CAUTÈRE
Tout le monde sait qu’on désigne sous ce nom, un petit ulcère artificiel qu’on développe le plus ordinairement au bras, et dont on entretient la suppuration comme un moyen dérivatif pendant un temps plus ou moins prolongé.
Quoiqu’il y ait divers modes d'appliquer le cautère, c’est ordinairement et même presque toujours, à la potasse caustique connue dans le commerce sous le nom de pierre à cautère que l’on a recours. "Voici comme l’on procède :
On prend un grand morceau de diachylon gommé de la grandeur d'une pièce de cinq francs percé dans son centre d’une ouverture de la forme et de la grandeur d’une lentille et on l’applique sur l’endroit ou l’on veut établir un cautère ; puis ou place sur l’ouverture un morceau de putasse de la grosseur d’un petit pois, et on le recouvre d’un second morceau de diachylon un peu plus grand que le premier et que l'on a soin de faire adhérer parfaitement aux partie sur lesquelles on le place. On assujettit le tout avec une compresse et une bande et au bout de six à sept heures l’escarre et formée. On l’incise en croix avec la pointe d’un instrument tranchant, ensuite on applique un cataplasme émollient par dessus la plaie, puis lorsqu’au bout de quatre à cinq jours l’escarre est tombée, ou place un pois d’iris ou un pois ordinaire dans la dépression qui en résulte. On recouvre le lotit avec une feuille de lierre, une compresse et une bande et on renouvelle le même pansement tous les jours jusqu’à ce que l’on juge convenable de laisser secher
APPENDICE
le canlère. Pour cela, il suffit de ne plus mettre de pois, et la cicatrice ne tarde pas à se faire.