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il est toujours prudent de favoriser la suppuration en appliquant sur lu partie malade des substances émoi— iientes, et donner le plus tôt possible issue au pus. Si l’accident est dû à la présence d’une dent cariée on d’un pivot de dent artificielle, l’arrachement de l’une et l’enlèvement de Vautre deviennent nécessaires si ot. ne veut pas s’exposer à voir l’abcès dégénérer en fistule , ou des adhérences se former entre les joues et les gencives.
Indépendamment des abcès , les gencives peuvent encore ctj-e le siège d’un autre genre de suppuration <|itj n’est pas précédé de signes inflammatoires apparents et qui consiste en un simple suintement purulent de leur tissu; c’est ce qu’on nomme communément suppuration des gencives. Cet état, infiniment plus commun chez les adultes que chqz les enfants et les vieillards est compatible avec une bonne santé, et se remarque le plus souvent sur les personnes pléthoriques, replètes et qui ont l’habitude de se gorger d’une grande quantité d’aliments, surtout de viandes. Il est difficile de lui reconnaître d'autre cause que l’oubli des soins journaliers qu'exige la l>ouehe , l'accumula- 'jon du tartre , l’habitation des lieux bas, humides, ruai éclairéj, la suppression trop brusaue d’une dartre, d’un vésicatoire.
Cet état des gencives ne s'établit que lentement ; borné d’abord an pourtour de quelques dents, ce n’est qu’après un temps assez long qu’il envahit successivement tout le reste, en commençant par le devant de l» bouche. Aucun signe particulier ne faisant pressentir la maladie, In personne qui en est affectée n'éprouve même pas de douleur; seulement en pressant la gencive \ers son bord libre, elle fait sortir entre elle et la dent une matière blanchâtre . légèremeut gluante qui donnait à l’haleine une odeur pénétrante. Les dents de-
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Tiennent alors douloureuses , l'nlvéoie qui ies loge s’use et elles finissent par tomber faute de soutien. Cette affection est en définitive plus facile à prévenir qu'à arrêter dans sa marche. [/énumération que nous avons laite des circonstances au milieu desquelles elle survient ordinairement . indique assez les moyens d'empêcher son développement.
Ulcérations des gencitvs ■ Les gencives peuvent ulcérer soin l'influence de trois causes principales : le scorbut , une affection vénérienne, l’usage du mercure. Aux mots scorbut et maladies vénériennes nous parlerons des ulcérations qui sont la conséquence do ces deux maladies et des moyens de les combattre, pour ne traiter ici que celles qui résultent de l’usage du niercuie. Les personnes qu> font un usage externe ou interne de cette sub- tance comme médicament, les ouvriers employés à l’exploitation des mines qui la fournissent, ou qui la manipulent ordinairement comme les étameurs de glaces, les doreurs sur métaux y sont tort exposés. Ces personnes commencent à éprouver une chaleur extraordinaire aux gencives qui ne tardent pas à s'engorger. Il survient ensuite de petits abcès qui , en s’ouvrant, donnent lieu à des ulcérations de forme et d’étendue variable, mais géuéralemem plus nombreux, plus souvent saignantes, mais toujouis moins taillées à pic que celles que produit le virus vénérien. Elles peuvent même gagner la langue , sont toujours accompagnées d’un crachement abondant , donnent à l'halejnc une odeur insupportable , et compromettent toujours la solidité des dents.
Les précautions que les médecins recommandent aujourd'hui pour l'emploi du mercure, rendent son usage moins dangereux qu'aulrrfois , et la substitution de la dorure nar le galvanisme à la dorure par le mercure, soustreira sans doute bientôt les ouvriers do-
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lie avec des liquides inucilagmeux , comme la décor- 0,1 de 8uimauve , de, lin, auxquels on ajouie Quel- 'lues gouttes de vin d’opium. Les frictions répétéeplusieurs fo,s par jour avec de la poudre de cldorur, de chaux sec et les gargarismes rendus astringents
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qu’à celle d mie noix, et qui sont moioi airondies el supportée» par un pédicule, tantôt bosselées et h Las» large, sont pins communes à la mâchoire du bas qu'à « elle du haut. Elles se développent ou directement sur les gencives , ou entre deux dents, mais elles naissent le plus souvent du fond d’un alvéole vide. Tant que «s excroissances sont d’un faible volume, elles sont en général supportables, mais, parvenues à un certain degré, elles gênent la mastication et apportent un obstacle non seulement à la netteté, mais à la possibilité de la prouonciatiou , elles ébranlent les dents qu'elles finissent par laire dévier.
Malgré tout, elles ne constituent pas en général des affections graves. Si elles ne disparaissent que rare ment d'elles-uiènies , elles peuvent, dans les cas ordiuaires, être enlevées sans danger et assez facilement. On se sert pour les enlever soit de la ligature, soit de l'instrument tranchant; le premier moyen convient pour celles qui sont pédiculées, l’autre pour celles à base large. Mais quel que-soit le moyen employé, ij faut savoir que, comme elles ont toujours nue grande facilité à se reproduire , il est toujours nécessaire de cautériser apres l’opération la surface à laquelle elles tenaient. Celte précaution a encore l’avantage d’arrêter l’hémorrhagie qui est assez habituelle en pareille circonstance. La cautérisation par le fer rouge est toujours préférable à celle exécutée par les caustiques.
