‹ Nouveau dictionnaire de santéChapitre 94 sur 197 · GEN · texte numérisé non relu

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souvent une forte application de sangsues sur la région de l’estomac ; les cataplasmes émollients , les boissons mucilagineuses, comme la fleur de mauve, mais en petite quantité ; puis les vésicatoires appliqués de chaque côté au-dessous de la poilrinc, les lavements d'eau de son, de graine de lin, les bains. Une lois que la pé- ' riode aiguë est passée, la diète cesse de devoir être aussi absolue : on peut se permettre quelques aliments ié- ' gers et de facile digestion , comme le lait , les crèmes, 1 les potages, les compotles de fruits cuits. Quand l’é- ' lat chronique est bien marqué, peu de médicaments 1 ont plus de succès que les eaux minérales soit sulfu- ' reuses, soit ferrugineuses, mais prises à la source même. Celles qui sont chargées d’acide carbonique,

' telles que celles de Sellz , de Vichy , ont aussi de très < bons résultats. Mais, qu’on y prenne garde, ce que B bien des médecins appellent encore gastrite chrotu

* tjuc , par habitude , ou pour se faire comprendre, est ■ bien plus souvent une affection primitivement nerveuse B de l’estomac que la suite d'une véritable inflammation

GAZ. ( Voyez Tympanite, Vbmts. )

* GENCIVES. — Quoique les gencives , dans l’état B naturel, ne soient pas douées d’une grande sensibilité, i et qu’elles reçoivent sans inconvénient le frottement i continuel des substances alimentaires les plus dures , ï elles sont cependant très souvent malades et , dans l( cet état, elles jouissent d’une excessive sensibilité.

e Les maladies dont elles peuvent être le siège son* ! dus inflammations, des suppurations générales ou par tièlles, des ulcérations èt des excroissances. Au mo r> dentition nous avons déjà parlé de leur inflammation s franche, surtout de celle qui accompagne si souvent 1a

* sortie des dents; voyons ici les suppurations, les ulcéo rations et les excroissances.

Stippuratioti des gencives. La p'us commun d’ c s

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diverses espèces de suppurations donl les gencives peuveut être le siège , consiste dans les abcès qui su loi meut av>e/. souvent dans le tissu (ibro-muq ueus qui les compose. Ces abcès sont des tumeurs d’un volume variable , mais ordinairement peu considérable» et circonscrites à la gencive elle-même. Pouvant survenir sans cause appréciable , ils résultent cependant quelquefois d’un coup ou de, la présence d'un corp- «•tranger; mais ils s<>ut le |>!us souvent occasionnés par la carie d’une dent, autour de laquelle ils se reproduisent plusieurs fois. Ces abcès, loiijnuts accompagnes de douleur et de chaleur et précédés d'un gon demont inflammatoire souvent assez considérable pour former ce qu’on nomme communément une fluxion, sont d’un rouge vermeil qui devient livide à mesure que leur volume augmente. Bientôt il se forme a leur rentre ou petit point blanc qui s’ouvre ordinairement de lui-imme, et laisse échapper une plus ou moinsgrande quantité de matière, donl on est quelquefois cependant obligé d’aider la sorlie eu pressant sur lescôtés. Aussitôt quece liquide est évacué, l’ouverture se tenue et tout disparaît.

Ces cas simples sont, heureusement les plus communs ; mais qmiud riiiflamniulion qui détermine l’abi s tient a une cause persistante, comme le plumbag»

- l’une dent ou la pose d’une dent artificielle à pivot, l abres, de circonscrit qu’il pouvait être à sou début , envahit quelquefois tout un côté de la bouche , occa- .,1,'nnc un gonflement de la face ei peut se faire jour au-dèhors. V arrive aussi assez souvent même, quand In abres sont peu volumineux, qu’au lieu de se férue r aussitôt le pus sorti , il s’établit par l’ouverture un point habituel de suppuration; c’est ce qu’on nommeune fistule dentaire. Quel que soit l'importance deabeès des gon r. es. conio.c ils -11 résolvent rarritn ut ,

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