VÉSICATOIRES
Les vésicatoires ordinaires se composent d’une empêtre de poix sur laquelle oo élenJ une légère couche de cantharides. L’usage de ce révulsif est trop commun pour qu'il soit nécessaire de nous y arrêter.
Tour établir un vésicatoire, on rase la place si cela est nécessaire; on la lave avec du vinaigre, puis on applique l’emplâtre vésicant, en le chauffant uu peu par le dos on le rend collant et l’on peut en appuyant dessus quelques moments, le faire exactement adhérer à la peau, en sorte, qu’il n'y a plus à craindre qu’il se déplace et lorme plusieurs cloches en divers points. On pose par dessus l’emplâtre uue ou deux petites compresses carrée, ployées en plusieurs doubles, puis ou lise le tout à l’aide d’une bande roulée autour du Lias. Quand il a produit son effet, ce qui arrive au bout de douze à quinze heures, ou lève l'appareil avec précaution, on crève l’ampoule pour faire couler l’eau et ou enlève légèrement la peau; puis on pause avec une feuille de poirée ou de papier brouill ird enduite de beurre ou de cérat; les jours suivants pour entretenir le vésicatoire on enduit alurs la feuille avec une pommade au garou ou aux cantharides; enfin, quand ou veut le faire sécher, on n’emploie plus que le beurre ou le cérat.
Le vésicatoire que l'on nomme volant ne diffère du précédent «pi’en ce qu’on ne le fait pas suppurer et qu'il ne reste en place que le temps suffisant pour produire la rubéfaction de la peau.
Il est un autre vésicatoire dont l'effet est beaucoup plus piompt que celui qui contient des cantharides, c’est une pommade composée d'axonge et d’ammoniaque, et appelée pour cela pommade ammonicale. On en fait un emplâtre que l’on applique comme le précédent. Au bout d'une demi-heure et quelquefois
moins, l’ampoule est formée. On panse comme à l’ordinaire. Si l'on ne veut déterminer que la rubéfaction, on ne doit laisser ce vésicatoire en place que dix à quinze minutes.