AIN-U
:rs fractures voisines îles articulations , il < onvient de faire exécuter quelques mouvements, aussitôt que ie! solidité du cal et la ces>ation du goidlement infiamma-/ loire le permet tent. Dans tous les cas , on doit évite’-' de prolonger l'immobilité absolue au-delà de ce qui est rigoureusement nécessaire.
L'aukylose existe-t-elle? I.es bains tiède* prolongés, les friclious onctueuses, les douches, le massage, les immersiuns des membres dans les décoctions gélatineuses, dans le sang des animaux récemment tués, les eaux minérales sulfureuses chaudes , et surtout des mouvements incessamment répétés, avec P attention de les étendre de plus en plus par de continuels efforts, tels sont les moyens qu’il convient d'employer.
Enfin on donne quelquefois le nom d'ankylose à une immobilité d'une articulation, celle du genou , par exemple, occasionnée non par la soudure des os , mais par le raccourcissement de quelques uns des muscles qui les font mouvoir. La section des muscles est un moyen que la chirurgie moderne oppose cflicacement a ce genre 'd’ankylose. (Voyez Orthopédie. ) ANl’S ( maladies de/’). — Ces maladies sont généralement d’une assez grande importance et réclament presque toujours les secours de la chirurgie : abandonnées à elles-mêmes, loin de marcher vers la guérison, elles finissent presque toutes par occasionner des douleurs atroces et laisser des infirmités incurables : quelquefois même elles se terminent par la mort.
Des articles spéciaux devant être consacrés aux mots hémorrhoïdes , fistules , rétrécissement, cancer, etc.,, nous nous bornerons ici à renvoyer à ces divers articles, afin de ne pas faire double emploi APHONIE (Voyez Voix , extinction de).
APHTES. — On donne eu nom a de petits ulcères superficiels blanchâtres m>> ce développent sur les
pallies intérieures de la bouche et sur la langue, el qui sont accompagnés d’une chaleur brûlante. Le Muguet des nouveaux nés , n’est qu’une espèce particulière d'aphtes confluents et rapprochés, [Voyez ce mot).
La pousse des dents chez les enfants, celle des dents de sagesse chez les adultes, l’arrachement d’une dent gâtée, des écarts de régime , l'abus des stimulants des spiritueux, les préparations mercurielles, le froid, l’humidité, les variations athmosphériques , les produisent assez facilement chez les personnes qui y sont disposées. Les femmes en sont plus souvent atteintes que les hommes; ils surviennent principalement en automne, et sévissent d’une manière plus dangereuse sur les enfants élevés dans les lieux bas, privés d'air et de soleil.
Chez rions les aphtes sont presque toujours une maladie légère et passagère. Elle cède promptement à un régime sobre , la diète aux potages et aux bouillies, une tisane d’orge, nu gargarisme à l’eau d’orge avec un peu de sirop de mures, quelques bains de pieds , un peu de repos.
S’ils sont plus considérables et plus opiniâtres, un gargai isme fait avec une décoction de ronces et de quinquina, un grarame.de borax pour 300 grammes de liquide ( un grand verre ) , 60 grammes de miel rosat el une quinzainede gouttes d’acide sulfuriqueréussit à merveille.
Lorsqu ils s excorient, on les touche avec un j.elit pinceau de charpie trempée dans du miel rosat additionné de quelques gouttes de laudanum et d’acide sulfurique : il est même quelquefois nécessaire de les toucher avec la pierre infernale.
APOPLEXIE. — L’apoplexie, généralement désignée sous le nom de coup de sang , est une maladie ii ceneau qui consiste effectivement en une conges-
ttoQ sanguine, avec ou sans hémorrhagie dans cet organe, et que caractérise une privation subite, violente, plus ou moins complète du sentiment et du mouvement, sans toutrfois , si l’attaque n’est pas mortelle , que la respiration et U circulation soient suspendues.
Cette affection , uue des plus terri liles, puisqu’elle peut tout à coup et sans signes précurseurs , frapper de moit l’homme qui jouit de la meilleure santé, et , quand elle ne le tue pas , le priver de l'une de ces trois facultés, penser, sentir, se mouvoir, et quelquefois de routes les trois à la fois , est plus propre aux hommes qu'aux femmes , compte les trois quarts de ses victimes «le trente cinq a soixante ans , et attaque de préférence les sujets d’une constitution sanguine, à tête volumineuse, à cou court, à larges épaulés, à cœur volumineux et rebondissant. Les causes prédisposantes s trouvent ordinairement dans l'étude, les chagrins, le défaut d'exercice, une nourriture succulente, la goutte, une perte «anguine subitement arrêtée, le passage brusque d’un air vif et froid à un air chaud et concentré.
D'après la dcfimlion que nous avons donnée de cette grave affection, on voit qu'elle peut offrir deux formes qui ne sont, h vrai dire, que deux degrés du même état ; l'une de tes formes est la simple congestion cérébrale ou coup de sang , l’autre est une véritable hémorrhagie avec rupture de la substance même du cerveau, c'est l’ apoplexie proprement dite. Lu premier atteint ordinairement les personnes sujettes à des vertiges : tout à coup un étourdissement plus fort que de aoulume se manifeste et est suivi d’une perte de connaissance et de l'abolition des mouvements volontaires auxquelles l'ajoutent quelquefois des convulsions ; état qui se dissipe souvent au bout de quelques lieurei. La véritable apoplexie frappe au contraire, d*m