‹ Nouveau dictionnaire de santéChapitre 26 sur 197 · BOU · texte numérisé non relu

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la boulhssure est le premier indice d'une hydropisie commençante, et alors elle inéi ile la plus sérieuse attention, surtout chez les personnes atteintes d 'obstructions, d’anévrismes du cœur, etc. (voyez ces mots). On observe pai fois une bouffissure partielle, à la joue, par exemple , à la suite de fluxion inflammatoire et souvent cette intumescence extérieure est l’indice d’un abcès qui siège plus ou moins profondément (voyez fluxion ).

BOURDONNEMENT ( d'oreilles ). — Tintement, perception illusoire par l’oreille d’un bruit mutant celui que font les insectes en volant, ou bien encore le roulement d’une voitme, le pétillement des flammes, ie tintement des cloches, le chuchollemcnt , etc. Cette affection dépend tantôt d'une disposition accidentelle de l’intérieur de l’oreille, comme un rétrécissement du conduit auditif, l’accumulation de la matière appelée cérumen , l’occlusion du conduit particulier allant aboutir de l’oreille à l’arrière-bouche, et qu’on nomme trompe d’Eustache, une tumeur, un petit corps , un insecte introduit dans l’oreille ; tantôt elle provient de ce que le sang se porte avec violence à la tète, comme cela arrive pendant la fièvre, dans quelques maladies du cœur, et dans cet étal de rcplétion sanguine connue sous le nom de phlëlore; enfin elle peut dépendre d’une perversion nerveuse sans cause appréciable: elle est alors une véritable hallucination de l’ouïe.

Les personnes très nerveuses sujettes à des attaques de nerfs , entendent souvent ces bourdonnements. Dans certaines indispositions, surtout lorsque l’on est sur le point de se trouver mal, on éprouve un tintement d’oreille particulier; c’est aussi un phénomène nerveux. Il se montre encore dans l’aponie des mourants. Lorsque le bourdonnement est dû à nue disposition accidentelle de l'oreille, il faut s’attache' à

faire .iisparailre la cause physique du mal- Xuusavoux >)it qu il était quelquefois le signe d une trop gruude i bouda iice de sang à la tête; il s'accompagne alors de rougeur à la face, d'étourdissement, surtout quand on 'f baisse , d'éblouissements , de maux de tète, etc. : U -aignée ou l'application des sangsues à l'anus, les baius de pieds, lessiuapisnies et tous les dérivatifs, soûl alors indiqués dans ce cas.

BOURSES (Maladies des). — On désigne vulgairement sous ce nom l'organe chargé de la sécrétion de la semence, ou testicule et ses enveloppes. Les maladies qui peuvent les alfecter sont surtout l'inflammation, l'atrophie , le sarcocéle , l’hydrocèle et le varicocèle ; des plaies, de> ulcères, la gangièue, des dartres, peut eut aussi les atteindre ; mais sans présenter rien de Lieu particulier, encore pour ces dernières alfectious, nous renv oyons lu lecteur aux articles généraux ; horuons-uous ici à leur inflammation.

Elle peut n'envahir que les enveloppes du testicule, ou s'emparer de cet organe lui-même : dans le premier tas, la maladie est un véritable érysipèle phlegmoneux, caractérisé par la rougeur de la peau, sa tension et surtout un gonflement qui s’étend quelquefoisjusqu'à la peau de la verge : la marche du mal est rapide, et on le voit parfois se terminer par la gangrené; cependant les malades guérissent soutint , quelque effrayants que puissent paraître les symptômes. L'inflammation du testicule lui- même prend le nom d orchite. Ses caraclètes sont les suitanls : il existe de la chaleur, le testicule est tuméfié et devient le siège d'une vive douleur qui se propage à l’aine, en suivant ce qu'on appelle le cordon testiculaire ; la peau des bourses n’est pas rouge et ne participe pas à l’inflammation. Celte affection reconnaît pour cause des coups, des chutes, les contusions, le froissement de

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