‹ Nouveau dictionnaire de santéChapitre 139 sur 197 · SC B · texte numérisé non relu

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qtiide séro-purulent chargé de flocons albumineux. Le fond de l’ulcération se remplit de bourgeons aplatis ou peu développés ; ses bords sont violacés, découpés. Aussi, quand ils se cicatrisent, laissent-ils des traces très irrégulières. Ces ulcères occupent souvent plusieurs points de la peau à la fois, et, à mesure qu'ils se multiplient, la santé générale se détériore , cr la maladie devient générale.

Regardée longtemps , mais bien positivement à tort, comme pouvant se -oraraum'qi e- d'uue personne à une autre , celte maladie semble être un peu plus commune dans le sexe féminin que 1 ans le sexe opposé, se transmet assez facilcn .it p.„voie d’hérédité , et envahit quelquefois d^s famille» entières. Elle se développe au milieu d’un ensemble de causes qui frappent sur toute l’économie en la débilitant , sans qu’il soit toutefois possible de savoir la part que chacune d’elles prend à ce résultat général. Au nombre de ces causes se trouvent nécessairement uue mauvaise nourriture , l'usage des eaux bourbeuses , privées d’air , la malpropreté habituelle , l'habitation des lieux humides et mal éclairés , marécageux , l'entassement de la population ; aussi est-elle très commune en Holiande , en Pologne , dans les gorges des Alpes et des Pyrénées , dans les rues étroites des grandes villes , cl parmi les enfants des classes pauvres. L’expérience prouve aussi que les excès de tout genre , les travaux prolongés , l’abus du mercure , les affections syphilitiques négligées ont une part active dans son développement.

Ce que nous venons de dire des causes des scrofules doit faire pressentir de suite que la manière do vivre , le régime , doivent jouer un grand rèle dans leur traitement. Le temps n’csl plus où

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les rois , certains princes et quelques évoques jouissaient de la faculté miraculeuse de les guérir par la seule application de la main ; il faut aujourd'hui des moyens d'une appréciation plus claire. Ainsi , de même que dans le scorlml , la première chose il faire dans les scrofules, c'est de détruire les funestes effets d'une nutrition de mauvaise nature. Pour cela on éloignera le malade de toutes les causes qui ont agi sur lui d’une manière défavorable. On le fera donc sortir des lieux bas, humides, obscurs et souvent infectes dans lesquels il a passé sa première enfance. On l'exposera à l'action bienfaisante du soleil ; on le couvrira de vêtements de laine; on le nourrira de viandes rôties et grillées , île végétaux frais et cuits ; on lui donnera du vin généreux coupé avec l’eau ou une infusion de houblon , de gentiane , de chicorée , de futneterro ou de petite centaurée. On lui fera des frictions sèches ou aromatiques sur toute la surface du corps; on le lera coucher sur des matelas de foin ou mieux de fougère. Les bains de nier sont aussi très avantatigoux, ainsi que les eaux de lîarègcs , de Plombières Quant aux médicaments proprement dits, ils sont généralement pris parmi ceux qui passent pour avoir 1.1 propriété de stimuler les tissus blancs, comme l’iode et ses nombreux composés , aidés du «:rop antiscorbutique et du vin de quinquina. Mais dans l'administration de ces médicaments , il faut avoir égard à l’état de l’estomac , ets’cn abstenir ou en suspendre l'usage s'il y avait des signes évidents d'inllammation qui ne pourraient qu’augmenter sous leur influence.

SEVRAGE. — ,Le sevrage n'est autre chose que la cessation de l'allaitement naturel. Cette cessation doit être envisagée sous deux points de vue : la santé

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