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aug .îentent peu à peu à mesure que la sérosité s'j accumule. Dans le troisième degré , la peau et les ■ chairs sont désorganisés, quelquefois même charbon - - nés , il se forme des névroses plus ou moins étendues , et il s’établit une suppuration abéndante qui entraîne avec elle des lambeaux de chair souvent frappés de gangrène.
En général, une brûlure du premier degré n’est pas dangereuse et se guérit en quelques jours , surtout si elle n’est pas étendue. Une brûlure du second degré n'est dangereuse que dans les cas où elle a une grande étendue et où les parties affectées jouissent d’une giande sensibilité. Mais la brûlure du troisième degré est toujours une maladie grave et souvent dangereuse; car indépendamment de troubles généraux qui surviennent lorsqu’elle est étendue, et qui produisent quelquefois la mort, ellea encore l’inconvénient, lorsqu’elle siège sur des parties visibles, de laisser souvent des cicatrices difformes.
XJue multitude de moyens ont été recommandés dans les brûlures superficielles. Mais entête de tous les autres, nous n’hésiterons pas à placer l’eau froide on mieux encore l’eau de Goulard, .qui agissent à la fois en calmant la douleur et en combattant l'inflammation. 11 est merveilleux de voir combien les douleurs diminuent rapidement sous l’influence de ce moyen. Il a de plus 1 avantage de pouvoir être employé dans le cas où l’épiderme a clé enlevé. Mais pour être utile, pour éviter même du danger dans l’emploi , il faut avoir soin de ue pas laisser l’eau s’échauffer, et d'en continuer 1 usage pendant plusieurs heures après l’accident. La meilleure manière de l’employer est incontestablement de plonger la partie brûlée dans le liquide froid i ; mais on conçoit que toutes les pat tics du corps ne permettent pas ce mode d’emploi, il faut
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..lors arroser incessamment la partie brûlée avec le même liquide , au l’envelopper de compresses qui en seraient imbibées et qu'on aurait soin d’bumecter souvent.
Lorsqu’il existe des cloclies, on les perce avec une épingle ou la pninle d'une laneelte , en deux à trois places, pour faire écouler la sérosité, sans enlever l’épid erme, puis on emploiera les remèdes adoucissants, caliuauts, anodins, sous forme d'emplâtre. Le eérat , qui est uu mélange de rire et d’huile , auquel on mêle de l'opium ou du laudanum liquide, lorsqn’il y a une grande irritation, est le moyen qui convient le mieux pour remplir l'indication qui existe alors, en avant >qm cependant de continuer l’usage des compresses d’eau froide ou d'eau de Goulard par dessus l’emplâtre de c<rat , ou découvrir la partie d’émolliens si elle est 1res eullamroée
Si la brûlure est du troisième degré, comme on ne peut pas bien connaître, au premier abord, quelle est son étendue, on couvrira toute la partie, soit décompresses imbibées d’eau de Coulard, soit de ratapla-mes faits avec la farine de lin ou la guimauve. Ces moyens simples aident puissamment à apaiser les douleuis et à préparer une bonne suppuration qui facilite la rhnte des escarres. Lorsque l’on aperçoit quelques partielle .rellesci prêtes à se détacher, on les coupe aseiî di s , ciseaux, eu évitant de les tirailler de peur d’irriter la plaie, ensuite on traite comme une plaie ordinaire.
Pendaut la formation de la cicatrice , il faut avoir soin de donner a celte partie ou à celles qui la forment, la position la plus convenable pour empêcher .es adhérences, prévenir la difformité et maintenir la partie dans son état naturel. Aussi, en thèse générale , il faut maintenir les parties dans le plus grand degré d’extension possible.
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Dans les brûlures petites et superficielles, le traitement doit se borner à la partie brûlée. Il n’en est plus de même quand le feu agit sur une grande étendue ; on doit alors prescrire des médicaments internes et modifier le régime du malade. On se trouve bien, dans les premiers moments, de potions calmantes et anodines; ou ordonnera une diète sévère, l’usage des boissons adoucissantes, des lavements émoliants, quand il sera possible de les administrer. On insistera sur ce régime sévère jusqu’à ce que la crainte des accidents inflammatoires soit passée. Si, malgré cela, ils se développaient avec intensité, il faudrait avoir recours aux émissions sanguines. Mais on ne doit jamais perdre de vue que le malade aura à supporter une longue maladie, qu’il sera soumis à une abondante suppuration, et qu’on doit craindre de l’affaiblir de manière à ce qu'il ne puisse suffire aux perles qu’il aura à subir.
