SANGSUES
I.a sangsue employée en médecine est une espèce de ver aquatique, à saug rouge, de couleur brun-lonce', marquée de deux raies longitudinales d’un jauue verdâtre sur le dos, et de deux autres sur les côtés : sa tête, plus pointue que son extrémité postérieure, est garnie d’une espèce de disque charnu, au fond duquel se trouve la bouche armée de trois petites mâchoires ou dents dures très aiguës à l’aide desquelles elle fait une piqûre et y suce le sang avec sa bouche.
Pour affamer les sangsues ou les rendre plus avides, on les tire de l’eau une ou deux heures avant de les appliquer; après cet intervalle, on rougit la partie en la Irottaut avec un morceau de linge, et on l'humecte avec du lait ou de l’eau sucrée, ensuite on met toutes les sangsues dans nu verre à liqueur, qu’on renverse sur la partie où elle doivent s’attacher.
Quand ou appliqne les sangsues sur les paupières, les lèvres, les gencives, etc., et qu'on craint qu’elles n’aillent piquer les organes voisins, on les saisit l’une après l’auire avec les doigts ou avec un linge, et ou les présente à la peau par leur extrémité buccale. Ou peut encore les appliquer à l’aide d’nn petit tube eu verre, dans lequel on les introduit successivement.
Pour ôter les sangsues, on ne doit jamais les arracher avec violence, de crainte de déchirer les plaies et de les enflammer ; on les fait tomber eu leur jetant sur la tète un peu de tabac, de poivre ou de sel ; mais elles se détachent pour l'ordinaire d elles-mêmes, quand elles sont gorgées de sang.
438 APPENDICE
Lorsqu'on veut enore faire saigner les plaies après la chuie des sangsues on les expose à la vapeur de l'eau chaude, ou on les lave à l’eau tiède, ou bien encore, on y applique des ventouses comme nous le dirons dans l'article ci-après.