ECO
i la tête, constipations, urines rouges, etc. Il faut alors avoir recours à quelques émissions sanguines, aux (tains de pieds, aux lavements; un, régime doux et sobre, du laitage , des boissons rafraîchissantes, telles que l'orangeade, la limonade. Je petit lait, le bouillon aux herbes, l’eau de groseille, l’eau de cerises, l’infusion légère de chicorée sauvage, etc.
Quelques personnes désignent enfin sous le nom d’échauffement certaines irritations des organes génitaux (Voyez le mot Maladies vénériennes).
ÉCORCHURE. — On désigne par ce mot synonime d 'excoriation, les petites plaies superficiellesde la peau, consistant presque uniquement dans l'enlèvement de l’épiderme. Les causes de cet accident sont connues de tout le monde ; la plus commune, c’est le frottement contre un corps dur quelconque.
Quelle que soit la cause de l’écorchure, il en résulte toujours un léger suintement sanguin, une douleur cuisante plus ou moins vive, suivant que la peau est enlevée dans une étendue plus ou moins considérable. Ou reste, cet accident n’a aucune suite fâcheuse, il se guérit presque toujours de lui-même. Uu moyen de remédier à la cuisson qu’il excite , c’est d'empêcher le contact de l’air avec la partie écorchée : pour cela il suffit d’y appliquer, avec de la salive, un peu de papier desoie ou de taffetas d’Angleterre ; s’il survenait de Tiullammation, de l’irritation, on aurait alors recours aux bains locaux, aux lotions à l’eau de guimauve ou de sureau, et aux cataplasmes émollients.
ÉCOULEMENT. Ou désigne ainsi vulgairement tout dux qui s’opère à la surface d’une membrane muqueuse, et dont le produiL s’échappe au dehors par une des ouvertures naturelles du corps. Le peuple applique particulièrement ce mut aux F lueurs blanches
ECZ
et h certaines Maladies vénériennes ( Yoyts cet mots.).
ÉCROl’ELLES — • (Voyes Scrofcle ).
ECZÉMA. Ce mot, dont l'emploi a été répandu par l'étude approfondie qu'on a faite dans ces derniers temps des nuances si variées des maladies delà peau, sert à designer nue maladie non contagieuse de la peau, caractérisée par une éruption de vésicules ordinairement très petites et confluentes , environnées d’une rougeur superficielle , et dont la rupture est suivie de croûtes feuilletées d’un aspect assez variable. On la nomme quelquefois aussi dartre humide, dartre vive.
Les causes de cette éruption sont à peu près les mêmes que celles sous l’influence desquelles surviennent les dartres ordinaires ( V oyez ce mot ) ; seulement elles sont généralement plus appréciables , un crand nombre de ces dernières se déclarant sa us cause bien apparente. Aussi parmi les eczémas qui sur- , viennent aux mains, en voit-on une moitié au moins sur des personnes qui par étal sont constamment exposées à des agents irritants, comme les épiciers, les broyeurs de couleur», les raffineurs de sucre ; c’est une de ses variétés qui avait reçu le nom de maladie des boulangers. On le voit très souvent survenir à la suite de frictions faites avec des pommades irritantes ou sur des parties exposées au contact de quelques fluides acrimonieux, comme le pus d’un vésicatoire, d’un cautère, d’uue perte en blanc, etc. L’eczéma i peut être aisément pris pour la gale, et c’est principalement pour cette raison que nous en parlons. Mais il en sera distingué par ses vésicules qui sont plus aplaties et plus rapprochées les unes des autres. La douleur qu’il occasionne n’est pas d’ailleurs comme dans la gale, une simple démangeahion, mais une cuisson et un prurit ardent.
EMB
Ce que nous avons dit du traitement des dartres et ce que nous dirons du traitement de plusieurs autres maladies de la peau nous permettent de passer rapidement sur celui de l’eczéma. Quand il est simple, quelques lotions émollientes, des bains entiers, des boissons délayantes d’abord, comme l’eau d’orge, de chiendent, puis quelques laxatifs , comme un verre d’eau de Sedlitz coupée, pris deux ou trois jours de suite, le matin à jeun, suffisent ordinairement pour le faire disparaître en quelques jours. Quand l’éruption languit, en un mot devient chronique, on peut, on doit même avoir recours aux moyens légèrement excitants : bains alcalins, savonneux ou sulfureux, généraux ou partiels, suivant le cas ; pommades résolutives avec le sous-carbonate de potasse, les mercuriaux, le goudron ou pommades résinenses, douches, enfin vésicatoires sur la partie même.
EFFORTS. On donne vulgairement ce nom à deux maladies fort différentes , les Hernies et Descentes , ( Voyez ces mots ) et les douleurs musculaires rbumatismlaes , qui sont provoquées par un mouvement brusque ou par un effort un peu violent. Cette douleur survient le plus souvent aux reins, et siège dans la masse musculaire qui occupe les lombes: le repos est le meilleur remède et celui que la nature elle-même indique, puisque tout mouvement, tout déplacement renouvelle la douleur ( Voir au surplus le mot Rhumatisme).
EMBARRAS de l’estomac. — On a donné ce nom à un malaise produit par un amas plus ou moins considérable de matières morbides dans l’estomac, et indiqué par les symptômes suivants :
La bouche est amère et pâteuse, la langue est recouverte d’un enduit jaunâtre, il y a dégoût des aliments ; des rots plus ou moins fréquents, quelquefois