‹ Nouveau dictionnaire des plantes médicinalesChapitre 93 sur 226 · Partie usitée. — La feuille · texte numérisé non relu

Partie usitée. — La feuille

Composition chimique. — Les feuilles de duboisie contiennent

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un alcaloïde qui, à l'état de pureté (Duquesnel),est cristallisé et qui, impur, affecte la forme d'une matière visqueuse jaune (Petit), à réaction alcaline, soluble dans l'eau, l'alcool, l'éther, le chloroforme et susceptible de se volatiliser par l'action de la chaleur. La duboisine est peut-être identique à l'hyoscyamine.

Forme pharmaceutique* — L'extrait.

Action physiologique. — L'extrait de duboisie possède les mêmes propriétés que l'atropine, mais c'est surtout la duboisine qui a été expérimentée. En injection hypodermique, à la dose de 1/2 milligramme, cet alcaloïde produit de la sécheresse dans la gorge et un léger trouble dans la vision. A la dose d'un milligramme, l'action précédente se prononce davantage ; en même temps, le pouls s'accélère, la peau se sèche et devient le siège d'une éruption scarlatiniforme, la pupille se dilate considérablement, et il se manifeste une légère paralysie des membres et surtout des membres inférieurs. La duboisine est un antagoniste de la muscarine.

Usages. — La duboisine est un mydriatique encore plus énergique que l'atropine. Les conditions d'emploi de la plante et de son alcaloïde sont les 'mêmes que celles de la belladone et de l'atropine. On les a proposés en outre pour maîtriser les phénomènes de délire alcoolique et pour combattre les sueurs des phthisiques.

ÉLÉMI DU BRÉSIL. — Voy. Iciquier icicariba.

ELLÉBORE BLANC. Veratrum album L. Ellébore vératre, Vératre blanc, Varaire. Colchicacées (Mélanthacées). (EXeïv, faire périr; popà, nourriture; nourriture mortelle.)

Description (flg. 113). — Racine pivotante, tuberculeuse, char nue, allongée, de la grosseur du pouce, présentant un grand nombre de fibrilles grisâtres, réunies en touffe. Tige de 1 mètre, droite, striée, pubescente surtout vers le haut, très feuillue. Feuilles alternes, fort grandes, pubescentes en dessous, molles, fortement nervées et plissées ; les inférieures elliptiques, obtuses , engainantes à la base, les supérieures lancéolées , acuminées. Fleurs (juillet-août) hermaphrodites, blanchâtres ou verdâtres, courtement pédicellées, formant, au sommet de la tige et sur les rameaux, des grappes spiciformes étalées, dressées; la terminale est bien plus longue que les autres, et l'ensemble constitue une ample panicule de 4-6 décimètres. Bractées ovales, lancéolées, égalant ou dépassant les pédicelles. Périgone à 6 divisions pubescentes, très profondes, lancéo-

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