‹ Nouveau dictionnaire de santéChapitre 86 sur 197 · FOL · texte numérisé non relu

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lie, on s'occupe du traitement direct de sa maladie. Ce traitement est physique ou moral, et le plus souvent (un et l’autre à la fois. Le traitement physique se compose surtout de saignées, de bains de purgatifs et et d'autres dérivatifs appliqués sur la peau. La saignée n’est guète applicable qu’aux sujets torts et vigoureux, chez lesquels la maladie s’est déclarée brusquement et a revêtu de suite le caractère d’une violente excitation ; en dehors de cette circonstance, elle a rarement les bons effets qu’on pourrait se croire en droit d’en attendre, et,dans la plupart des cas, celle du pied convient mieux que celle du bras. Les sangsues appliquées derrière les oreilles ou mieux au fondement, trouvent très souvent l’occasion d’èlre appliquées. Les bains sont une des ressources les plus précieuses, celle dons les effets se font le plus vite sentir, et sont le plus ta elles à être compris ; on peut en augmenter l'action en appliquant de l’eau froide sur la tète du malade. Les purgatifs et môme les vomitifs sont aussi employés avec avantage, pour peu qu’il y ait constipation ou simple embarras de l’estomac. L’ellébore, si vanté des anciens, n’agissait pas autrement qu’un révulsif intes tiuai; il est complètement abandonné,

Aussitôt qu’un peu d<icalme a succédé à l’emportement, la personne chargée de diriger le malade, doit s’occuper des soins moraux. Le premier consiste à gagner sa confiance, ou, à défaut dé cet avantage, à lui imposer, c’est-à-dire à se présenter à lui comme un protecteur sévère, mais juste. L’expérience prouvant tous les jours que les raisonnements contribuent phn s augmenter qu’à diminuer le délire, on opposera dei passions aux passions, les sentiments aux sentiments Ce n’est que dans les moments de calme qu’on doit adresser des paroles affectueuses et consolantes, dont les malades ne oerdent nas aussi facilement le souve-

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uir (ju'on pourrait le croire ; mais, s.itis aucun prelexle, il ne faut ccder à leurs caprices, et toujours leur mou li er le véritable côté des choses. On a beaucoup vanté, dans ces derniers temps, les avantages de l'intimidation : réduite à la fermeté <-t à l’excitation d'une crainte raisonnable, l'intimidation est, en effet, quelquefois utile, comme nous venons de le dire, mais qu'elle mdégénère jamais eu hiulv'ilé, et qu’elle ne s'exerce jamais par des actes propre» a humilier les malades : la douche dont ou fait généralement usage dans les maisons de santé pour vumere leur résistance et les punir de leur insoumission, leisr a plus souvent été fatale que uécessaire. Kuhn, si tout espoir de gucrison est perdu , ce à quoi il faut s'attacher, c’est à conserver aux malades l'iustiuct des habitudes sociales , dont la perte o»t, sans contredit , le plus graqd malheur qui puisse nous accabler.

FOULURE ( l'oses Entoiise, Luxation).

FRACTURES. — Solution de continuité d’un on jdusirurj os produite ordinairement l>ar une cause externe, une chute, d< s coups, etc. La première chose a faire dans les ras présumés de fractures, c’est de dépouiller de leurs vêlements les membres blessés. Elles se reconnaissent alors, lu a la nature deïa cause a laquelle un peut les rapporter; 2’ au changement de l irme du membre ; 3U à l'impossibilité, même à la simple difficulté dans laquelle il est d’axécutcr set mouvements ordinaires, 4" à la. crépitation, ou brui qu'on obtient en frottant l’un contre l'autre les dent bouts de l'os fracturé. Leur traitement se résume, poui les c is ordinaire», dacs les données suivantes ; réduiri les fragments, le. maintenir réduits, prévenir ou combattre les accidents qui peuvent se déclarer.

La réduction consiste a mettre les fragments dam de» rapports tel» que leur réunion puisse se faire et

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miecettc réunion ait lieu sans difformité. T roi», temps ou trois mouvements se passent dans la réduction Pour se rendre un compte exaet de ces mouvements et de leur nécessité, il faut savoir que dans les fractures les deux bouts de l’os fracture, attirés par les muscles qui s’attachent h eux, glissent ordinairement l'un sur l'autre et chevauchent. Le moyen de mettre en contact leurs deux extrémités, e'est de tirer sur la portion du membre la plus éloignée du corps, e’est V extension ; de maintenir immobile , même de tirer en sens opposé l’autre portion, c’est la contre-extcn- • nion. Quand le contact est parfait, la main les place dans des rapports convenables; c’est la coaptatior.. Ces divers mouvements ne sont exécutables qu’autant que les chairs ne sont ni trop irritées, ni trop douloureuses, et surtout qu’elles ne sont pas considérable ment gonflées. Dans le cas contraire, i( faut attendre pour agir. Il est même quelquefois nécessaire de provoquer le relâchement des parties par des bains, de3 cataplasmes émollients, des sangsues on une saignée Une fois qu’on a mis en contact les deux bouts de l’os fracturé, il s’agit de les y maintenir. Pour cela, après avoir couvert le membre de compresses trempées dans l’eau blanche, l’eau-de-vie camphrée ou toute autre liqueur résolutive, ou place le membre sur un coussi. net de balle d’avoine, et on l'enveloppe dans un nom. bre suffisant d’attelles placées de manière à l'envelopper de toutes parts ; on assujettit d’abord ces attelles par des liens circulaires bouclés sur le côté et on recouvre le tout par une longue bande.

Le désir de' maintenir l’appareil dans une parfait immobilité a conduit à renfermer les membres fracturés dans un appareil qui, se durcissant progressivement, forme une espèce de boite : e’est ce qu’eu uunune aujourd’hui le bandage inamovible. Cet appa

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