‹ Nouveau dictionnaire de santéChapitre 91 sur 197 · GAL · texte numérisé non relu

GAL

vulgairement appelée herbe aux gueux , et l’écorce de racine de dentciaire, pilées dans un mortier et mélangées avec de l’huile, etc.

ba gale étant essentiellement contagieuse, on con çoit la prudence que doivent avoir les personnes qui en sont atteintes avec celles qui les entourent ou les fréquentent ; l'isolement est ici de rigueur de la part des unes ou des autres, ou du moins on doit se bor ner aux contacts indirects. Il est également indispensable, pour assurer la guérison de la gale, de passer h la vapeur du soufre tous les vêtements qui auront été portés avant ou pendant la durée de ,1a maladie. Un bain ou d'eux seront le complément du traitement. 11 est bon aussi de savoir que le soufre noircissant très promptement l’or et l’argent, les personnes en cours de traitement par cette substance feront bien de s’abstenir de porter aucune espèce de bijoux.

Un régime et légers est généralement utile ; ainsi point de café , de liqueurs , de vin pur, de viandes noires, salées, fumées ou épicées. Dans le courant de la journée, on fera bien de prendre quelques lasses de tisane amère , comme de patience , de bardane , de houblon, de fumeterre , de. chicorée, de scabicuse, etc. 11 est bien entendu que les complications qui accompagnent quelquefois la gale doivent être traitées à part. Si par exemple les démangeaisons étaient tellement vives qu’elles occasionnassent une fièvre intense , la saignée du bras trouverait sans nul doute son application , de même que s’il existait une constipation opiniâtre, ce qui <- 1 assez commun, un purgatif ou même deux deviendraient indispensables. Cette dernière médication e>: souvent un moyen par lequel de sages praticiens croient pouvoir dans tn>>s les cas terminer le trailement.

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GANGRf.NE. Ea gangréue , ou mortification d'une pcrtie quelconque, peut résulter de deux ordres de causes essentiellement distinctes. L'une de ces causes est l’inflammation portée à son dernier degre, on une véritable combustion, l'autre réside dans un obstacle au cours du sang et de. l'influx nerveux. Elle se reconnaît à l'insensibilité absolue de la partie , à la couleur successivement lie-de-vin , brune , noirâtre qu’elle prend, et h l'odeur nauséabonde et même fétide qu’elle répand. Considéré d'une manière générale, son traitement se résume ainsi : prévenir son développement; combattre ses progrès et ses symptômes; favoriser la séparation naturelle, spontanée des par les mortifiées ; bâter cette séparation quand elle ne se fait pas ou qu’elle se fait trop lentement attendre et que les jours du malade peuvent être en danger.

A l'aide dus moyens propres à combattre toutes les inflammation', ou peut prévenir la gangrené qui pourrait être la suite de piqûres, de brûlures, de contusions, d'atlrilion, de même que celle qui résulte d une trop forte ronslriclion, peut être prévenue par la cessation de cette COnStriction et en entourant les parties de sachets contenant des cendres ou du sable chauds. Lst-elle déclarée , on cherche a borner son développement ultérieur, en pratiquant, sur la partie des scarifications et en la couvrant de poudre de quinquina, de charbon, de camphre, qui ont surtout la propriété d'absorber les liquides ischnreiix. Quand ces moyens échouent, ou arrose les parties d une dissolution de chlorure de chaux, et ou tâche de linrter lu maladie.

Une fois ce but atteint, ce qui est quelquefois 1res difficile , on seconde la séparation des parties mortes par des pansements simples, si l'inflammation est hanche et modérée, par des cataplasmes émollients , le tpos, la position horizontale et même l'application

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