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pourraient la comprimer, on lui fera mettre les peids dans un bain chaud aiguisé avec une pelletée de cendre; on pourra lui appliquer des veulouses sèches entre les épaules ou sur la poitrine; enfin , donuer de temps à autre quelques cuillerées d’une infusion de tilleul dans laquelle on fait entrer un peu de laurier-cerise ou quinze à vingt gouttes d’éther. Quand l’accès commence à perdre de sa force , que les crachats demandent à couler, on favorisera ce mouvement naturel par l'administration de quelques boissons chaudes, comme le polygala de Virginie, l'ipécacuanha à faible dose.
L’ignorance absolue dans laquelle nous sommes sur les causes de l’asthme, fait de suite prévoir que sa guérison doit-être difficile, et qu'il est presque impossible d’établir à son égard un traitement rationnel. Seulement ce que nous savons des circonstances au milieu desquelles il se développe ordinairement, doit faire pressentir qu’il peut dans quelques circonstances être modifié ou même enrayé dans sa marche par un changement d'habitation, de régime, de manière de vivre.
Ainsi , dans les saisons froides et humides les asthmatiques leront bien de se tenir chaudement, de porter de la laine sur la peau, de ne pas surtout s’exposer aux brouillards, de tenir dans la chambre où ils couchent des vases remplis d’eau chaude dont l’évaporation empêche l’air d’être trop sec. Les frictions sèches faites sur les diverses parties du corps, l’exercice jdans le milieu de la journée, les distractions peuvent jaussi devenir fort utiles. Restent les moyens véritableiment médicamenteux.
i Ces moyens sont presque tous pris parmi les narcotiques et les anli-spasmodiq ues, comme l’opium qui s’administre ordinairement en pillules à la dose d’un ï cinq centigrammes par jour; le Datura stramonium qui se donne en extrait à la même dose. Quelques per-
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sonne- pu fument avec avautage les feuilles seules ou unies au tabac. Les anti-spasmodiques sont le mu-r, le rastorénm qu'on peut donner seuls ou unis aux narcotiques. Les divers excitants et une foule de moyens conseillés par les charlatans et avidement accueillis pur les peu* crédules, doivent être mis de côté; mais les vésicatoires et les cautères portés à demeure ont souvent retardé ou rendu tftoins violents les accès.
AVORTEMENT. — (loi /es fausse couche.)
DEC DE LIÈVRE. — On appelle ainsi la difformité qui résulte de la division d'une des levres en deuv parties. Ce nom lire son origine de la ressemhlanee qu'on a cru trouver eulre la lèvre supérieure aiusi divisée et celle du lièvre et du lapin chez lesquels cette disposition est ordinaire.
Les enfants peuvent naître avec rette difformité, c'est même le cas le plus commun : c’est ce que l’on appelle bec de lièvre naturel, ou bien il peut être le résultat d’une plaie ou d'une perle de substance de la lèvre, on le nomme alors bec de lièvre accidetiul.
On distingue ces deux variétés de bec de lièvre, non seulement aux circonstances commémoratives, mais encore à la naluie de la pelliculcqui recouvre les bords de la division : celle pellicule ressemble à celle qui recouvre le bord rouge des lèvres, quand la difformité a été apportée en naissant ; et c’c-t une véritable cicatrice, lorsque le bec de licvre est une maladie accidentelle.
Le hcc de lièvre naturel affecte toujours la lèvre supérieure, et la fente se présente le plus souvent au dessous de l'ouverture nazale gauche, et il est fort raie même qu’elle se trouve placée sur la ligne médiane.
La difformité peuloccuper toute l’épaisseur et toute la
hauteur de la lèvre ou n’être que partielle. Daus Je premier cas il n’existe qu’un sillon ou enfoncement descendant du bord iuférieur del’ailedu nez jusqu’à la partie libre de la lcvre. Ce n’est là qu’une ébauche de la maladie. D’autres foisla lèvre n’offre qu’une division de quelques lignes de hauteur au dessous de son bord libre; mais il est plus ordinaire de rencontrer les divisions complète: Quelquefois la lèvre offre deux divisions,c’est ce qui constitue le bec de lièvre double; on observe dans l’intervalle une portion charnue placée dans la cloison du nez. Celte partie est tantôt arrondie, tantôt allongée, quelquefois aussi longue que les autres parties de la lèvre, généralement beaucoup plus courte.
Le bec de lièvre, soit simple, soit double, peut se compliquer de dispositions vicieuses des os et des dents. La voûte du palais peut offrir daus toute sa longueur 1 et sur la ligne moyenne une ouverture plus ou moins ' large qui fait communiquer la bouche avec le nez.
Lorsque le bec de lièvre est accidentel, il peut affecter 1 une ou l’autre lèvre et offrir les dispositions les plus variées et les plus bizarres. U est inutile de s’y arrêter.
