‹ Nouveau dictionnaire de santéChapitre 5 sur 197 · PUBERTÉ · texte numérisé non relu

PUBERTÉ

A l'enfance succède la puberté : celle-ci est le pi intemps de la vie et la saison des plaisirs. Jusqu’alors, la nature n'avait travaillé qu'à la conservation et à l'accroissement de l'homme ; maintenant elle multiplie les principes de la vie. Il a non -seulement tout ce qu'il lui faut pour être, mais encore de quoi donner l'existence. Cette suralioudance de vie s'atiuonce par des sigues non équivoques.

Chez l’houime, les traits et les contours mous de l'enfance disparaissent ; la voix devient plus mâle et plus forte; la taille s’élance; un léger duvet, puis de la barbe viennent recouvrir le menton et quelques parties de la ligure et du corps; la poitrine prend un développement remarquable, et les organes .qui y sont contenus un surcroit d'activité quelquefois funeste.

INTRODUCTION

Enfin les Organes de la génération, muets jusqu’alors, ou dont les influences ont été peu marquées, deviennent le siège de sensations, de besoins tout à fait nouveaux en même temps qu’ils augmentent de volume et s’ombragent de poils plus ou moins épais.

Chez la jeune fille, la peau acquiert un éclat , une blancheur particulière; tous les contours deviennent arrondis et gracieux ; la poitrine et le bassin , ainsi que les organes de la génération, se développent et prennent une nouvelle vie ; les seins se gonflent et présentent un mamelon rose et alongé; mats le caractère spécial de la puberté chez le sexe, est l'apparition des règles ( Voyez ce mot).

Outre les signes physiques que nous venons de décrire, l’activité de toutes les fonctious est un des caractères principaux de la puberté ; le sang circule avec, rapidité et répand sur les joues du jeune homme ce vif incarnai, indice d’une bonne santé, ses sensations sont vives et promptes, sa mémoire et son imagination deviennent plus brillantes, plus riches et plus étendues, son esprit est plus posé, plus attentif, mais le jugement et l’expérience lui manquent encore.

La jeune fille dont le caractère avant la puberté diflérait peu de celui du jeune garçon, change toutà-coup, ses penchants et ses goûts, ne sont plus les mêmes, elle devient plus réservée en prenant de nouvelles grâces et acquiert dès-lors cette délicatesse, cette pudeur qui ne doivent plus la quitter.

Enfin, chez les deux sexes, s’est développé le doux penchant qui les attire irrésistiblement l’un vers l’autre et le besoin d’aimer devient quelquefois si fort qu'il fait braver et violer la morale et les convenances.

Dans nos climats, la puberté à ordinairement lieu de douze à seize ans, elle est généralement plus précoce chez les filles que chez les garçons ; dans les pays

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chauds, ce temps est bien avancé, dans le nord, il est au contraire retardé. La puberté est aussi moins précoce dans les campagnes que dans les villes, ou les bals, les spectacles, les plaisirs, une nourriture plus recherchée, plus slimulaute, etc., hâtent et accélèrent l’époque fixée par la nature.

Les changements brusques qui surviennent dans l’organisation à l'époque de la puberté peuvent donner naissance à un assez grand nombre de maladies ; mais d’un autre côté aussi, ils peuvent amener la guérison de plusieurs aflections qui affligeaient l’enfant : telles que les scrolules, l'épilepsie, la danse de Saint- Guy, etc., l’accroissement trop rapide, joint à une prédisposition particulière qui s'annonce par une poitrine étroite, a souvent pour effet le développement de la phthisie pulmonaire, terrible maladie contre laquelle on ne peut apporter trop de surveillance. Enfin, chez la femme, l’époque de la puberté est généralement plus dangereuse que chez l’homme, presque toujours, des dérangements ou des maladies pins ou moins graves, vienuent en entraver le développement; les mères de famille ne sauraient trop donner de soins et prendre d’intérêt à leurs jeunes filles pendant celte époque orageuse.

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