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dus vers dans l’estomac ou les intestins, qui se nourrissent d’ahmcuts indigestes pour elles, "travaillent de télé immédiatement apres avoir mangé, éprouvent tout à coup de violents chagrins , ou vivent dans un état continuel de peur et de contrainte ; de même qu'elle est la compagne presque inséparable d’une vie trop molle ou trop somptueuse,' de certaines migraines, des menstruations laborieuses, des grossesses pénibles, fct de la plupart des maladies de la matrice, mais particulièrement des pertes en blanc.
Bien que la douleur soit le symptôme le plus constant de ce genre de mal d'estomac , qui reçoit aujourd'hui en médecine le nom de gastralgie , uon seulement elle est extrêmement variable dans sou intensité, mais toutes les personnes ne la ressentent pas de la même manière. Dans beaucoup de cas ils éprouvent des besoins qui simulent parfaitement le sentiment de la faim, mais qui reviennent aussitôt que cette dernière est satisfaite. D’autres fois cette douleur est vive, brillante ou déchirante, rappelle en un mot l'état inexprimable de souffrance et d’anxiété que produit instantanément une chute violente sur le ventre, ou un coup donné sur le creux de l'estomac : elle est alors accompagnée soit de simples rapports acides, soit de sécrétion de fluides muqueux ou bilieux. Dans tous les cas, elle se développe le plus souvent le matin, se trouve reproduite ou exaspérée par la moindre secousse morale, les temps d'orage, et les fortes chaleurs ; mais dans aucun cas elle n’a un caractère franchement inflammatoire, et la pression, loin de l’augmenter, la diminue. Aussi beaucoup de femmes souffrent-elles moins ayant leur corset que ne l'ayant pas.
D'après ce que nous venons de dire, il est évideut
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que les maux d'estomac tenant souvent à des circonstances qu’il est diflicile de changer brusquement , ne peuvent pas toujours être attaqués dans leurs causes essentielles. Cependant si on parvient seulement à modifier ces causes, on arrive assez souvent à un résultat favorable , et c’est sur la nourritüre qu’il faut surtout compter.
Cette nourriture doit être légère, plutôt animale que végétale, composée par exemple de viandes rôties , d’œufs frais , de compotes de fruits , d’eau gazeuse coupée avec un peu de vin de Bordeaux. Hors des repas les boissons pourront se composer d'infusion de camomille, de centaurée, de feuilles d’oranger , mais prises en petite quantité pour ne pas augmenter la tension du ventre et les flatuosités. Si l’état nerveux est bien prononcé , on peut ajouter à ces moyens les antispasmodiques, comme l’éther, les grands bains, mais surtout l’exercice en plein air. Si, au contraire , la constitution semble épuisée, les boissons amères. Us ferrugineux contribueront puissamment à relever l’économie en détruisant tout à la fois les douleurs d’estomac , et les autres phénomènes avec lesquels ils coïncident. ( Voyez
FlUEURS BLANCÏIES, PALES COULEURS. )
ETERNUEMENT. — L’éternuement est une expiration convulsive et sonore avec une secousse plus ou moins vive de tout le corps, produite par une irritation de la membrane nasale. L’éternuement est fréquemment excité par l’impression de l’air froid : il est alors l’un des symptômes d’un rhume de cerveau. ( Voyez ce mot. )
ETIS1E. — ( Voyez Amaigrissement, Faiblesse.)
ETOUFFEMENT. — L’étouffement ou difficulté de ■ espircr, qui constitue la dyspnée des médecins, est üien plutôt le symptôme d'une maladie, particulière-
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ment d'une affection du poumon ou du cœur, qu'uns maladie essentielle. Elle peut cependant être le simple résultat d’un état d'obésité extrême. I.es personnes qui sont dans ce cas doivent habiter dans un lieu aère et élevé, une cltatnlire spacieuse, éviter tous les exercices violents , dormir presque assises dans leur lit , prendi e une nourriture légère et surtout peu abon dante à la fois , se faire appliquer de temps à autre des sangsues au fondement, et même se fait e tiier du sang par le bras, s’il y a pléthore évidente : cellederniere indication serait d'autant plus marquée, et urgemmenl requise, que l'étouffement serait survenu d’une manière plus soudaine, parce qu’on pourrait craindre qu’il ne fût le prélude d’uue congestion ou apoplexie pulmonaire contre laquelle les rnovens les plus énergiques devraient être dirigés.
ETOURDISSEMENT. — I, 'étourdissement n’est souvent que le prélude de l’apoplexie ; il est cependant quelquefois lu seul signe par lequel se inauiiesto l'épilepsie (extase épileptiforme). II peut aussi èlro habituellement occasionné par un obstacle quelconque au retour du sang veineux du cœur au cerveau. Les |iersonnes pléthoriques, à cou court, à épaules larges, y sont sujettes. Pour prévenir les suites défavorables de cette disposition constitutionnelle, on doit suivre un régime végétal , éviter toute boisson stimulante, se modérer dans les travaux de cabinet et dans tous les actes susceptibles d’exciter les sens , appliquer de temps à autre des sangsues au fondement, veiller à ce que le flux hétnorrhoïdal ne s’arrête pas , ou , che4 une femme, que la menstruation soit régulière. Il est aussi très prudent de tenir le ventre libre, au moyen de purgatifs drastiques , comme quelques pilules d'a loés , de rhubarbe ; les bains de pieds synapisés soûl ».u«si fort indiqués.