‹ Nouveau dictionnaire des plantes médicinalesChapitre 205 sur 226 · SUREAU COMMUN · texte numérisé non relu

SUREAU COMMUN

jusqu'à 28 algues différentes agglomérées. La mousse de Corse forme ordinairement le tiers du mélange. Avant de la livrer au commerce, on la monde des substances terreuses dont elle est mélangée.

Cfpwhi<m chimique. — Elle contient -.matière cellulosique gélatiniforme, sulfate de chaux, sel marin, carbonates de chaux, de fer, de magnésie, phosphate de chaux, iode. La matière gélatinoïde est mal définie; on ne connaît point le 'principe actif; il est néanmoins soluble dans l'eau, car la décoction participe des propriétés médicales de la substance qui Ta fournie.

Formes pharmaceutiques, doses. — 1° Poudre, 1 à 2 gram. 2° Infusion, 30 : 1000. 3° Sirop, 20 à 60 gram. -4° Gelée, 20 à 60 gram. On l'associe, dans la poudre vermifuge composée, au semencontra et à la rhubarbe.

Usages. — La mousse de Corse est surtout usitée comme anthelminthique , elle est très efficace contre l'ascaride lombricoïde. Elle convient surtout chez les enfants, par suite de son peu d'amer- ,tume et de son innocuité sur les organes digestifs. On lui attribue également des propriétés diurétiques et diaphorétiques ; l'iode qu'elle contient permet de lui supposer une certaine efficacité comme fondant dans les engorgements glanduleux.

SQUIHiïE..Voy. Smilace squine.

STAPHYSAIGRE. Voy. Dauphinelle staphysaigre.

STRAMOINE. Voy. Datura stramoine.

STYRAX. Voy. Liquidambar d'Orient.

SUREAU COMMUN . Sambucus nigra L. Sureau noir, Haut-bois, Sulîon, Suin. Caprifomacées.

Description. — - Arbre de moyenne grandeur. Tige pouvant atteindre 3-4 mètres de hauteur sur 20-25 centimètres de diamètre ; écorce grise, fendillée, verruqueuse; bois blanc à moelle blanche très développée surtout dans les jeunes branches; rameaux opposés. Feuilles opposées, pétiolées, impari pennées, à 5-7 folioles opposées, presque sessiles, ovales, acuminées, inégalement dentées en scie, d'un vert foncé et répandant une odeur désagréable quand on les froisse. Fleurs (flg. 261) (juin) d'un blanc jaunâtre, très odorantes, disposées en cyme très touffue, d'abord dressée, puis penchée, plane, pédonculée. Calice petit, glabre, â 5 dents étalées; limbe turbiné adhérent avec l'ovaire infère. Corolle gamopétale, régulière rotacée, étalée, à 5 lobes profonds, ovales, arrondis. Êtamines 5, insérées à la base de la corolle et alternes avec ses divisions; filets courts ; anthères cordiformes. Ovaire ovoïde, adhérent avec le calice, à 3 loges monospermes; style nul; stigmates 3, sessiles. Fruit (septembre) consistant en une baie globuleuse, luisante,

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