AU
rice fille-mère; on préférera également celle qui *wt à son second et même à son troisième enfant. Une nourrice ne doit pas être réglée, doit éviter soigneusement tous les excès, se nourrir d’aliments succulents, et se soustraire autant que possible aux grandes secousses morales. Les femmes de la campagne sont, en général, sous ce rapport , dans de meilleures conditions que celles des villes.
Quand une mère ne veut ou ne peut nourrir son enfant, ni le confier à une nourrice étrangère, ou que l’allaitement naturel , déjà employé , devient tout à coup impossible, on a recours à l’allaitement artificiel. Cet allaitement se fait de deux manières : en donnant directement à l’enfant la mamelle d’un animal domestique, ou en lui donnant le lait de cet animal dans un vase quelconque. Le premier moyen était fort usité autrefois, et c’est la chèvre qui avait généralement la préférence. Comme ce genre d’allaitement est fort assujétissant . on préfère donner le iait de vache. Ce lait doit être pris sur un animal bien portant et trait trots fois par jour. Les premiers jours, si l'enfant n’a pas encore tété, on le donnera coupé par moitié avec de l’eau, au bout de quinze jours on le coupera seulement au tiers, et après cette époque, on pourra le donner pur; mais il faut toujours préalablement le faire chauffer au bain-marie, et on pourra, chaque fois, y ajouter un peu de sucre. Quant à la manière de le présenter à l’enfant, le biberon est préférable à tout autre moyen, parce qu’en exigeant une succion, il détermine une légère sécrétion de salive qui rend le lait plus facile à être digéré. Les forces de l’enfant augmentant, on arrive peu à peu à une, deux, trois et quatre crèmes de riz , de fécule , de gruau dans les vingt-quatre heures; mais on doit éviter les bouillies épaisses dont les nourrices ont la mauvaise habitude