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poils ordinaires et contribuent quelquefois à rendre la chevelure plus qelle et mieux fouruie qu’elle ne l’était auparavant.
CANCER. — Cette inaladi", aussi terrible daus ses résultats qu’elle est inconnue dans son essence même, est sut tout caractérisée par une ulcération qui étend de plus en plus ses ravages, soit en profondeur, soit en superficie, ayant été précédée d'une induration de la partie annonçant une dégénérescence (le tissu, et finissant par déterminer une. altération de la constitution geuéiale qui se trahit par une maigreur extrême et une teinta jaune de la peau. Affectant de préférence les st-ins, les testicules, la matrice cl la peau de la figure, die laisse toujours supposer chez ceux qui eu sont affectés uue prédisposition intérieure, sans l’inQuence de laquelle toutes les eauses extérieures ne pourraient pas la produire, frappe plus particulièrement sur les personnes de lempéraiumeut bilioso-nerveux , en proie à des passions tristes et à des chagrins, et se montre à peu près aussi fréquemment daus un sexe que dans l'autre.
Ou distingue deux périodes bien marquées dans la marche du cancer : l’une de bénignité, l'autre de malignité. Daus la première , qui constitue ce qu’on nomme squirrhe , on sent seulement une induration , mais il n’y a pas ou presque pas de douleurs, et la tumeur n’occasionne souvent d autre inconvénient que celui qui résulte de sa présence au milieu des tissus sains. Daus la seconde, qni survient à une époque tout à fait indéterminée, la nlaladie se présents- généralement sous la forme d’une tumeur dure , inégalé, bosselée, circonscrite ou diffuse , sans encore de changement de couleur à la peau, mais faisant déjà ressentir a des intersalles plus ou moins rapprochés, turtoiA s'il affecte une uartie très sensible, comme le sein, la
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figure, des douleurs laucinaules qui augmentent progressivement en fréquence et en intensité. Cette tumeur ne tarde pas à perdre sa consistance , la peau qui la recouvré, longtemps mobile, finit par devenir adhérente, prend une teinte rouge, puis livide et enfin se fendille par place laissant échapper une matière sauteuse, jaunâtre ou brunâtre. Les bords de cette ulcération sont durs , inégaux , renversés , sa surface est inégale. Dans les périodes avancées de la maladie il s’écoule une assez forte quantité de sang par les vaisseaux ulcérés , et les douleurs lancinantes deviennent continues.
Le pronostic du cancer est toujours fâcheux. Il est pourtant des circonstances qui peuvent en faire varier la gravité. On conçoit par exemple que, toutes choses égales d’ailleurs, les sujets jeunes auront plus de chances de guérison que les individus âgés, le cancer affectant les glandes de l’aisselle, du cou, du sein sera moins sûrement et moins promptement mortel que -elui du foie, du cerveau , de l'estomac et même que celui de la matrice. Enfin , celui qui se sera déclaré sous l’influence d’une cause extérieure offrira moins de danger que celui qui tient évidemment à une cause interne.
Le traitement du cancer est local ou général. Examinons d abord les moyens locaux. Dans le début de la maladie, surtout s’il y a apparence d’inflammation, on tait très bien de couvrir la partie malade de sangsues et même d’y revenir souvent, en même temps qu’on emploie les cataplasmes émollients de farine de graine de lin, de fécule de pommes de terre, arrosées , soit d une décoction de têtes de pavot, soit de laudanum.
A , ÜlaîeU/ USt 3U contraire dolente , i| est plus pruent de la frotter avec une pommade, soit mercurielle, 1 y nodate de potasse, et de la maintenir cous-
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tammcnt routertc d’un emplâtre dit de Vigo. Quand tes douleurs sont extrêmes les cataplasmes faits avec les feuilles de morelle, de ciguë, de jtisquiame, de belladone, sout d'un puissant secours pour les calmer. Mais si ces divers moyens rendent la maladie plus supportable, ils sont incapables de la guérir, aussi ni-ou chère lié des moyens plus efficaces comme de llètrir la tumeur par compiession , ou de l'enlever directement, soit par les caustiques, soit par l’instrument tranchant.
La com| radon dont on fait grand bruit aujouril’hui asail déjà cté employée par les anciens. Klle Lut être douce, égale sur tous les points , le linge, la charpie, la peau rbamoisée, cl tout ce qui se durcit par la pression ne conviennent pas pour l'exercer; l'agaiic coupé en feuilles minces , égales, sans nodosités, est regardé comme la substance la plus propice. Les bandes qui servent à le maintenir accolé sur la partie doivent être en toile ou en percale, mais sans ourlet ni Couture. Quelles que soient d'ailleurs les substances employées pour exercer la compression, les pièces comprimantes ne doivent laisser cuire elles aucun intervalle dans lequel les 1 1* sus échapperaient à leur action. Quand on a obtenu quelques succès de ce mode de traitement , il ne faut pas le cesser brusquement, mais en continuer encore modérément l’empl i pendant un certain temps L'expérience n’a malheureusement pas mis sou efficacité hors de doute; bien plus, quelques praticiens craignent qu'il ne devienne dangereux en déterminant une inflammation qui pourrait amener la dégénérescence carcinomatcuso de la tumeur. ‘
La cautérisation n’est indiquée que dans les cancers superficiels , peu étendus, sans inflammation vive, quand ils ne siègent pas an voisinage d’organes im-
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portants. Il est aisé de prévoir que son emploi ne peut qu’exaspérer les tumeurs trop, volumineuses pour être emportées en une seule fois, et rlélcrminer dans ces cas des douleurs auxquelles peu de malades résisteraient. 11 n’en est pas de même de leur enlèvement au moyen de l’instrument tranchant. Si ce moyen ne sauve pas toujours les malades, il leur offre beaucoup plus de chances qu’aupun autre. Reste le traitement général du cancer. Ce traitement repose sur l’usage interne et longtemps prolongé de quelques médicaments narcotiques et fondants comme la ciguë, l’aconit, le datura-stramonium, l’acide arsénieux ; mais on sait malheureusement h quoi s’en tenir sur l'efficacité de semblables moyens. De combien de malades n’ont ils pas trompé l’espérance 1 heureux ceux qui en reconnaissent promptement l'insuffisance, et invoquent assez tôt les ehances qu’offre l'enlèvement complet de la partie malade ! dussent-ils, dans les cas malheureusement si fréquents de récidive, être obligés d’y revenir une seconde, même une troisième fois.
CAN1TIE. — Changement de couleur des cheveux et des poils qui deviennent blancs. Dans la vieillesse la blancheur des poils est une conséquence naturelle des progrès de l’igc. Dans quelques cas un pareil état est congénital puisque des enfants portent en naissant des mèches de cheveux blancs ; dans d’autres circonstances, la canitic est accidentelle, et so déclare chez de* sujets jeunes h la suite de maladies ou très aiguës ou très longues, de douleurs permanentes à la tète, des travaux assidus de l’esprit, des excès en tous genres, des vives impressions morales telles que le chagrin, la frayeur, eiC. Elle est alors susceptible de guérir par les memes moyens que la valvatie ( Voyex ce mot ) et surtout en rasant la tête ou les places ldanches h plusieurs reprises et en faisant en meme