ZON
paraient puis exposés; l’été et l’automne sont le* saisons où elle se déclare le plus souvent.
Le zona n’affecte ordinairement qu’une moitié du corps, surtout le côté droit. 11 débute par un sentiment de chaleur, de fourmillement et même de prurit â la peau , où ne tardent pas à se montrer plusieurs taches rouges, les unes distinctes et séparées, les autres réunies, de forme irrégulière, sur lesquelles on aperçoit dès le début, l'apparence vésiculeuse. Ces vésicules se développent et grossissent comme de petites perles ; entourées d’une rougeur vive, bicutôt elles deviennent troubles et laiteuses, cl sont entièrement opaques vers le quatrième jour de leur apparition, puis s’ouvrent cr donnent issue h un liquide séreux , trouble qui se dessèche pour former des croûtes légères , brunâtres; d’autres s'écorchent, fournissent une exhalation abondante et laissent après elles des cicatrices. £n somme totale , la maladie peut durer un mois.
Cette maladie n’est jamais bien grave; elle a seulement cela de désagréable, que la douleur qu'elle occasionne persiste, alors même que tous les symptômes extérieurs ont disparu. La diète, le repos , l'usage des boissons délayantes , l’eau de veau , la limonade tarlareuse suffisent ordinairement pour l'amener & guérison. Cependant quand l'inflammation est très vive, que les douleurs sont intenses le sujet jeune et vigoureux, une saignée devient utile , ainsi que les bains tièdes d'eau de son ou de guimauve. On calme assez bien les démangeaisons avec des compresses imbibées d’eau blanche ; et, •'il existe des ulcérations, on se trouve bien de les panser avec des compresses trouées enduites de cérat saturné ou opiacé.
APPENDICE
Désirant rendre noire ouvrage ausssi utile et aussi complet que possible, nous avons cru devoir y ajouter quelques notions de pharmacie à l’usage des gens du monde, et indiquer ici un assez grand nombre de formules de remèdes ou médicameuls , tant internes qu’externes , dont l’usage est le plus ordinaire, le prix modique , et la préparation aussi facile que celle des aliments. ,
La médecine, devenue de nos jours beaucoup plus simple et plus rationnelle qu’elle ne l'a été à toute autre époque, a rejeté du nombre des moyens de guérir une quantité immense de remèdes et de recettes composée.-, et cela au grand avantage des malades. En effet, l’expérience a démontré qu’il en est des médicaments comme des aliments, les plus simples sont les meilleurs, et de même que la nourriture la plus naturelle est la plus saine, et produit les corps les plus robustes, de même aussi, la médication la moins compliquée est celle qui guérit le plus souvent et le plus sûrement.
Il ne faut doue pas s’attendre à trouver ici ce long fatras de formules compliquées que l’on rencontre dans les auciens ouvrages de médecine, outre que leur emploi, comme nous venons de le dire, est presque toujours plus nuisible qu’utile , leur préparation exige aussi nécessairemeut des connaissances chimiques toutes spéciales , que nous ne devons pas attendre de ceux pour qui principalement nous écrivons cet ouvrage. La simplicité , l’utilité et le hou marché, voilà noire unique but.
APPENDICE
Outre les médicaments proprement dits , la plupart des substances qui subvieuuent aux besoins les plus vulgaires de la vie peuvent aussi devenir des remèdes et rendre d'importants services à la médecine , lorsqu’ils sont employés dans des circonstances et des proportions favorables.
Nous pouvons citer de préférence.