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un mouvement brusque, une fausse position, les mouvements de la danse , de l’escrime et surtout de la natation en sont ordinairement cause.
On soulage la douleur vive que cause la crampe, par l’extension du membre, la pression du lieu douloureux, le massage, le? frictions sur la peau avec la main, une llanelle, une brosse douce, du coton isiprégné d'huile et de laudanum, des bains lièdes, etc. Les émissions sanguines sont également fort utiles chez les personnes d’un tempérament sanguin et pléthorique.
CREVASSE. — On appelle ainsi les fentes légères ou ulcérations peu profondes de la peau , le plus souvent linéaires, quelquefois radiées. Les parties le plus fréquemment atteintes sont les pieds, les mains, les lèvres , etc. Les causés les plus communes des crevasses, sont le froid et la malpropreté. Les meilleurs remèdes à employer contre cette légère affection, sont une chaleur douce, des onctions avec la moelle de bœuf , le cérat , le beurre de cacao , la pommade de concombres , l’huile d’olives ou d’amandes douces, et généralement toutes les applications grasses.
Les mamelons des nourrices sont sujets h de petites crevasses assez douloureuses et qu’on attribue à l’avidité du nourrisson lorsqu’il suce avec trop de force. Divers moyens ont été proposés pour prévenir cette affection : d’abord des lotions avec du vin tiède ou tout autre tonique pour fortifier et raffermir le tissu de la peau ; mais le plus efficace consiste dans l’cm ploi des bouts de sein, cela ne peut être révoqué en doute. Les crevasses une fois produites, c’est au mu cilage de semences de coings, au beurre de cacao, è I onguent populeum et même au cérat simple qu’il faut avoir recours tant que la partie est enflammée.
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faut aToir recours tant que .a partie est enflammée, ainsi qu’aux lotions avec un liquide émollient et calmant, telle qu'une décoction de racines de guimauve et de têtes de pavots ; mais tous ce s moyens resteraient complètement inefficaces, si la partie malade n'était soigneusement défendue contre l'humidité et l’irritation que détermine la suression. Pour atteindre ce Lut, le bout du sein est encore le meilleur moyen à employer.
Les femmes enceintes, les hydropiques, les jeunet enfants ont encore des gerçures aux cuisses, à l’abdomen , aux jambes ; chez les nouveaux-nés , on se contente de saupoudrer les parties avec de la poudre de lycopode. Chez les femmes grosses et les hydropiques , la maladie est due à la trop grande distension de la peau ; alors , dans le premier cas, les bains, les émollients sont préférables ; dans le second, les fomentations anodines conviennent seules , car le moindre topique peut alors hâter le développement de la gangrène qui envahit souvent les solutions de continuité. * i
CROUP — Le croup est une maladie aiguë siégeant d.ins le commencement des voies respiratoires et différant des autres affections de ces mêmes parties désignées sous les noms de rhume, bronchite, coqueluchei, etc., par la production assez prompte de fausses membranes qui font obstacle au libre accès de l'air dans les poumons. Celte maladie, qui semblerait être plus commune de nos jours que dans les époques qui nous sont antérieures, est le malheureux apanage de l’enfance, affecte bien plus souvent les garçons que les filles, mais tous les tempéraments indistinctement, et règne plus communément dans les saisons froides et humides ou alternativement chaudes et hui. ides, et souvent d'une manière- épidémique.
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peui être divisée en trois périodes. Dans la première, il y a, comme dans la coqueluche, du malaise, des frissons, de la chaleur à la peau, en un mot tous les signes précurseurs d'un rhume ; mais d'un rhume intense , puisque la plupart du temps le fond de la gorge est rouge, les amygdales sont tuméfiées et les glandes du cou engorgées. Mais la toux ne tarde pas à prendre un caractère particulier qui se révèle subitement la nuit. L’inspiration est sonore, sifflante, entrecoupée, les artères du cou battent avec force, les veines s’y dessinent largement; l’enfant renverse sa tète en arrière, comme pour échapper à la suffocation ou mieux h un véritable étranglement.
A mesure que la maladie avance, le caractère de la toux se dessine davantage ; elle devient semblable au cri d’un jeune coq , au gloussement d’une poule, ou pour mieux dire , elle est rauque , sonore et bruyante , dans l’intervalle des accès , la voix est souvent complètement éteinte , et quelquefois , sous leur inlluencc, il survient des vomissements au milieu desquels sont rejetés des lambeaux de fausses membranes dont l'expulsion procure un soulagement très prononcé. Dans la troisième période, la maladie, su lieu de s’amender comme la coqueluche , augmente au contraire, dans la plupart des cas, d’intensité. La face est bouffie , les lèvres sont bleues , le mu est évidemment tuméfié, et la mort survient orbnairement alors par le fait d'une véritable asphyxie; le telle sorte que la durée de la maladie n'est guère que de trois à huit, dix ou douze jours au plus.
11 ne. faut pas se le dissimuler, le véritable croup est une maladie qui se guérit rarement; ni l’application des sangsues et même des vésicatoires autour du cou, ni l’emploi de l'émétique ou des purgatifs , ne peuvent dans la généralité des cas troubler la