‹ Nouveau dictionnaire de santéChapitre 57 sur 197 · I)YS · texte numérisé non relu

I)YS

M-rit favorise également la dyssenterie et lui donne mémo presque toujours un caraetèro épidémique ; ussi les bagnes, les prisons, les camps, les hèpilaux en sont le théâtre lo plus ordinaire.

La dyssenterie légère, celle que l’on observe habituellement, présente les symptômes suivants : elle eorameuce par de légères douleurs de ventre , qui changent de place et Unissent par se concentrer vers l’anus, où elles sont continues. Le malade y éprouvo un sentiment de chaleur et de poids qui l’engage à faire de continuels efforts pour aller à la selle, mais il ne rend aucune matière, ou bien il expulse avec beaucoup de douleur et de peine quelques mucosités blanchâtres ou sanguinolentes; mais la quantité • n est toujours très peu considérable, en égard surtout aux ctlorts prolongés qui ont accompagné leur sortie. Souvent il s’v joint de continuels besoins d’nrincr, qui tiennent i ce que l’irritation de l’anus se propage h la vessie; en même temps existe un sentiment très prononcé de faiblesse générale. Le pouls est faible et petit, la peau froide et sèche, la ligure |«ilc et abattue. Au bout de quelques jours les envies d’aller h la selle diminuent, la douleur du fondement disparait , les forces reviennent, et il ne reste qu’un simple devoietnent. La durée moyenne de la maladie est de six à huit jours.

Mais la dysscntcric grave , celle qui sévit épidé— iniquement ou s’observe dans les camps, les hôpi— iaux, sur les vaisseaux , dans les villes assiégées, s’accompagne d'accidents bien autrement effrayants. Elle commence par une lièvre assez forte, que suit bientôt une vive sensibilité du ventre ; les douleurs deviennent aiguës, déchirantes; les besoins d’aller a la selle sont impérieux, fis se renouvellent à chaque instant; on a vu des malades se présenter plus de Cent

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