VANTER
dinaîre, du latin vaietudo, santé et maladie» bonne ou mauvaise santé. Le valétudinaire flotte, en quelque sorte, entre la bonne et la mauvaise santé, de Tune à Tautre. — Maladifs qui a un principe particulier et actif de maladie, et qui en éprouve souvent les effets. V. Malade, — Infirme^ non ferme, faible, qui ne se porte pas d'une manière assurée, qui se soutient mal. Infirme ne s'applique proprement qu'aux corps qui sont mal constitués, qui n'ont pas la vigueur convenable, et particulièrement la jouissance ou la liberté de quelque fonction. — Coco-chyme^ mot grec formé de cacos, mauvais, et de chymos^ suc, humeur. La Téplétion et la dépravation des humeurs font le cacochyme, — Ainsi, le valétudinaire est d'une santé chancelante; le maladif est sujet à être malade : l'infirme est affligé de quelque dérangement d'organes : le cacochyme est plein de mauvaises humeurs. (R.)
VALEUR, COURAGE. V. Cceur.
VALEUR , PRIX. Le mérite des cboses en elles-mêmes en fait la valeur; et l'estimation en fait le prix, — La valeur est la règle du prix; mais une règle assez incertaine, et qu'on ne suit pas toujours. — De deux choses, celle qui est d'une plus grande valeur vaut mieux; et celle qui est d'un plus grand prix vaut plus. — Il semble que le mot de prix suppose quelque rapport à l'achat otr à la veute; ce qui ne se trouve pas dans le mot de valeur. Ainsi l'on dit que ce n'est pas être connaisseur, que de ne juger de la valeur des choses que par le prix qu'elles coûtent. (G.)
VALEUR, VAILLANCE. V. Vaillance.
VALEUREUX. V. Vaillance.
VALIDE, VALABLE. Qui a une valeur légale. — Valide signifie qui a bien la valeur qu'il doit avoir d'après les prescriptions de la loi (58, ]>age 18). Valable signifie qui doit être reçu en justice en cas de contestation. Un acte valable est réputé tel, et devra être admis comme ayant cette qualité; c'est une question de fait à faire admettre : un acte valide a une valeur de droit, parce qu'il réunit toutes les conditions exigées par la loi; il a dès i présent une valeur qui ne peut être mise en doute.
Valable signifie aussi, par extension, qui est recevable : «Excuse valable ». (Acad.)
VALLON, VALLÉE. Espace plus ou moins grand de terre entre des hauteurs. — - Le vallon , dit l'Académie, est une petite vallée, un espace de terre entre deux coteaux : en effet la terminaison on indique un diminutif (84, S*», page 10).
« On dit, la vallée de Josaphat, où le vulgaire pense que doit se faire le jugement universel; et l'on dit, le sacié vallon^ où la Fable établit une demeure des Muses, b (G.)
VANITÉ. V. Orgueil.
VANITEUX. V. Vain.
VANTER, LOUER . On mnti une personne pour lui procurer l'estime
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des autres on pour lui donner de la répatation. On la loue pour témoi* gner Testime qu*on fait d'elle ou pour lui applaudir. — Vanter, c'est dire beaucoup de bien des gens et leur attribuer de grandes qualités,
: soH qa*ils les aient ou qu'ils ne les aient pas. Louer, c'est approurer arec une sorte d'admiration ce qu'ils ont dit ou ce qu'ils ont fait, soit
'■ que cela le mérite ou ne le mérite point. — On vante les forces d'an
! bomnie : on loue sa conduite. — Le mot de vanter suppose que la personne dont on parle est différente de celle à qni la parole s'adresse; ce
! que le mot de louer ne suppose point. — Les charlatans ne manquent jamais de se vanter; ils promettent toujours plus qu'ils ne peuvent tenir, ou se font honneur d'une estime qui ne leur a pas été accordée. Les personnes pleine-s d'amour-propre se donnent souvent des louanges; elles sont ordinairement très-contentes d*elles- mêmes. — Il est plus ridicule de se louer soi-même que de se vanter : car on se vante pai im grand désir d'être estimé, c*est une vanité qu*on pardonne; mais on se loue par une grande estime qu^on a de soi , c'est un orgueil dont on se moque. (6.)
VARIATION, CHANGEMENT. L'altération de l'identité d'état est ridée commune de ces deux mots. (B.)
La variation consiste à être tantôt d'une façon et tantôt d'une autre. Le changement consiste seulement à cesser d'être le même. — Cest varier dans ses sentiments que de les abandonner et les reprendre successivement. C'est changer d'opinion que de rejeter celle qu'on avait embrassée pour en suivre une nouvelle. — Les variations sont ordinaires aux personnes qui n'ont point de volonté déterminée. Le change' ment est le propre des inconstants. — Qui n'a point de principes cerlaias est sujet à varier. Qui est plus attaché à la fortune qu'à la vérité n*a pas de peine à changer de doctrine. (6.)
VARIATION, VARIÉTÉ. Diversité d'être ou de manière d'être.— Variété, état, qualité de ce qai est divers (29, page 9) : variation, action de varier (20, page 7). Variation marque le pas-age par plusieurs états successifs; variété mnrqne l'existence de plusieurs objets on individus d'uue même espèce sous des états en partie semblables, en partie différents. « Les changements successifs dans le même sujet, dit l'abbé Girard, font la variation, La multitude des différents objets fait la variété. Ainsi l'on dit la variation du temps , la variété des couleurs. »
« Il n'y a point de gouvernement qui n'ait eu ses variations; il n'y a point d'espèce qui n'ait une infinité de variétés. (d'Alembert.) Si Ton considère les animaux , on y remarquera une variété prodigieuse dans leurs parties, leurs fonctions, leur organisation, etc. » (Id.)
VARIÉTÉ, DIVERSITÉ , DIFFÉRENCE. La wariV^^ consiste dans un assortiment de plusieurs choses différentes, quant à l'apparence ou aux formes, de manière qu'il en résulte un ensemble, un tableau agréable par leuts différences mêmes. La diversité consiste dans des différences