I. Letti'ei histoi-iquet et édifiantes , xvi
AYBRTISSflMENT. VU
semble que pour nous^ Français, ce mot n*est rien autre que l'adjectif pré/ixe pris substantivement; or, dans notre langue un adjectif ne peut être pris ainsi que par suite de i'cIJipse d'un substantif, et ici le substantif sous-entendu est la particule : au lieu de dire, par exemple, que reposer est formé du radical poser et de la partieule^pvéûie re, nous disons plus simplement de la préfixe re, » — Or la question a été tranchée depuis par l'Académie française, qui, dans l'édition de son Dictionnaire parue en 1877, a admis le substantif préfixe et lui a donné le genre masculin : je ne pouvais mieux faire que de me conformer à cette décision, et c'est ce que j'ai fait dans le présent volume. — Un mot encore pour finir:
Plusieurs grammairiens ont établi une distinction entre leâ mots désinence et terminaison : en général ils réservent le mot terminaison pour désigner la partie variable qui termine les verbes ou bien les noms, les adjectifs et les pronoms dans les langues qui ont des déclinaisons, comme le latin et le grec. J'accepte volontiers cette distinction, sans renoncer cependant au droit d*empIoyer, comme le font l'Académie et de bons écrivains, le mot terminaison au lieu du mol désinence.
ABREVIATIONS