‹ Nouveau dictionnaire de santéChapitre 64 sur 197 · EMP · texte numérisé non relu

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U arrive cependant que des personnes meurent empoisonnées sans avoir offert ces symptômes, de même que d’autres éprouvent les accidents les plus graves, qui ne sont cependant pas suivis d’une mort prompte.

S’il est impossible de décrire les symptômes généraux de l’empoisonnement, il est impossible aussi d’établir d’une manière absolue les règles de son traitement. Tout se réduit à cet égard à ces deux points : Le poison est-il avalé depuis peu ; se trouve-t-il encore dans l’estomac ; ou bien peut-on supposer qu’il n’est pas entièrement absorbé; ou, en d'autres termes, est -on témoin de la première époque des accidents? On cherchera à expulser de l’estomac la portion du poison non absorbée, soit par le haut au moyen de l’émétique, soit par le bas par des purgatifs ; ou bien on neutralisera ses propriétés vénéneuses en le combinant avec une substance appelée contre-poison , moyen qui paraît fort rationnel, mais sur lequel il ne faut jamais trop compter. Le poison est-il , au contraire, avalé depuis un certain temps, a-t-il été porté dans l’économie par une autre voie que par l'estomac? On en combattra les effets par les moyens généraux appropriés à la nature des symptômes, à l’état du sujet, à l’espèce particulière d’organes qui se trouvent compromis , et au genre spécial du poison. C’est ainsi qu’on aura recours tantôt aux saignées , tantôt aux excitants ; dans certains cas aux vomitifs, dans d’autres bux purgatifs. Or, voici tout à la fois les différentes spèces de poison rapprochés par similitude d’action, tt le traitement qui est spécialement applicable à chaque espèce :

1° Poisons irritants, corrosifs ou caustiques. — On les reconnaît aux sigues suivants : saveur acide, âcre, caustique, cuivreuse ou métallique; chaleur de la bouche, de la gorge ; sentiment de brûlure dans le

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