‹ Nouveau dictionnaire de santéChapitre 152 sur 197 · TIC · texte numérisé non relu

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franco* ; telle autre y cède, pousse des cris et éprouve de véritables convulsions ; mais toujoms la figure exprime la douleur et prend un caractère qui ne lui est pas habituel.

Le tic douloureux, de la face, qu’on prend souvent pour un jnal de dents, et qui a effectivement avec ce qu’on nomme rage de dans, la plus grande analogie, surtout quand celle-ci dure quelque tetrq», peut effectivement trouver son point de départ dans une dent malade. Il est généralement très rare chez les enfants, et affecte de préférence les adultes, surtout les hommes d’un tempéramment nerveux, adonnés aux travaux de l’esprit, sujets aux affectious rhumatismales; sou traitement rationnel doit avoir pour base les réglés suivantes :

Est-il périodique? ce qui arrive assez souvent, on administre le quinquina, ou mieux le sulfate de quinine, comme nous l’avons dit an mot Fiivre ( Voyez ce mot); le sujet est-il fort vigoureux et sanguin? ou lui fait pratiquer une saignée. Si on a des indices marqués que la maladie tient à une dent malade, le sacrifice de cette dent sera nécessaire; enfin quand ces moyens, joints à l'opium pris à l’intérieur auront échoué, on pourra poursuivre la douleur par de petits vésicatoires, sur lesquels on déposera un, deux, et meme trois centigrammes d'opium, ou une ou deux gouttes de teinture de dalura stramonium ; on peut même donner, pendant uu certain temps, et plusieurs fois par jour, la teinture alcoolique de celte substance à la dose de huit à quinze gouttes ; on couvre aussi avec avantage la joue malade d’un cataplasme de pulpe de ractue de belladone. Enfin ou a été jusqu’à conseiller et pratiquer l’incision du nerf dont l'irritation cause tant de souffrances ; mais celte opération u’a vas toujours le succès qu’ou attendait; elle a même,

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dans quelques cas, été suivie d’accidents capables de détourner les chirurgiens prudents de son emploi. Aussi ne doit-on s’y soumettre que dans les cas extrêmes, et n’en confier, bien entendu, l’exécution qu’à un homme expérimenté.

TORTICOLIS. — Dans le langage ordinaire, on appelle de ce nom, soit l'immobilité du cou, soit l’inclinaison de la tête vers l’une ou l’autre épaule, que la cause eo soit dans une tuméfaction des glandes du cou, un rhumatisme de cette partie, ou dans une altération organique ou autre, tant des vertèbres qui entrent dans Ig composition du cou que des muscles qui leur communiquent le mouvement. Mais, en médecine, on applique presque exclusivement le mot de torticolis à la désignation de 1a difformité assez commune qui résulte de la dernière des causes que nous venons d’indiquer, c’est-à-dire de l’altération des muscles qui meuvent la tète latéralement. Or, ces muscles peuvent être affectés de trois manières: par un rhumatisme, par une paralysie, par une contracture spasmodique.

Quand c’est par un rhumatisme , la personne éprouve une douleur plu» ou moins vive, qui, eu est continuelle, et alors le mouvement l’augmente , ou cesse quelquefois, et alors le repos l’éveille ; mais, dans tous les cas, le cou est maintenu immobile par la crainte des douleurs qui accompagnent toute espèce de mouvement. Ce genre de torticolis est ordinairement de courte durée, coïncide souvent avec de semblables douleurs dans les épanles ou dans les reins , et se guérit par les moyens applicables aux affections rhumatismales aigues, par exemple, par l’application d’un large cataplasme laudanisé autour du cou.

Dans le torticolis par paralysie des muscles qui meuvent latéralement la tète, cette dernière est incli-

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née du cété sain, bien entendu, et il est facilede la ra^ mener à sa situation naturelle, sans causer de douleur» au malade ; mais dûs qu’on cesse de la maintenir, elle reprend aussitôt sa direction vicieuse. Ce qui le caractérisé surtout, c’est que les muscles paralysés sont mous, ne sentent rien et ne font aucune saillie. Ou le combat par les moyens appropriés au traitement delà paralysie en général. (Voyez ce mot.) On a bien pensé a rétablir l'équilibre entre les muscles, en coupant celui qui, faute d'antagonisme, attire la tète à lui ; mais on a été arrêté par la crainte que le muscle paralysé guérissant, l’autre ne se trouve, par le fait même de sa resection, dans l’impossibilité de lutter avec lui.

Enfin, le torticolis qui résulte d’une contracture, ou <1 un défaut de développement des muscles, est géuéralement connu sous le nom de torticolis ancien ou chi unique. Il se reconnaît à la saillie ou à la dureté du muscle affecte, qui est nécessairement celui du côté où la !■ le incline. On a longtemps essayé de le guérir par des machines qui tendaient à ramener la tète dans sa b mne direction, en allongeant forcément le muscle trop court ou rétracté; mais le résultat de ces estais a rarement été satisfaisant, et aujourd’hui on coupe r.; muscle. C'est une véritable conquête de la chirurgie moderne. La crainte qu’on pouvait avoir que ce muscle étant coupé, celui du côté opposé n’attirât la tête à lui, est démontrée ne pas être fondée , les deux bouts du muscle divisé sc réunissant par une snbs-anre intermédiaire qui supplée au défaut de longueur du muscle, sms nuire â >a contractilité.

1 1,1 — ( Voyez rtncin: , Catarrhe , Fluxios dk

poitmxe, Asthme, etc.).

I AANSPORT. — ( Voyez Délire , Folib , Dé-

*E!»CE , etc. ),

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