MOUTARDE
La moutarde , prise en petite quantité , ne produit aucun effet funeste ; elle stimule, au contraire, les estomacs paresseux , et relève , au besoin , le goût et môme les forces digestives; mais l’abus de ce condiment i ’ e l’e'tomac, et peut déterminer des infiain-
138 APPENDICE
lions mainteuses et mêmes mortelles : il faut être très
er rrvé dans son usage.
!li cduite en poudre, la graine de moutarde constitue peie ce qu’on appelle farine de moutarde , rncdicaaéari scellent , d’un usage journalier et d'une efûcaayiuoeontestable. On s’ea sert pour saupoudrer des inésecoames qu’on rend, par cette adJition, irritants, linu pon appelle cataplasmes sinapisés. On les applique s qplus' souvent aux extrémités inférieures; ils y attisent le sang, y déterminent de la rubéfaction et même de la vésication. C’est un puissaul moyen dans les affections comateuses, cérébrales et gastro-intestinales.
Appliqués sur le siège d’une goutte, d’un rhumatisme ou d’une affection dartreuse répercutée , les sinapismes rétablissent l’affection dans son siège primitif , et détournent aiusi le danger qui menaçait un organe important.
Les bains de pied* auxquels on ajoute de la farine de moutarde et quelquefois aussi du vinaigre, agissent comme dérivatifs, et sont employés avec succès contre les maux de tète, les congestions, les inflammations, les maux d'yeux, les esqninaneies, etc.