‹ Nouveau dictionnaire de santéChapitre 58 sur 197 · DYS · texte numérisé non relu

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fois à la garae-robe dans les vingt-quatre heures. Les matières rendues sont liquides comme de l’eau, rougeâtres, semblables à de la lavure de chairs, ou bien brunâtres et même noires ; elles sont toujours d’une fétidité excessive. LaGgure est profondément altérée, la soif est dévorante et les boissons provoquent à l’instant le besoin d’aller à la selle. La peau devient sèche, râpeuse, elle se couvre d'un enduit grisâtre particulier qui lui donne un aspect sale. 11 est rare que la maladie dure plus de quelques jours. Le plus souvent on voit apparaître des hoquets, les douleurs cessent brusquement , le pouls n’est plus sensible, et la mort met un terme à cet état affreux. Lorsque la maladie doit avoir une terminaison heureuse on voit la figure reprendre un meilleur aspect, le pouls se relever, les douleurs diminuer, et l’affection prendre les caractères de la forme légère que nous avons indiquée plus haut. On conçoit qu’entre ces deux espèces principales il en existe une foule d’autres qu’on peut facilement se figurer.

Dans un grand nombre de cas il suffit pour guérir la dysscnteric légère d’éloigner les circonstances qui y ont donné lieu. Ainsi le repos, la diète, l’usage de quelques boissons adoucissantes, telles que l’eau d'orge ou de riz, l’eau de gomme, amèneront promptement la guérison. L’usage de demi lavements adoucissants faits avec de l’eau de graine de lin , Peau de guimauve, etc., adoucissent beaucoup les douleur15’ ct agissent d'autant mieux qu’ils s’appliquent immédiatement â l'organe malade. Lorsque le mal ne cède pas à l’emploi de ces moyens simples, la médecine nous offre uu médicament doué d'uuo efficacité presque spécifique contre cette affection ; nous voulons parler do l’opium; administré par doses d'un centigramme d’heure en heure il calme comme

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par enchantement les douleurs de ventre et les envies d'aller h la selle. 11 nous parait préférable de l’employer par la bouche plutôt que de le mêler aux lavements , son action est plus sûre et plus prompte.

Les évacuations sanguines , et spécialement les sangsues à l’anus, sont indiquées dans quelques cas où les symptômes indiquent un état inflammatoire des intestins; mais à moins d’indications spéciales, on doit s’alistenir de recourir à leur emploi qui peut avoir les plus grands inconvénients, eu affaiblissant d’avance un malado qui aurait besoin de toutes ses forces pour résister avec avantage aux effets essentiellement débilitons d’une maladie quelquefois de long cours.

On devra aussi soigneusement s'abstenir des moyens excitants, tels que le punch chaud, le vin généreux, les préparations de muscade , de cannelle, de gingembre, etc. Le nombre des cas où ils peuvent convenir est extrêmement petit, et leur emploi exige beaucoup de prudence. On ne perdra pas de vue que la convalescence demande les pus grands soins; que l'on devra insister pendant lolgternps sur le régime ; car la moindre imprudenne , le plus léger écart provoquerait une rechute beaucoup plus grave que la maladie ; pendant la coevalesccnceil faudra surtout se bien garantir de nimpression du froid humide ; les vêtements de llal’elle portés sur la peau sont toujours d’un grand sensurs pour remplir celte indication. Dans les oos lccoplus graves , dans les convalescences très longues , le changement de climat est une ressource sur laquelle on peut fonder de grandes espérances.

Écu

ÉBLOUISSEMENT. — Trouble de la vue occasionne oar la vue, occasionné par l’impression d'une lumière éclatante par le passage subit d’un lieu fort éclairé dans un autre cpii l’est moins, ou par l’action d’une cause interne, telle que l’afflux d’une grande quantité de sang vers la tête , ou l’approche d’une défaillance, etc. (Ployez Berlue, Coup de sang, Apoplexie, Évanouissement.)

ÉCIIARDE. Ou appelle ainsi de petits éclats de bois introduits accidentellement sous la peau. Lorqu’ils ne sont pas retirés sur le champ avec la pointe d’une aiguille ou avec de petites piuces épilatoires, ils donnent ordinairement lieu à un travail d’inflammation e* de suppuration, destiné par la nature à en provoquei l’expulsion. Or si ce travail s’opère à une certaine profondeur, dans une partie dont le tissu est serré et irritable, aux doigts, à la main, à la plante du pied, par exemple, il en peut résulter des accidents plus ou moins sérieux, du genre de ceux que l’on trouvera décrits au mot Panaris.

La première chose à faire est donc d'enlever l’écharde au plus tôt, dût-on même, pour la découvrir et l’extraire, être obligé de faire une petite incision à la peau; si malgré cela on ne réussit pas à opérer celte xetraction, il faut alors baigner longtemps la partie dans l’eau tiède, afin de diminuer et combattre l'inflammation qui est la conséquence naturelle de la présence dans les chairs du petit corps étranger. Les cataplasmes de farine de graine de lin , les sangsues sont également fort utiles, selon le degré de l'inflammation. Mais avec un peu de patience et d’adresse on réussira toujours à extraire l’écharde assez à temps pour que 1 inflammation soit prévenue ou qu’elle devienne sans

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