Le bec de lièvre constitue une difformité qui peut être portée au point de devenir repoussante. Lorsque la fente des lèvres est double, et qu’il y a une saillie considérable des os et des dents, la bouche a une expression hideuse ; le nez est aplati et quelquefois les narines offrent tin écrasement tel que le bout du nez ramené en arrière semble rentrer dans l’intérieur. La difiormité qu entraîne le bec de lièvre augmente encore pendant le rire et la prononciation.
Le bec de lièvre est non seulement une difformité, mais il apporte encore un trouble notable dans la piononciation et dans la mastication des aliments; s’il y a complication de division de la voûte du palais, les incoilvénieuts sont plus graves; tous les aliments li-
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quides et solides s'échappant parte nez. î.orsque c est la levre inféiieure qui ‘■si divisée, la salive, ne pouvant être retenue dans la bouche, s'écoule continuellement, et la déperdition de ce fluide nécessaire à la digestion , ne tarde pas à produire nu ainaigriscment considérable , et par suite de graves accidents si l’on l a point recours a des moyens convenables pour y remedier.
Ce n'est que par une opération que l'on peut guétir le bec de lièvre. Au moyen du bistouri ou des ciseaux on avive les bords de la division de la lèvre puis ou les rapproche et on les maintient dans un contact parfait à l'aide d’une suture entortillée et d’un bandage contentif, de manière à ce qu’ils se réunissent au m yen d’une cicatrice linéaire. Ou lève cet appareil au bout de trois à quatre jours et on soutient la cicatrice encore tendre par des tours de baude. Au bout de sept à huit jours ou abandonne le malade à lui-même.
Si c’est sur un enfant que l’opération a etc pratiquée ; on aura soin d'éloigner tout ce qui peut excitei son impatience. On évitera les pleurs, les cris, le rire, l’étonnement; on veillera à ce qu’il ne touche point à l'appareil; ou le nourrira d’aliments liquides qui n’aient pas besoin d’être mâchés, tels que du bouillon, des potages avec des fécules, de la semoule, etc.
Lorsque le bec de lièvre s'accompagne d’un écartement peu considérable des o&du palais, eet'e difformité disparaît peu à peu après la guérison de la fente des lèvres. Il en est de même de la déviation et de la mauvaise direction des dents. Mais lorsque ces vices de conformation sout considérables, il est alors nécessaire de repousser, au moyen d'un bandage compressif ou enlever avec les pinces incisives cette portion non de niveau. Il faut également replacer, au moyen d’une compression méthodique, lesdenls mal disposées, ou les extraire si elles devaient faire obstacle è la guérison
BÉG.
BÉGAIEMENT. — Hésitatioo, difficulté de parler plus ou moins prolongée, convulsive et saccadée de certains mots ou syllabes difficiles à prononcer, ou bien encore arrêt ou suspension complète de la voix, au milieu d'inutiles et violents efforts pour parler, efforts qui peuvent aller jusqu’à la suffocation.
Le bégaiement présente uue foule de nuances, soit d’intensité, soit de caractère; mais quel que soit son degré, il ne laisse aucun doute sur son existence, et ce vice de prononciation frappe au premier abord l’oreille la moins délicate. Quelquefois ce vice est à peine sensible et la bègue s’en rend aisément maître ; mais il peut être une infirmité des plus pénibles, pire que le mutisme complet, et de nature à réagir d’une manière on ne plus fâcheuse sur le moral et l’esprit de l’individu affecté. Dans le plus grand nombre de cas cependant les bègues, après uu certain nombre de répétitions de la même lettre ou de la même syllabe parviennent a s’exprimer et jouissent ainsi, quoique avec peine, des bienfaits de la parole.
Le plus souvent nul dans l’enfance, le bégaiement se révéle d’uue manière plus positive à l’époque de la puberté; alors son inteusilé est proportionnée à la susceptibilité des sujets et au développement de l'intelligence et des besoins; il décroît à l’âge mûr à mesure que le moral se calme et s’émousse" pour décroître cncere ou cesser même entièrement dans uu â"e avancé. b
tx plus ordinairement les bègues n'éprouvent aucune difficulté, soil à chanter, soit à dire des vers, particulièrement les alexandrins ; cependant cette rè^le nestpas sans exception; il y a des bègues, mais bien rare», qui |c sont même en chantant.
dieu n’est plus obscur que la cause du bégaiement. On a tour à tour invoqué le volume trop considérable
•le la langue, la petitesse absolue ou relative de aon trwu charnu, l'épaisseur, la brièveté ou la longueur du lilel, la division de In luette, le mode d'implantation ■les dénis, les altérations organiques du cerveau, etc. i.r» nombreuses circonstances ne sont, il faut eu convenir, que de simples coïncidences fortuites et excès .Mvemeul rares.
