MORT
Tout s' use dans la nature vivante , tout s’altère, tout périt, et l'homme lui- même malgré sa supériorité sur tous les autres êtres vivants, ne peut échapper à cette loi inévitable; quelque soin, quelque précaution qu’il preuue de sa sauté et de son existence, tôt ou tard il lui faut mourir. La mort est une condition nécessaire de la vie, elle en est la conséquence immédiate ét la fin inévitable. C'est une dette, dit Bacon, qu'il nous faut tous payer à la nature, aucun Age, aucune condition ne peuvent s’y soutraire.
Et la garde qui veille aux barrières du Louvre
* N'eu défend pas nos rois.
La mort se divise eu naturelle et en accidentelle ; la première est celle qui survient à la fin de la vieillesse et résulte de l'usure de la vie ; c'est la moins douloureuse et l'on peut comparer l'homme qui meurt de vieillesse à la lampe qui s'éteint faute d'huile. La mort accideutclle reconnaît au contraire toujours pour cause une détérioration survenue accidentellement ou par suite de maladie dans les organes, et qui arrête le mouvement de la vie avant l’époque fixée par la nature.
L’époque de la mort vraiment naturelle est communément fixée à cent ans. Mais qu'il est peu d'homme dont la vie se prolonge jusqu’à un âge aussi avancé ; rien n’est plus rare que la mort naturelle chez l'homme et ce n'est pas par elle que succombent le plus souvent les vieillards eux-mêmes, c’est presque toujours une maladie qui les emporte. En effet, doué de facultés plus nombreuses, plus parfaites et plus sensibles que tous les autres êtres animés, l'homme se trouve par ela même livré à un plus grand nombre de causes destructives, aussi la presque généralité périt-ello d'une mort prématuré»-