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la plupart des cas, d'une manière brusque et instantanée , ses progrès sont rapides ; elle arrive en peu d’instanls à son plus haut degré d'intensité, et s’accompagne toujours d’un trouble quelconque du sentiment et d’une paralysie plus ou moins complète qui , dans quelques cas, peut être compliquée de convulsions, sans qu’il s'amasse aucune ccume autour de la bouche, ce qui la distingue essentiellement de l’épilepsie.
La première chose à faire pour une personne frappée d'apoplexie, c’est de la débarrasser des vêtements qui pourraient gêner la circulation, de la placer h un air libre sur un plan incliné , la tête plus élevée que le tronc , de lui placer les pieds dans l’eau chaude et de lui ouvrir immédiatement la veine du pied ou du pli du bras, ou de lui appliquer des sangsues derrière les oreilles , mais mieux encore au fondement , de lui appliquer des ventouses scarifiées au cou , de lui appliquer sur la tète des compresses trempées dans l’eau froide ; enfin de lui administrer un fort purgatif comme un verre d’eau de sedlitz double , niais jamais de vomitifs qui déterminent des secousses plus propres à aggraver le mal qu'à en atténuer les effets.
Ces divers moyens réussissent quelquefois, mais très souvent aussi ils sont infructueux , et le malade succombe ou reste paralysé. ( Voyez pour le traitement de cet effet consécutif, le mot Paiulysie). Quant aux moyens propres à empêcher ou à diminuer l’afllux du sang vers le cerveau , en un mot de prévenir l’apo- .plexie , ils consistent , pour les personnes pléthoriques 'sujettes aux étourdissements , à pratiquer de temps à autre, une saignée au liras ou à appliquer fréquemment des sangsues au fondement , à vivre sobrement , à tenir le ventre libre par des lavements ou des boissons purgatives, à entretenir soigneusement les hémorrhagies naturelles, à se modérer dans les travaux du cabinet et à éviter tous les excès.
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ASPHYXIE. — L 'asphyxie est la mort apparente «mi réelle occasiouuée par la suspension ou l'abolition ■le la respiraiion, ou pour parler plus correctement , par la privation d’air respirablc; ce même état, occa- -lonué par l'inspiration de par. impropres à l’entretien de la vie , constituant plutôt un empoisonnement ■pi’une asphyxie.
L’asphyxie survient lentement ou tout à coup. Dans le premier cat , l'individu privé d’air, éprouve une gêne plus ou moins grande delà respiration, de là ■les bâillements, un état d'angoisse difficile à supporter, un malaise général , un affaiblissement de la faculté de sentir, de mouvoir et même de penser, et bientôt perte de connaissance ; la respiration no consiste plus alors qu'en mouvements peu sensibles de ■le resserrement et de dilatation de la poitrine , et la < irculation qu’eu battements du tu-nr que la main perçoit à peine ; de la , un affaiblissement considérable du pouls, et la cessation de tout phénomène propre à l’acte de la respiration.
C’est alors qu'apparaissent les effets d'un commencement de plénitude des vaisseaux sanguins : la face , les mains et les pieds se colorent en rouge violet; il sur vient souvent un écoulement de sang par le nez , ou de larges taches violacées sur la longueur des membres ; enfin la circulation s'arrête, la chaleur du corps baisse et s'éteint tout à fait s’il y a mort réelle. Dans le cas d'asphyxie subite, la respiration étant complètement, suspendue de prime abord, les fonctions du cerveau et du cœur s’ai relent pn-.-qn aussitôt et la mort suit de près; dans ce ras, la ligure s'injecte immédiati-meut;
1 individu se livre à de violents efforts respiratoires, est dans une anxiété extrême et bientôt tombe dans l'affaissement le plus complet.
La première chiee qui Irappe dans une personne
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qui vient d’ètre asphyxiée , c'est la coloration rose, ou violacée des diverses parties de son corps, et qui ne peut pas être expliquée par la position déclive qu’elle aurait prise en tombant. Ses yeux sont ordinairement très saillants, brillants et fermes; la bouche est tantôt dans l’état naturel, tantôt exprimant la souffrance, rt souvent remplie d’écume sanguinolente. Quand elle es' suivie de la mort , le cadavre se raidit bientôt et le reste longtemps, liais ce qu’il importe de savoir pour secourir une personne asphyxiée, c’est que plus elle l’a été lentement plus on doit avoir l’espoir de la rappeler à la vie. Quant à la nature des s< cours à donner, ils varient nécessairement suivant la cause de l’asphyxie ; examinons les cas les plus fréquents.
Asphyxie par le froid.: Ou dépouille l’individu de tous ses vêlements; on le frotte dans la neige , puis on .e place dans uu bain froid dont on élève peu à peu la température, jusqu’à ce qu’il soit chaud. Une fois que le corps commence à se réchauffer, on le place daus un lit bien sec , on administre uu lavement irritant , et des boissons acidulées et toniques aussitôt que la déglutition est possible.
Asphyxie par la chaleur : Ou place la personne daus un lieu frais, un la déshabille, on lui administre un lavemeut salé , des boissons acidulées , on lui fait une saignée soit au bras, soit mieux au cou; ou bien ou lui applique force sangsues derrière les régions temporales.
Asphyxie par le charbon : On enlève d’abord la personne du lieu où elle a été asphyxiée; on l’expose au grand air, la tête élevée ; on asperge le visage et la poitrine d’eau vinaigrée froide ; on frictionne tout le corps avec des flanelles imbibées de liqueurs alcooliques; on irrite la plante des pieds, la paume des mains et tout le trajet Je la colonne vertébrale a'ee
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une forle brosse tle crm. On fait res|iiiei du tort vinaigre et même île l'ammoniaque, on lui insuffle de l'air dans la poitrine. Si les moyens sont insuffisants, un pratique une saignée au pied on au cou ; s'ils sont fructueux , ou place la personne dans un lit chaud . or. Un donne quelques cuillerées d’un vin généreux et quelques lavements d'eau salée.
Asphyxie par submersion (noyés) : On fait d’abord apporter le corps dans un lieu plus commode s'il est j possible que le bord de la pièce d’eau de laquelle il a été extrait ; là ou le déshabillé, on le couvre de laine de la tète aux pieds; on le couche la tète haute lotip>urs un peu sur le côté droit. On se garde bien de chercher à lui faire rendre en le suspendant par les (lieds, l'eau qu’il pourrait avoir avalée; on le réchaulfe, mais lentement et progressivement en promenant sur ses diverses parties, une vessie remplie d’eau tiède , ou des sachets remplis de cendres chaudes ; on lui insuffle de l’air dans les poumons en exerçant de légères compressions sur la poitrine et le bas-ventre; on titille les lusses nasales, et si le corps se réchauffe, et que la figure reste rouge et injectée , ou pratique une saignée au bras ou au cou ; on donne un lavement irritant et quelques laissons acidulées. I.e galvanisme et l’cleclricitè peuvent aussi être employés.
Asphyxie par strangulation ( pendus , étranglés ) ; Apres avoir coupé le lien qui a servi à la strangulation, an se comporte comme nous v enons de le dire pour les noyés ; mais la saignée au cou est plus indiquée que dans aucun autre cas.
Asphyxie par su ffocation : C’est celle qui arrive par la présence d’un corps étranger dans les voies aériennes. Si le corps est dans l’ésophage , on tâchera de le pc lisser dans l'estomac au moyen d’une baleine garnie d’une 'épongé fine et huilée d'mi porreau. S'il est dans