EVA
ÉVANOUISSEMENT. — Défaillance, faiblesse, pâmoison , syncope. On donne ces divers noms à la suspension plus ou moins soudaine du sentiment , du mouvement, de la circulation et de la respiration.
L’évanouissement a quelquefois une invasion si prompte, si subite, que le malade tombe et perd, à l’instant même, connaissance* Mais le plus ordinairement, cet accident est graduel dans sa marche: une langueur universelle s’empare du malade, ses jambes sont comme brisées ; il éprouve une sorte de malaise, d'anxiété pénible à la région du cœur , quelquefois même des nausées ; il croit qu’il meurt ; en mêmetemps, ses idées se troublent, sa vue s’obscurcit , il éprouve des tintements d'oreilles et des vertiges , le visage pftlit, les extrémités deviennent froides, la tête, leçon et plusieurs autres parties du corps se couvrent d'une sueur froide et en gouttelettes. Enfin tous les rapports avec les objets extérieurs sont aboi s , et le corps, abandonné à son piopre poids, tombe privé de sentiment et de, mouvement ; cet étal de mort appareille dure ordinairement quelques minutes. Cependant il peut se prolonger pendant plusieurs heures: cela dépend essentiellement des causes qui y ont donne' lieu.
La cause première ou plutôt la nature de l’évanouis semenl paraît dépendre du ralentissement ou de ni suspension des contractions du cœur cpii ne lance pins assez de sang vers la tête pour stimuler le cerveau. Il est, en effet, démontré que le phénomène le plus saillant de celte affection^ la perte de connaissance est toujours déterminée par l’interruption de l’action vivi* haute du sang sur le cerveau. Quant aux causes secondaires qui peuvent donner lieu à cet accident, elles sont directes ou indirectes : on entcr.d par directes celles qui, diminuant la quantité de sang, privent le