GERÇURE {voyez Ciievassk^.
CLAIRES ( voyez Pituite,).
GLAÎiDE. — Les médecins appellent de ce uotn tous les organes dont la fonction est de secréter un lltiide quelconque: ainsi le foie, les reins, etc., sout des glandes qui fournissent le premier la bile, le Srcond l'urine ; mais, dans le langage ordinaire, on appelle glande toute tumeur qui survient dans le» lieui
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qui occupent en grand nombre les ganglions lymphatiques, comme le cou, l’aisselle, l’aine, et qui n’est antre chose que l’engorgement inflammatoire de ces ganglions. Cette inflammation est franche ou spécifique. Dans- je dernier cas, son traitement étant subordonné à celu; de la maladie de laquelle elle dépend, et qui est ot Jinairement, pour les glandes du cou , la scrofule, et . pour celle de l’aine, la syphilis, il en sera traité à l'occasion de ces maladies.
Quand au traitement des glandes de nature franche, il doit nécessairement varier suivant l’intensité de 1 inflammation ; ainsi quand la peau ne présente aucune rougeur, aucune chaleur, on peut tenter leur résolution avec des emplâtres fondants, des frictions mercurielles, même en les recouvrant d’un vésicatoire volant. Si, au contraire, il y a tension douloureuse, chaleur et rougeur marquées, lièvre générale, il faut, indépendamment de la dicte, appliquer des sangsues sur la tumeur, la couvrir de cataplasmes arrosés d’eau blanche et même, dans les cas extrêmes, faire une sai guéeau bras. Si la suppuration u’a pu être évitée, ce qu’on reconnaît au ramollissement de la tumeur et à la flucluatiun, à la cessation de la tension dont elle était le siège, il faut ouvrir l’abcès, mais toujours do préférence avec le bistouri, parce que les caustiques ne pénètrent jamais assez profondément et laissent toujours des cicatrisations irrégulières qu’il faut surtout Cvuer dans les régions apparentes. Quand l’abcès est ouvert, on le presse pour faciliter l’écoulement du pus, on introduit même un bourdonne! de charpie dans l’ouverture, afm qu’elle ne se ferme pas trop têt, et on tient les parties recouvertes d’un cataplasme pour obtenir leur entier dégorgement.
GOITRE, gros cou, grosse gorge, et eu langage médical, ihtjrocèle , bronchocèle . — Celte maladie, qui
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n'est dans la plupart des euh .qu'une difformité, et consiste tout simplement dans l'augmentation de volume d’un organe qui, sous le nom de glande thyroïde, occupe la partie antérieure et moyenne du cou, est endémique, c'est-à-dire très-commune, dans on grand nombre de pays, particulièrement dans les lieux bas, ombragés, humides, comme toutes ie<, £-.rgcs des grandes montagnes. Mais à quoi tient-elle? est-ce à In disposition des lieux, à la nourriture des habitants, a l'eau qu’ils boivent? c'est re qu’on ignore ausolument. Aussi de cette ignorance dans laquelle nous sommes sur scs causes véritables, il s’en suit que son traitement est plutôt empirique que rationnel. Toutefois, la personne affectée de goitre, aynut quitté les lieux où il est endémique, pourra faire usage de trois genres de' Moyens. I.es premiers, comme les amers, les Ioniques, les stimulants, poililout entraîner la disparition de la tumeur par la aonvetlo condition dans laquelle ils pla reront l’écouoinie ; les autres, dont l’iode et scs nombreuses préparation*, comme la poudre d'éponge calcinée , la poudre de sency, forment la base, agiront par leurs propriétés spéciales sur la nutrition et l’absorption : les troisièmes seront des topique-, comme K-s flirtions mercurielles, les liniments ammoniacaux camphrés, les emplâtres de ciguë, de savon , les sarhets indurés, ou des moyens chirurgicaux, tels que la compression qui a rarement réussi, le vésicatoire et le séton qui ne comptent guère plus de succès, la ligature en niasse de la tumeur, ou seulement celle de ses artères qui constituent des opérations trop dangereuses pour qu’on soit autorisé à y avoir recours dans les cas ordinaires. Aussi, quand les moyens spéciaux et les topiques ont échoué, et quand l’existence du goitre ne donne lieu à aucun accident, à aucune gène dans les fonctions des organes environnants, il vaut
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infiniment mieux le garder que de courir les chances d’une opération.
GOURME. On appelle gourme ou croûtes de lait une affection très commune chez les enfants, qui eon siste en une éruption de pustules superficielles d’où blanc jaunâtre , réunies , auxquelles succèdent des croules jaunes, verdâtres, tantôt lamelleuses et minces, tantôt épaisses et rugueuses.
