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pelée Nécrose, qui sert a désigner l’étal d’un os ou d'une portion d’os privé de la vie ; mais elle en diffère essentiellement. Pour donner une idée de la différence qui existe entre ces deux affections, on a comparé la Carie à une ulcération des parties molles du forps et la Nécrose à la gangrène de ces mêmes parties.
La carie des dents n’étant pas de la même nature que celle des os, on en traitera à part {V oyez Dents.). La carie des os peut survenir à la suite de coups, de chutes ou d’autres violences extérieures, ou bien même sans causes directes ; mais dans tous ces cas il existe eu général une cause interne , un état particulier et maladif du corps, tel que les scrofules, les rhumatismes, la goutte, le scorbut, la maladie vénérienne, la petite vérole, etc. [V oyez Scrofules, Rhumatismes, etc.)
La carie scrofuleuse est la plus commune de toutes; elle attaque souvent les enfants, sans toutefois épargner les adultes; c’est surtout aux os du pied et de ia main, aux genoux, au coude, aux vertèbres, qu’elle se montre; rarement elle atteint le milieu des os longs, tels que ceux de la jambe , du bras , etc. Les symptômes que nous allons décrire se rapporteront principalement à cette variété de la carie. La marche du mal est en général assez lente. Des douleurs sourdes et permanentes se font d’abord sentirdans l’os malade, et lorsqu'elles 6ont dues à une cause vénérienne, elles augmentent surtout la nuit; les mouvements de l’articulation voisine deviennent douloureux. L’os affecté présente une tumeur circonscrite, immobile, un peu douloureuse; on peut la sentir avec la main lorsque le mal est superficiellement placé.
Dans ce dernier cas 1. peau et les parties molles sousjacentes ne tardent pas à rougir et à s’enflammer. La tumeur augmente , elle devient molle, pâteuse; en la
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louchant eu a !a sensation d'un liquide; du pus s’est en effet amassé à son centre; bientôt en un point elle prend une teinte violette et s’ulcère; uu liquide purulent, sanieux, fétide, de mauvaise nature, s'écoule; la petite plaie, au lieu de se fermer comme dans les ai res ordinaires, continue h donner issue à uue hument claire , de mauvaise odeur, qui présente quelquefoii des ptrcelles d'os catié Souvent les linges qui la recouvrent sont teints en noir; cela arrive surtout lorsqu'on se sert , pour les pansements, d’un cérat ou d'un onguent contenant des préparations de plomb. Si on introduit dans la plaie une longue aiguille à pointe mousse nommée stylet, on peut pénétrer dan» un petit trajet futultAix nui conduit jusqu’à l'os malade; si en pousse alors l'instrument plus avant, on pénétré dans la substance osseuse et on éprouve en même temps une très légère résistance et la sensation d’une foule de petits filaments d'os qui se rompent facilement. Ce signe est caractéristique de la carie. Lorsque l’os malade est situé profondément comme cela arrive pour les vertèbres de l'épine du dos, pour le bassin , les symptômes que nt.ns avons décrits sont plus obscurs; le plus souvent on ne peut pas sentir de tumeur; le pus qui se produit est obligé pour se faire jour mi dehors, de suivre un long trajet ; il vient enfin soulever la peau , qui devient llucluante et former ainsi un abcès qu'on a nommé abcès par congestion Le traitement de la carie est général ou local. Le traitement général consistai combattre, par les moyens usités la disposition générale maladive, rause du mal, telle que le vice scrofuleux, vénérien, goutteux, etc ( Voyti ScaorvLis , Mai.vdiis vehérienkes , etc.; Quelquefois celle médication est suffisante pour aider la nature à l'élimination de la carie. Celle-ci se convertit en nécrose, l'os s'exfolie d'une manière sensible