SUREAU COMMUN
noire, rarement verte on blanche, couronnée par les dents du calice et contenant trois petits noyaux. 5*
Habitai. — Il est commun en Europe et croît dans les haies, les bois.
Cataire. — Tous les terrains et toutes les expositions lui con-
Fig. 261. — Surea».
viennent; il préfère pourtant les sols frais, doux, et un demi-ombrage. On le multiplie le plus ordinairement à l'aide de boutures que Ton fait à l'automne et que l'on place à l'ombre.
Parties usitées. — Les fleurs, les baies, l'écorce de la tige et celle de la racine.
Récolte, dessiccation, conservation. — Les fleurs sont recueillies vers la fin de juin quand elles sont entièrement développées. On doit les dessécher très rapidement, elles sont alors d'un gris jaunâtre; il faut s'abstenir de soumettre à la dessiccation celles qui sont mouillées par la pluie ou la rosée, car alors elles noircissent et perdent leur odeur agréable. On doit les. conserver dans un lieu très sec. Dans le commerce, on les rencontre soit isolées, soit portées par leur pédoncule. L'écorce des jeunes branches se récolte à l'automne, après la chute des feuilles, quand Pépiderme, qui est d'abord vert, est devenu grisâtre et tuberculeux ; on racle cet épiderme avec un instrument tranchant; on enlève par lambeaux l'écorce qui est placée au-dessous, et on la fait sécher. Elle est alors sous la forme de lanières étroites, d'un blanc verdâtre; son odeur est faible, sa saveur douceâtre et astringente.
Composition cmmiqne. — Les fleurs contiennent une huile volatile solide. Les baies renferment : acides malique, citrique, sucre.
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gomme, matière colorante rouge. Cette matière colorante bleuit par les alcalis, et la teinte passe au vert si la proportion d'alcali est trop forte. On ne connaît point la nature du principe purgatif qu'elles contiennent. Leur suc devient violet par l'action des acides et rouge vif sous l'influence des alcalis. L'écorce contient des acides valérianique et tannique, du sucre, de la gomme, une matière extractive, de la pectine, des sels.
Formes pharmaceutiques. — Fleurs : 1° Infusion, pp. 4: 1000. 2° Infusion pour l'usage externe, pp. 10 à 15 : 1000. 3° Hydrolat en collyres. 4° Suc de l'écorce, 15 à 60 gram. 5° Décoction de l'écorce, pp. 20 à 30 : 500.
Usages. —Les fleurs fraîches sont légèrement éméto-cathartiques, mais en séchant elles perdent leurs propriétés laxatives. C'est après les avoir desséchées qu'on les emploie en infusion, comme diaphoniques, au début des rhumes, des angines ; pour rappeler la transpiration cutanée, une éruption brusquement disparue, telle que celle de la rougeole, de la scarlatine ; pour combattre les premiers frissons d'un accès fébrile. On prescrit également l'infusion en fomentations résolutives contre les inflammations superficielles de la peau, les furoncles, l'érysipèle. Les baies sous forme de rob sont administrées comme purgatif et sudorifique. La décoction ou le suc frais de la seconde enveloppe ont été recommandés dans les hydropisies, les accumulations séreuses. Il se manifeste parfois sous leur influence des purgations violentes et des vomissements qui ne sont pas une indication pour cesser leur usage. La racine a été également indiquée comme hydragogue. Les. feuilles sont très usitées dans la campagne comme purgatif, et leur usage externe paraît avantageux dans les hémorrhoïdes et les brûlures. La moelle de sureau imprégnée de nitrate de potasse sert à confectionner des moxas. Le bois de la racine sert à faire des stéthoscopes, des piessimètres.
TABAC. Voy. Nicotiane tabac.
TAMARINIER DE L'EIDE. Tamarindusindica, L. Légumineuses- Gesàlpiniées.
Description (flg. 262). — Arbre très élevé. Ecorce épaisse, brune, gercée; rameaux très étendus. Feuilles alternes, pétiolées, accompagnées de 2 stipules latérales, caduques, paripinnées avec impaire, composées de 10-15 paires de folioles opposées, presque sessfles, petites, elliptiques, obtuses, très entières, glabres, inéqui-
TAMARINIER DE L'iNDE
latérales à la base. Fleurs assez grandes, d'un jaune verdâtre, irrégrulières, disposées au nombre de 6-8 en grappes, situées au som-
Fig. 262. — Tamarinier de l'Inde.