Dans l'état normal des organes de la parole, et du tant le silence, la langue est appliquée par sa fact supérieure contre la voûte palatine et le voile du palais; sa base est soulevée, et la pointe est placée der» rirre les dents incisives supérieures. Lors d« la prononciation d’un mot, la langue lait un mouvement d'abaissruieut qui permet la production du son vocal, |>ar le larjnv, et plusieurs autres mouvements pour les articulations qui entrent dans la conslrbclion du mot; tout cela se passe dans un instant indivisible, et il y a simultanéité entre la volonté de parler et l'exécution de la parole.
Chez les bègues , au contraire , au moment où ils vont parler, la langue au lieu d'ocruper une position elevée et de toucher par sa pointe à la face postérieure des dents incisives supérieures, et par sa face libre à la voûte palatine, sc tient abaissée au niveau de l'arrailr dentaire inférieure-, et séparée de la voûte palatine par un espace plus ou moins considérable, d’où il suri que pour articuler ou modifier le son vocal , Jans cetie situation, la langue ne peut que s’élever et se porter en avant; et, obéissant brusquement à co mouvement volontaire, elle oblitère le conduit vocal et inpéche ainsi le son d’arriver, et la parole de s’effectuer.
Le bègue , irrité par celle difficulté, agile fortement sa langue et fait des efforts pour rétablir l'harmonie entre l’émission du son et les mouvements nro-
près à son articulation C’est alors que parfois ses effort» se prolongeant inutilement , il éprouve tous les phénomènes d'un afflux de sang vers la tète, des tiraillements douloureux d'estoraae, des nausées, un sentiment de strangulation qui cessent par le silence et le "établissement parfait de la respiration.
La méthode la plus simple à appliquer au traitement du bégaiement consiste à changer la position défectueuse de la langue et à lui donner celle des personnes qui parlent sans hé i ter, c’est-à-dire à l’appuyer contre le palais. Il faut ensuite lire lentement et en prononçant toutes les syllabes en mesure et en radence. Dès que l’on éprouve lin arrêt ou une simple hésitation, comme cela tient à la position vicieuse de la langue, il faut y remédier en relevant de nouveau ret organe Le bègue doit arriver à prononcer toute espèce de syllabe et de mot la langue ainsi collée au palais; il y réussit après un temps plus ou moins long, suivant le degré d’intelligence et le degré de souplesse ou de docilité des organes de la parole ; mais la prononciation, ainsi formée est fort altérée, elle est empnlàe, comme on dit.
L'expérience a appris que ce défaut disparait à mesure que le bègue devient plus certain dp ses mouvements. En effèt, l’empâtement ne vient pas seulement de ce que la langue est appuyée contre le palais, mais de ce que le bègue ne sait pas lui imprimer dans celte position nouvelle les mouvements néce saires. Lorsqu’il est parvenu à la bien maintenir en prononçant n’importe comment, il s’applique à lui donner1 dans celte position des moqvemenLs plus énergiques , qui cependant tiefla déplacent pas entièrement, mai* qui laissent passage à l’air, en diminuant d’autant eet empâtement qui disparait peu à peu. Au reste, la règle invariable, infaillible, est celle d’articuler le plus net-
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leinenl possible, eu detacliatit du palais la langue le moins possible. En suivant ces préceptes, le bègue, au bout de peu de temps pourra parler sans bégayer; mais il ne doit pas pour cela cesser ses exercices; an MDtraire, il doit les prolonger pendant plusieurs mois, autrement la guérison pourrait u'étre fias durable.
L'énergie de la volonté est la condition la p us essentielle du succès; il importe de la concentrer exclusivement sur l'objet du traitement. Ce (pii prouverait que daus le traitement ce qu’on a définitivement pour but c’est bien moins de corriger les mouvements de la langue que de la mettre d'accord avec le cerveau chatge de lui commander. Le temps nécessaire pour une cure complété est variable , mais la durée du trailemcut dépend beaucoup moins de l’intensité de la maladie que du degié d'énergie et de la tournure de l’esprit de cl aque sujet. Les plus longs traitements n’excedent jamais quelques mois, et il n'est pas rare d'en voir qui sont terminés au bout de quelques jours ou même de quelques heures. C,'esl ce qui arrive quand le bègue, à qui on apprend qu’eu appuyant la langue conlie le palais ou surmonte aussitôt la difficulté , pénétré promptement de cette vérité, y place toute confiance , et des lors sur de ne point bégayer, se trouve immédiatement guéri.
Quant aux opérations qu’on a dernièrement proposées et mises à exécution, pour régulariser, par la section de quelques uns de scs niuclcs les inouremeuts de la langue, accueillies avec plus d’enthousiasme que de raisou, elles sont aujourd hui complètement abandonnées et n’ont servi qu'à prouver combien il est impudent d'en venir à des moyens extrêmes quand rien ne les justifie.
BERLUE. — On donne ce nom à certains troubles, à certaines illusions du srns de la vue dont la causa