‹ Nouveau dictionnaire de santéChapitre 83 sur 197 · FOI · texte numérisé non relu

FOI

(«ment bilieux ( V oyez pièvrp. bilieuse). Quand il y a véritable inflammation, la douleur locale est plus prononcée, mais toujours sourde prolonde, et s’étendant jusque dans l’épaule droite, toute la peau, le blanc des yeux même se colorent en jaune, il y a une constipation opiniâtre des urines jaunes et huileuses, le malade est horriblement abattu, respire avec douleur, est tourmenté par une chaleur âcre et mordante de la peau

L’inflammation du foie se termine assez souvent par un abcès, mais 1res souvent aussi elle passe à l'état chronique, ce qui . constitue ce cju’on nomme communément un obstruction. Cet état existe même sans avoir été précédé de signes bien aigus ; il y a eu seulement quelques troubles dans la digestion, de fréquentes lassitudes; le côte droit a offert de temps à autre quelques douleurs, le ventre se gonfle cependant prèsque toujours et se remplit insensiblement de séro-ité, ce qui constitue, par la suite, une véritable hydropisie. J

Si, de l’exposé des signes qui caractérisent l’inflam mation du foie, considérée dans ses divers degrés, nous passons au traitement qui lui convient, nous devons reconnaître que tous les médecins -s’accordent à regarder la saignée comme un des moyens les plus appropries dans sa péiiode aiguë : la saignée du bras, quand la douleur locale est très vive et la fièvre très prononcée, les sangsues au fondement dans le cas contraire. Après la saignée, les vésicatoires appliqués sur la région même du foie formeDt une ressource sur laquelle ils comptent le plus. Mais une fois que l’état chronique se déclaré, qu’il y a ce que nous avons dit être généralement nommé obstruction, la maladie se complique d une foule d'etats secondaires qui tous demandeiaiciu une attention particulière parnii les moyens les plus

Page 1