnées. Mais ces causes une fois détruites, il arrive assez souvent que l’ellet persiste : on est alors obligé d’avoir recours à divers moyens , comme les boissons froides longtemps continuées, les applications sur la région du cœur de. compresses trempées dans des liquides froids ou arrosées d’éther, les antispasmodiques, tels .que l’opium, la digitale et la belladone. Ou a aussi retiré de grands avantages du sirup de pointes d'asperges, des tisanes fortement nitrées, des bains lièdes.

Leséjour à lacampagne, les voyages, lesdistractions morales, une pourriture légère, mais non débilitante, Aecendcnl puissamment l’cüetde ces divers moyens. Ou conçoit très bien que si les palpitations se liaient

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