CACOCHYMIE. — Cette épithète si souvent employée autrefois est actuellement tombée dans une sorte de désuétude. Néanmoins on dit encore quelquefois un tempérament cocochyme , pour désigner quelqu’un de malsain et d’aflaibli plus encore par l'infirmité ou la maladie que par l’àge.
Outre les moyens spéciaux indiqués par le genre particulier d'inGrmité ou de maladie dont est affecté l’individu cacochyme, moyens exposés dans le cours de cet ouvrage, nous allons donner quelques conseils généraux aux personnes qui méritent ce nom.
Elles doivent se préserver soigneusement des vicissitudes atmosphériques, et cependant ne pas négliger de faire chaque~jour un exercice convenable. Leur corps doit être vêtu de laine et de flanelle; leurs sor-
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lies ne doivent s'effectuer qu'au milieu du jour et jamais pendant la fraîcheur humide du matiu ou du soir. Ors (ridions sèches, Lvldiniqucs ou spu ilueuses sur le- membres, répétées chaque jour, avec la main, une Irosje douce, une flanelle imprégnée de vapeur de benjoin, etc., leur seroul fort utiles. Un régime sobre et cependant très restaurant, quand d'ailleurs il n'y a pas de contre-indication présenicepar l’ctat de la poitrine ou des organes digestifs; 1rs gelées animales, un peu de vin de Bordeaux au repas, point de café à l’eau ni de liqueurs spiiitueuses..., voilà les principales règles de conduite qui leur seront prescrites.
Ce n’est qu'en s’entourant de soins et en observant attentivement les règles d’une saine hygiène, que. les personnes cacochymes pourront se gai anlir des souffrances qu'elles ne manqueraient pas de s’attirer par un régime de vie mal réglé.
CALCUL. — ( Voyez imhuie.)
CALLOSITÉ o» CA LUS. — On désigne sous rcs deux noms des duretés, des épaississements de la pc.ui qui surviennent dans les parties qui sont exposées à des frottements ou à des pressions continues. Celte dilformilé est produite par des couches depidertne superposées et durcies; elle se rencontre aux talons, à ta piaule des pieds , chez les grands marcheurs ; aux ■nains , chez les ouvriers qni manient des corps durs; nu bout des doigts, chez les personnes qui jouent des instruments à corde ; aux genoux, chez les individus que leur profession force à se tc.iir longtemps à genoux.
Les callosités diminuent on abolissent la sensibilité des parties sur lesquelles elles sedcveloppent, et peuvent par conséquent empêcher l’exercice du toucher, quand les doigts en sont le siège; ils peuvent dans
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quelques cas donner lieu à des douleurs assez vives, j Les moyens propres à détruire cette incommodité, Isont d’abord de cesser complètement de s’exposer aux causes qui l’ont fait naître, puis ensuite on enlève les callosités couche par couche à l’aide d’un rasoir, après des avoir ramolies préalablement an moyen de hauts l'eau tièdesimple ou chargée de principes émollian's, telles que l’eau de guimauve, l’eau de son, etc ; d autres fois, on les use avec de la pierre ponce ; cette dernière pratique est surtout en usage dans les bains orientaux.
CALVITIE. — Chute des cheveux «u des poils. Cette affection à qui l’on donne également le nom d’ Alopécie, peut dépendre de causes nombreuses et variées, telles sont la plupart des maladies aiguës et chroniques, les violents maux de télé, la vieillesse, un état valétudinaire cachochyme, les chagrins, les passions, le libertinage, otc.
Le véritable traitement de la calvitie est encore à signaler; la plupart des remèdes proposés pour faite pousser les poils sont illusoires, et ces prétendus spécifiques si vantés par les charlatans ne méritent aucune confiance et sont presque toujours nuisibles. Les esprits sages doivent se borner à combattre les causes qui ont provoqué et produit la calvitie , puis après cela le moyen le plus assuré pour empêcher qu’elle ne devienne complète, et pour mieux réussir à la réparer est de raser tous les poils, et de répéter plusieurs fois cette opération à mesure que les cheveux repoussent. Il résulte de cette pratique deux avantages; le premier, c’est que la racine petit être maintenue eu vigueur avec une quantité de suc nourricier qui eût été insuffisante pour nourrir un cheveu très long; le second, c’est que par une section répétée, les petits poils finissent par acquérir le volume et la consistance de»