FOL
■jaunes plus exposés aux secousse* de la vie sociale, et ù les passions tout dans toute leur force, trouve sa i anse prédisposante la plus active dans l’hérédité et "U tempérament nervoso- sanguin , est plus commune <! ans les inpis de mai, juin, juillet, qu’à aucune époque ■le l’année, et, chose remarquable, se revêt, en généra!, de symptômes plus prononces chez les femmes que chez les hommes, quoique , eu réalité, plus fréquente, chez ces derniers que chez les premières. Quant à sa cause déterminante , elle est plus souvent morale que physique, et encore, dans ce dernier cas, c’est-à-dire quand elle se développe sousl’inlluence d’un coup sur la tete, d’un coup de soleil, de la suppression brusque d une perle habituelle , comme les hémon hoïdes , les menstrues, un cautère , un vésicatoire, une irritation intestinale irradiant vers le cerveau, la cause physique n agit bien évidemment que secondée par une pré-' disposition marqués du moral.
Quelle que soit la cause de la folie, elle débute par degrés ou subitement. Dans le premier cas, son invasion est marquée par un changement dans l’ctat physicpie et moral de la personne ; elle éprouve un malaise général, des douleurs de tête , une augmentation de chaleur à la peau, sa figure est colorée, ses yeux hrillaiiis, elle a des tintements et des bourdonnements do-
icilles , une soif vive, une insomnie entrecoupée de rèses el frayants. En même temps , les habitudes et le caractère subissent de^notables changements qui tan- '-jt présentent un contraste frappant avec les dispositions morales antérieures, tantôt, au contraire, el o’est le cas le plus habituel, n’en sont que l’expression fougueuse , exagérée. D’autres fois , la folie succède à ivresse, a un emportement de colère, à une joie déordonnée, ou fait tout à coup explosion sans cause apparents. Les yeux de la personne deviennent subite-
inenls huilants , ses cbevru.x se hérissent , sa face se colore et se crispe; l'expression de sa figure est égarée, menaçante, exaltée ou sombre ; elle vocifère, s’agite, se livre à des actes dont la moralité lui échappe etl me'couuait tous les dangers. Comme la puissance musculaire des fous est généralement augmentée, leur audace devient plus grande et puise un nouvel aliment! dans la lutte qu’un engage avec eux pour les maîtriser; ; la fureur, qui exprime le plus haut degré de leur état, est rarement instinctive , et dépend, le plus ordinairement , d'obstacles imaginaires, de dangers chimériques, de prétendues meuaces que crée de toutçsi pièces leur imagination.
La première chose à faire pour un fou, c’est de le , mettre dans l’impossibilité de nuire h soi et aux autres; ; » (tour cela, il faut l’isoler, c’est-h-dire le séparer brusquement de sa famille ou des personnes avec lesquel-- * les d vit habituellement, et le transporter itnmèdia- : tement dans des lieux nouveaux pour lui. Cet isole- i ment est complet, lorsque la séquestration a lieu dans . une maison consacrée au traitement de la folie; il a , d’abord cet avantage que tout y est disposé pour le u maîtriser ; puis de le surprendre , de provoquer citez lui des sensations nouvelles, et de rompre la série des- a anciennes. Au beu de parents ou amis cédant à ses ca-- , prices , alimentant même son délire par leurs conces- >, s ions, il ne rencontre dans une maison spéciale que des j figures étrangères , des êtres impassibles devant ses> menaces ; il y est soumis à une discipline qu’on lui imposé par la douleur ou par la force, et qui a suffi quelquefois à elle seule pour amener la guérison par les- • hangements brusques qu’elle occasionne dans ses sensalions. i,
Une fois le malade soustrait aux causes ou mieux aux circonstances au milieu desquelles a éclaté sa lo-