‹ Nouveau dictionnaire de santéChapitre 154 sur 197 · TA R · texte numérisé non relu

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Toute* les reines superficielles du corps sont sujettes à deveuir variqueuses ; cependant celles des jambes et des cuisses y sont plus particuliérement exposées. Rien n’est plus commun que d’observer au ventre, aux cuisses et aux jambes des femmes qui ont fait beaucoup d'eniants, des varices résultant de l'obstacle que le sang a éprouvé de la part de la matrice remplie du produit de la conception. Les personnes qui, par état, travaillent debout, en sont rarement exemptes, tels sont les imprimeurs, les blanchisseuses, les boulangers, les décbircurs de bateaux; chez ces derniers, l'humidité dans laquelle ils ont constamment les jambes plongées vient aggraver les effets de la position. L’habitude de porter des jarretières audessous du genou favorise la tendance qu’ont bien des [■ersonnes s être affecte** de varices aux jambes. La jarretière, en effet , comprimant les veines sur un corps dur comme les os de la jambe, ces veines ne peuvent pas fuir celte compression comme -elles le feraient au dessus du genou, où les muscles étant plus épais offrent moins de résistance.

Dans la généralité des cas, les varices ne sont pas une maladie grave ; cependant, lorsqu’elles sont grosses • et nombreuses, et surtout compliquées de gonUeuietll ou mieux d’engorgement, elles constituent une infirmité assez incommode; elles occasionnent même quelquefois des douleurs insupportables quand on a beaucoup marché ou qu’on est resté quelque temps debout, et ces douleurs ne sc calment que par le repos et la situation couchée Mais ce qu'il y a de dangereux, c’est que l'état d’irritation constante des membres fait dégénérer la moindre blessure en ulcère, et l’engorgement de la partie, la distension des phispetites veines rendent la cicatrisation longue et difficile.

Une foule de moyens ont été mis eu usage de

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temps immémorial, pour guérir les variées accessible» a la \ ne. Elles guérissent cependant quelquefois d’elleimèmes par la cessation seule des causes qui lesavaieut occasionnées; c’est ce qui arrive, après l’accouchement, aux varices survenues aux jambes dans le cours de la grossesse. Dans quelques cas, les paquets variqueux, irrités, distendus outre mesure, s’enflamment et se bouchent complètement, ou bien encore le sang, dont le cours est incessamment ralenti dans les vaisseaux dilatés et privés de ressort , s’y coagule et les varices se transforment en cordons durs, compactes, définitivement imperméables.

Mais, de tous les moyens proposés, le plus habituellement employé et par lequel on commence toujours, c'est la compression. On s’oppose ainsi à l’accroissement des varices des extrémités du corps, et l’on diminue le volume de la partie gonflée en détruisant la cause morbifique et en exerçant sur toute l’étendue du membre une pression méthodique, uniforme, permanente, faite avec un bas de peau ou de coutil lacé, ou avec une longue bande roulée dont on enveloppe tout le membre qui doit être uniformément comprimé. En employant habituellement ce moyen mécanique, on remédie au gonflement de la partie et l'on .prévient la formation d’ulcères variqueux qui menacent toujours sans cela.

Lorsque la totalité du membre affecté de varices est soumis à ce mode de traitement, les veines dila-j tées s'effacent, la circulation se rétablit et l’engorge-i ment ainsi que la douleur disparaissent. Il u’est pas def meilleur moyen de guérir les ulcérations des parties inférieures produites ou entretenues par l’état vari jt queux du membre; mais, quelquefois,aus<itôt que 1 k compression cesse d’avoir lieu , les varices reparais* - •**>», la douleur revient l’eneorgement se reproduit

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