‹ Nouveau dictionnaire des plantes médicinalesChapitre 30 sur 226 · ANÉMONE PULSAT1LLE · texte numérisé non relu

ANÉMONE PULSAT1LLE

Hampe de 2-4 décimètres, cylindrique, velue, se terminant par une fleur (mars-avril) dressée, puis penchée, d'une belle couleur violette et sortant du centre d'un involucre formé par une seule feuille sessiJe, en entonnoir, découpée en lanières étroites, linéaires, aiguës, soyeuses. Calice corol- Ji/orme, campaniforme, formé de 6 folioles elliptiques un peu aiguës, recourbées en dehors au , sommet, plus long que les étamines. Ces dernières en nombre indéfini, hypogynes , portées, ainsi que les pistils, sur un réceptacle globuleux; anthères bi lobées , les extérieures sessiles.

Pistil formé de nombreux carpelles uniovulés ; style simple ; stigmate entier. Fruits (achaines) réunis en tête, oblongs, surmontés d'une longue aigrette provenant des styles qui se sont allongés. 2£.

Habitat. — Commune dans les bois sablonneux, les lieux arides, les prés secs de presque toute la France.

Culture. — Elle vient dans tous les terrains, pourvu qu'ils ne soient pas trop frais. On la multiplie soit de graines, soit d'éclats des racines.

Parties usitées. — Toute la plante.

Récolte. — La pulsatille perdant la plus grande partie de ses propriétés par la dessiccation, on doit surtout l'employer fraîche. Le moment le plus favorable pour la récolte est celui qui précède un peu la floraison.

Composition chimique. — Elle doit son action à un principe cristallisable et neutre, Yanémonine, C30H18O18, qui se dépose dans l'eau distillée de cette plante. L'anémonine est un corps assez mal

Fig. 16. — Anémone pulsatille.

connu ; elle n'a ni saveur ni odeur ; mais, quand elle est fondue, elle acquiert une odeur forte et produit sur la langue une sensation de piqûre et d'élancement. Elle est soluble dans l'eau chaude et l'alcool.

Formes pharmaceutiques, doses. — 1° Extrait aqueux avec le suc dépuré, 1 à 3 décigrammes par jour et en plusieurs prises; on ne doit l'employer qu'avec une extrême prudence, et commencer par des doses faibles qu'on augmente graduellement. 2° Eau distillée, 4 à 30 gr. 3° Infusion, 4 à 15 gr. pour eau Q. S. pour obtenir 360 gr.; dose, 90 à 120 gr. par fractions, dans les 24 heures. 4° Alcoolature, 2 à 20 gouttes. 5° Poudre, 2 à 4 décigr.

Action physiologique. — La plante fraîche est irritante, vésicante et même caustique; mais elle devient inerte par la dessiccation, car son principe actif est volatil. Ingérée, elle produit les effets des substances acres et corrosives, ainsi qu'une action stupéfiante sur le système nerveux. Les bestiaux pourtant la mangent sans danger. L'anémone des bois ou sylvie (Anémone nemorosa L.) et l'anémone des prés (Anémone pratensis L.) présentent les mêmes propriétés.

Usages. — On l'a employée contre les maladies vénériennes (exostoses, douleurs ostéocopes) et les paralysies (Storck); les dartres rebelles (Bonnel), la coqueluche (Ramon), l'amaurose (Rust). L'eau distillée irritant légèrement la peau, on l'a conseillée pour faire disparaître les taches de rousseur. On pourrait mettre à contribution ses propriétés rubéfiantes et vésicantes, si, comme la chose arrive quelquefois dans les campagnes, on était privé de sinapismes ou de vésicatoires. Sa poudre est un bon sternutatoire.

ANETH ODORANT. Anethum graveolens L., Pastinaca anethum R. et Sch. Fenouil puant ou bâtard. De "AvyjBov, nom grec du fenouil. Ombellifères-Peucédanées.

Description (flg. 17). — Plante de 3 décim. à 1 mètre, très odorante. Racine pivotante, conique, fusiforme, blanchâtre, plus ou moins ramifiée. Tige cylindrique peu rameuse, glabre, striée, glauque, creuse dans l'intervalle des nœuds. Feuilles alternes, dilatées à la base, embrassantes, découpées en nombreux segments linéaires, subulés, glabres. Fleurs (juin-juillet) jaunes et petites, disposées en ombelles terminales, très amples, à 30 ou 40 rayons, sans involucres ni involucelles. Galice à limbe oblitéré. Corolle à 5 pétales arrondis terminés par une languette fléchie en dedans. Étamines 5, alternes, jaunes. Ovaire infère chargé d'un style à deux branches peu visibles. Fruit (diaehaine) formé par deux méricarpes aplatis, un peu convexes en dehors, présentant chacun 5 côtes et se séparant à la maturité. ©.

Habitat. — Originaire de l'Orient, l'aneth eroît dans toute la

ANGÉLIQUE OFFICINALE

région méditerranéenne, dans les moissons, au voisinage des maisons et des vergers.

Culture. — On le reproduit de graines que Ton sème dès leur maturité ou au printemps dans une terre chaude et légère.

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