‹ Nouveau dictionnaire des synonymes françaisChapitre 26 sur 163 · APPÉTIT · texte numérisé non relu

APPÉTIT

servir à Texécation du projet. L'appareil est rensemble des appréu, h disposition des choses prêtes , ou bien Tordre dans lequel elles doivent être employées, o On commence des préparatifs, dit M. Guizot, on fait des apprêts; on dresse un appareil : un cuisinier commence dès la yeille les préparatifs d'un grand dîner; il passe la matinée à en faire les apprêts; il n'en dresse Vappareil qu'au moment du service ».

APPARENCE. V. Extérieur,

APPARITION. V. Vision.

APPAS. V. Attraits.

APPAT^ LEURRE, P1É6E, EMBUCHE^ EMBUSCADE. Vappdt et le leurre sont apparents , on les montre : le piège, Vembûche et l'embuscade sont secrets ou cachés.

Appât au propre signiûe pâture, maugeaille que Ton met à des pièges pour attirer des animaux ou à des hameçons pour pécher. Uurre au propre est un terme de fauconnerie : c'est un morceau de cuir qui a l'apparence d'un oiseau, et qui par sa forme trompe les oiseaux de faaconnerie. Au figuré^ appât se dit de tout ce qui nous attire, nous allèche, nous engage à faire quelque chose : L'appât du gain, ( Acad. ) Leurre se dit de toute chose dont on se sert artificieusemeot pour nous tromper: On vous promet cet emploi, mais c'est un leurre. (Id )

Vappdt et le leutre agissent sur nous. « Le piège et Vembûche, dit Tabbé Girard , sans agir sur nous , attendent que nous y donnions. On est pris dans le premier, on est surpris par l'autre; et ils ne supposent do notre part ni un mouvement de cœur, ni erreur de jugement, mais seulement de l'ignorance ou de l'inattention». L'un et l'antre se disent au figuré : embuscade ne se dit qu'au propre; c'est vn te\me de guerre ainsi défini par l'Académie : « Troupe de gens ^unnés cachés dans un bois, dans un ravin , ou dans quelque autre lieu couvert, pour surprendre les ennemis ». Il se dit aussi en parlant de toute personne qui se cache de manière à pouvoir surprendre quelqu'un au passage.

APPELER, EVOQUER, INVOQUER. Nous appelons les hommes €^ les animaux qui vivent avec nous et autour de nous sur la terre. Noos évoquons les mânes des morts et les esprits infernaux, dont le ^jour est censé être dans le sein de la terre. Nous invoquons la divinité, les saints, les puissances célestes et tout ce que nous regardions comme au-dessus de nous , soit par l'habitation dans les cieuz soit par la dignité et le pouvoir sur la terro. — On appelle simplement par le nom , ou en faisant signe de venir. On évoque par des prestiges, toi; paroles soit actions mystérieuses. On inuo^iue par des vœux et par *a prière. (G.)

APPELE», 50MMER. V. Nommer.

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