met des rameaux; chacune de ces fleurs naît à l'aisselle d'une bractée caduque et est accompagnée de deux grandes bractéoles latérales lancéolées. Réceptacle creusé d'une longue cavité tubuleuse. Galice turbiné à sa base, divisé supérieurement en A lobes un peu inégaux, caducs ; corolle à 3 pétales (le postérieur et deux
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latéraux) redressés, ondulés sur les bords, un peu plus longs que le calice. Étamines 9, parmi lesquelles il n'y a de fertiles que les trois qui sont opposées aux sépales antérieurs; filet libre, subulé; anthère biloculaire, introrse, déhiscente lôngitudinalement. Les 6 étamines stériles s'unissent aux étamines fertiles, par la partie inférieure du filet, en un long tube arqué. Ovaire stipité allongé, étroit, falci forme, un peu velu, multiovulé; style arqué; stigmate légèrement renflé. Fruit (gousse) épais, long de 10-42 centimètres, un peu recourbé, d'une couleur brune rougeâtre, présentant des étranglements de distance en distance. Epicarpe épais, crustacé, fragile. Mésocarpe épais, pulpeux, rougeâtre, gorgé d'un suc acide, parcouru par trois filaments ligneux, ramifiés. Endocarpe parcheminé, coriace, et divisé en plusieurs logettes dans chacune desquelles est placée une graine rousse, luisante, irrégulièrement cuboïde.
Habitat. — Il est originaire de l'Afrique ou de l'Asie tropicale, d'où il s'est répandu dans toutes les régions chaudes du globe. On ne le cultive, en Europe, que dans les jardins botaniques, en serre chaude.
Partie usitée. — La pulpe des fruits. Pour l'obtenir, on ouvre les fruits, on en tire la pulpe que l'on place dans des barils et l'on verse dessus un sirop bouillant qui pénètre jusqu'au fond. On la trouve dans le commerce sous la forme d'une pâte noirâtre, consistante, brune ou rouge, d'odeur vineuse, de saveur acide et sucrée, que Ton connaît sous le nom de tamarin. Cette pulpe contient quelquefois du cuivre qui provient des bassines où on l'a concentrée pour mieux assurer sa conservation. On doit rejeter le tamarin dans ce cas, et il est facile de se convaincre de la présence du cuivre en plongeant dans la masse une lame de fer décapée qui se recouvre alors au bout d'un certain temps d'un enduit rouge de cuivre. Le tamarin nous vient d'Asie, d'Afrique et d'Amérique; ce dernier est préféré; celui du Brésil est rougeâtre, sucré et agréable au goût.
Composition chlarisiie. — La pulpe de tamarin renferme : acides citrique, malique, tartrique, tartrate acide de potasse, glycose, pectine, lévulose, matières féculentes. Le tartrate acide de potasse et les acides lui donnent probablement l'action laxative qu'on lui connaît; mais il paraîtrait contenir en plus un principe purgatif particulier.
Fi —es ah ■■macewtJa.nes, doses. — 1° La pulpe, qui n'est autre chose que le tamarin du commerce dont on a séparé les graines et les fibres ligneuses , dose 5 à 80 gram. 2° La conserve, 15 à 60 gr. 3° Tisane obtenue par l'infusion de la pulpe brute,
TANA1SIE VULGAI1E
pp. 30 : 1000. Cette pulpe entre dans la préparation de quelques médicaments à peu près oubliés , tels que le catholicon, le lénitif. Il faut éviter de l'associer aux sels de potasse.
Action pkysioleglqve. — Le tamarin contient deux ordres de principes bien distincts; les uns, tels que la gomme, le sucre, la pectine, sont des aliments respiratoires; les autres, tels que le bitartrate de potasse, les acides libres, sont des agents purgatifs.
Usage». — Il sont alimentaires et médicaux. Les propriétés alimentaires sont utilisées, dans les voyages au milieu du désert, pour combattre la soif; les nègres en mêlent la pulpe au riz; dans l'Inde, on en fabrique une sorte de bière. La tisane de tamarin froide est une boisson fraîche, agréable, qui est employée comme tempérante dans les maladies inflammatoires et fébriles, telles que les fièvres putrides, bilieuses, dans rembarras gastrique, la dysenterie. On l'associe souvent aux autres purgatifs. Le sérum tamariné n'est autre cbose que du petit-lait additionné de tamarin.
TANAISIE VULGAIRE. Tanacetum vulgare, L. Barbotine, Herbe aux vers. Synanthérbes-Sénécionidécs.
Deaeiipllm (flfe. 263). — Plante de 8-42 décimètres, presque glabre, très odorante, de saveur amère, aromatique, nauséeuse.
Racine courte, oblique, rameuse.
Tiges nombreuses, ramassées en touffe, dressées, fermes, cylindriques, striées, rameuses. Feuilles alternes, les inférieures pétiolées, les moyennes et tes supérieures sessiles, demi embrassantes et auriculées, ovales-oblongues dans leur pourtour, à racbis denté, pennatiséquées, les segments obtongs, allongés, pinnati partîtes ; ponctuées, vertes. Fleurs (juin-août) jaunes, en capitules nombreux, assez longuement pédoncules et disposés en corymbe composé, dressé et terminal. Réceptacle convexe et
nu, glabre. Involucre hémisphéri- ^ ^ Tanaisie vulgaire. . que, presque plane, à folioles imbriquées, inégales, obtuses, scarieuses et lacérées au sommet Toutes les fleurs sont fioseuleuses, le calice est membraneux, denté, tes fleurons du disque hermaphrodites et à 5 lobes, ceux de la circonférence femelles et à 3 lobes. Ëtamines 5, syngénèses. Ovaire 4,