Cette maladie très commune, disons-nous, surtou' chez les très jeunes enfants, comme l’indique le nom de croûte de lait sous lequel on la désigne souvent, peut se développer sur toutes les parties du corps, mais les endroits qui en sont plus particulièrement le siège sont le cuir chevelu et le derrière des oreilles; on la voit aussi assez souvent survenir au front, aux tempes, et même envahir toute la figure. Dans ce dernier cas , elle débute ordinairement sur le front et les joues par de petites pustules groupées sur une surface enflammée; de vives démangeaisons accompagnent leur apparition, elles s’ouvrent bientôt d’elles- mén-eou par l'action des ongles, et il s’en écoule un fluide visqueux, jaunâtre, qui en se desséchant forme le» croûtes. Quand celles-ci se détachent, elles laissent uns surface rouge très enflammée, sur laquelle il s’en forme de nouvelle*.
Lorsque cette affection dure depuis longtemps à la tète, que les croûtes abandonnées à elles- même sont restées des mois entiers sans qu’on ait cher ché à les détacher, les cheveux tombent quelque lois dans une étendue plus ou moins grande, niais d y a cela de différent avec la teigne, qu’ils repoussent, parce que leurs bulbes n’ont été qu’enflammés. Quand les croûtes sont enlevées avec soin au moyen de lotions émollientes, on trouve une surface peu enflammée offrant de légères écoreh tires 'd’où suinte, un fluide
visqueux il’uue odeur fade; on y rencontre même usm-z souvent de petits abcès qu’on est obligé d’ouvrir. La durée en est variable; elle est en général assez opiniâtre, car elle persiste toujours plusieurs mois, néanmoins elle est rarement grave et ne le devient qu'au tant qu’elle est accompagnée ou suivie de quelque maladie importante.
Les causes de la gourme sont, dans la plupart di s cas, très difficiles à apprécier, car si elle se développe sur des enfants mat nourris et tenus malproprement. elle survient souvent aussi sur des enfants élevés dansâtes conditions diamétralement opposées, en sorte qu'il est difficile de rien savoir de positif à cet égard. Lu Irai tentent consiste ordinairement n laver tout simplement les parties affectées avec de l’eau tiède, mais mieux de l'eau de guimauve ou (lu lait ; ce qui a le double avantage d’empécber les croûtes de s’amonceler et de calmer l’ardeur de l'mllainmatioii. filiez les enfants a la mamelle, le meilleur moyen consiste à faire jaillir sur les surfaces malades le lait du sein inémede la nouriice.
Si on suppose que le lait est trop fort comme nourri- , turc, on fait prendre plusieurs fois par jour à l'enfant ( de l’eau d'orge on de liait , ou liien on change la . uourrice. ' a
Quand la gourmeoccupe la tète, on a le soin découper 1rs cheveux très coin ts et de laire tomber lesrroûtcen même temps, de calmer l'iidlammalion par decataplasmes de mie de pain et de lait, ou de fende d< pom mes - de- 1 e rre et de guimauve, qu on renouvelle souvent. Si l’éruption est étendue et dure depui ^ longtemps, il devieut quelquefois nécessaire de modr , lier l’état de la peau en lavant les parties malades avet des eaux sulfiiro alcalines, comme on le ferait pou ,
de légères dartres [Vo'ict ce mol). De doux purgatif j
sop'. Sussi souvent utiles; pour les enfants très jeune
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le sirop composé de rhubarbe et chicorée, suffit; ma; ipiand ils sont déjà un peu grands, le mercure doux à la dose d'un quart de gramme, même d’un demigramme, ou cinq à six grammes de sel de Sedlitz dans une tasse de bouillon à l’oseille conviennent mieux. Enfin si l'éruption qui constitue la gourme s’était déclarée dans le cours, ou mieux encore dans la convalescence de quelque maladie grave, il faudrait s’en tenir à son égard aux seuls soins de propreté, et n’essayer de la faire disparaître que quand on n’aurait plus rien à craindre du côté de la maladie avec la cessation de laquelle son apparition aurait coïncidé. On est même souvent obligé d'entrenir la suppuration en couvrant les parties affectées de feuilles de poirée ou de compresses enduites de céral niélaugé à un peu de pommade au garou, etc., etc.
GOUTTE. — Partage le plus ordinaire des hommes vigoureux, intempérants et sédentaires, ou plutôt qui passent d’une vie active à une existence tranquille ; eette cruelle maladie est encore trop peu connue dans son essence pour pouvoir être le sujet d’une définition exacte. Tout ce que l'on peut faire, c’est de la définir par l’énoncé des deux caractères principaux , au moyen desquels elle se montre, et qui sont des douleurs spontanées et périodiques dans les articulations, particulièrement aux pieds et aux mains, avec production autour de ces parties, de matières Calcaires, analogues à la substance môme des os.
L’invasion de la goutte, annoncée souvent par des signes précurseurs qui sont ou un malaise général, des troubles variés dans la digestion, tels que rapports, vomissements selles bilieuses ou des douleurs.vagues, des engourdissements partiels, do la sécheresse et des crampe» dans la partie menacée, se fait très souvent aussi d’une manière brusaue et inattendue. Dans