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Partie usitée. — Le rhizome, improprement appelé racine

Culture. — On la trouve en assez grande quantité croissant spontanément, mais on la cultive aussi dans les jardins. Elle s'accommode de toutes les terres, pourvu qu'on ait soin de la placer à l'ombre; on la reproduit de graines ou d'éclats des pieds.

Récolte, dessiecatloa.

— On récolte la racine en décembre et on la fait sécher au jour après l'avoir lavée et débarrassée de son chevelu.

Composition chimique.

— Cette racine, d'une saveur acerbe styptique, contient : acides tannique, gai' lique, oxalique, fécule.

Formes pharmaceutiques, doses.— 1° Infusion, pp. 30 à 60 :1000. La macération est même préférable, car on ne dissout pas l'amidon, qui se sépare par le refroidissement si l'on a employé la chaleur. 2° Extrait, 1 à 5 gram. 3° Poudre, 4 à 12 gram. 4° Suc pur ou mêlé à du vin blanc. Elle entre dans les espèces astringentes du Codex et le diascordium. La décoction de bistorte est très rouge; elle précipite les sels de fer et la gélatine.

Usages. — C'est un de nos meilleurs astringents indigènes pouvant remplacer le ratanhia dans la plupart de ses applications ; aussi utilise-t-on ses propriétés : sous forme de gargarismes dans le scorbut, les aphthes, les maux de gorge, la stomatite; pour tonifier les gencives et la muqueuse buccale ; en injections dans la leucor-

Fig. 224, — Polygone bistorte.

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rhée; en lavements dans les fissures à l'anus, en lavements ou en poudre dans la diarrhée, la dysenterie ; en lotions et sous forme de poudre pour favoriser la cicatrisation des plaies. Gullen s'en servait comme fébrifuge en l'unissant à la gentiane. On peut extraire l'amidon de sa racine et s'en servir comme aliment.

POLTPODE COMMUN. Polypodium vulgare L. Polypore du chêne. Filicacées. j

Description. — Rhizome horizontal, un peu moins gros que le petit doigt, charnu, blanchâtre à l'intérieur, couvert d'écaillés nombreuses, roussâtres et membraneuses, muni inférieurement de fibres noirâtres. Feuilles (frondes) de 2-5 décimètres, ovales, lancéolées, longuement pétiolées, pennatipartites, à segments alternes, un peu confluents à la base, entiers, lancéolés-obtus, quelquefois aigus, dentés et crénelés particulièrement vers le sommet, décroissant du bas vers le haut de la fronde. Les nervures secondaires des segments sont bi-trifurquées, à ramifications épaissies et transparentes au sommet, n'atteignant pas le bout de la fronde. Sores assez arrondis, sans indusie, disposés à la face inférieure des frondes sur deux rangs parallèles à la nervure moyenne «des segments, naissant à l'extrémité de la ramification la plus courte des nervures latérales et formés par un grand nombre de sporanges pédicellés. ^.

Habitat. — Croît sur les vieux murs, dans les fossés, au pied des arbres et sur les toits.

Culture. — On le multiplie par les éclats de rhizome. Il demande un sol léger, sablonneux, une exposition à l'ombre.

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